jeudi 11 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2300230 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | YANG-TING HO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 avril 2023 et le 20 octobre 2023, la SARL Nouvelle société marina port Cohé, Mme C K I, Mme H J née K I, M. D K I, et M. F K I, représentés par Me Labejof-Lordinot, demandent au tribunal :
1°) de condamner solidairement l'Etat, la commune du Lamentin et la communauté d'agglomération du centre de la Martinique (CACEM) à leur verser la somme de 96 815 130 euros, assortie des intérêts de retard et de la capitalisation des intérêts, en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis ;
2°) d'ordonner la cessation de l'emprise irrégulière sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Martinique de leur délivrer une autorisation d'occupation temporaire du domaine public sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
4°) de relever M. D K I et Mme H J des conséquences de l'arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France à hauteur de 688 000 euros ;
5°) de mettre solidairement à la charge de la commune du Lamentin, de la CACEM et de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- un acte notarié de 1971 atteste de leur qualité de propriétaire d'installations portuaires implantées sur le site de la marina ;
- ces installations sont préexistantes à l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public délivrée en 1971 à feu M. D K I, l'Etat ayant alors conditionné la délivrance de l'autorisation à l'acquisition de ces installations, acquisition actée par l'acte notarié du 10 juin 1971 ; l'Etat n'est donc pas devenu propriétaire de ces installations au terme de l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ;
- aucune nouvelle construction sur le site n'a été édifiée entre 1971 et 1993 par les bénéficiaires de l'autorisation d'occupation du domaine ;
- les requérants peuvent se prévaloir d'un " droit de superficie " en application des dispositions du code civil ;
- l'installation depuis 2017 d'une barrière et d'un gardien à l'entrée du site constitue une emprise irrégulière, grave atteinte à leur propriété privée, restreignant le droit d'accès à des maisons d'habitation se trouvant dans le périmètre de la marina ; cette barrière est placée sur un chemin d'accès qui est la propriété des requérants, faisant partie des aménagements et installations de l'embarcadère ;
- les trois personnes publiques défenderesses sont responsables de plusieurs autres fautes commises à leur égard : les avoir obligés à acquérir des installations et ne pas renouveler leur autorisation d'occupation du domaine public, les priver ainsi de loyers, les considérer comme des occupants sans titre, menacer leur domicile et tenter de les expulser, décider de la démolition de leurs installations, les priver d'une chance de développer leur activité commerciale ;
- la société requérante, dont l'activité a ainsi été entravée pendant plus de trente ans, a subi un préjudice d'exploitation s'élevant à la somme de 38 915 130 euros ;
- une somme de 1 500 000 euros doit en outre être allouée à la société requérante au titre des futurs litiges qui ne manqueront pas de survenir avec les occupants de la marina ;
- depuis trente ans, ils ont fait l'objet de propos mensongers tenus publiquement en vue de les discréditer auprès des plaisanciers, générant un préjudice moral qu'il convient d'indemniser à hauteur de 3 millions d'euros ;
- le jugement d'expulsion et l'astreinte liquidée à l'encontre de M. D K I fils et Mme B d'une part, et des poursuites de l'administration fiscale d'autre part, ont généré un sentiment de précarité et un préjudice d'anxiété qu'il convient d'indemniser par l'allocation d'une indemnité de 1,5 million d'euros ;
- le préjudice d'anxiété des requérants, lié à la crainte subie depuis trente ans de perdre leur domicile et de ne plus pouvoir vivre de la marina, doit être indemnisé à hauteur de 1,5 million d'euros ;
- le non renouvellement en 1993 de l'autorisation d'occupation du domaine public a généré pour la société requérante un préjudice en rapport avec la perte d'une chance de développer des activités commerciales accessoires, qu'il convient d'indemniser à hauteur de 50,4 millions d'euros ;
- subsidiairement, il y a lieu pour le tribunal de constater l'existence d'une charge spéciale et exorbitante du fait de la possession de bâtiments et installations acquis en 1971 à la demande de l'Etat, et d'en tirer les mêmes conséquences indemnitaires.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 juillet 2023, la communauté d'agglomération du centre de la Martinique (CACEM), représentée par Me Yang-Ting Ho, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Subsidiairement, elle conclut à la désignation, par jugement avant dire droit, d'un expert aux fins d'évaluer la valeur des installations sur le site.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, le préfet de la Martinique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2023, la commune du Lamentin, représentée par Me Destarac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- sont irrecevables les conclusions tendant à l'annulation des décisions de refus d'indemnisation, de même que les conclusions relatives aux conséquences financières d'un arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, le mémoire enregistré le 25 janvier 2024, produit par la commune du Lamentin, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. de Palmaert,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- les observations de M. K I,
- et les observations de Mme E, représentant le préfet de la Martinique, de Me Yang-Ting Ho, représentant la communauté d'agglomération du Centre de la Martinique, et de Me Destarac, représentant la commune du Lamentin.
Une note en délibéré produite pour les requérants a été enregistrée le 30 mars 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 mai 1971, le préfet de la Martinique a délivré à M. D K I, pour une durée de cinq ans, une autorisation d'occuper deux parcelles situées en bordure du Cohé du Lamentin, sur le site de l'embarcadère de l'ancienne usine Lareinty. Cette autorisation, renouvelée pour une durée de 15 ans par un arrêté du 13 avril 1978, est arrivée à terme en avril 1993 et n'a pas été renouvelée. Par trois courriers des 22 décembre 2022, les consorts K I et la SARL Nouvelle société marina port Cohé ont demandé au préfet de la Martinique, à la commune du Lamentin et à la communauté d'agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) de leur verser une indemnité au titre des préjudices qu'ils estiment avoir subis, résultant essentiellement du non-renouvellement de leur autorisation d'occupation du domaine public. Les requérants demandent au tribunal de condamner solidairement l'Etat, la commune du Lamentin et la CACEM à leur verser la somme de 96 815 130 euros.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
S'agissant du non-renouvellement de l'autorisation d'occupation du domaine public :
2. Il résulte des principes généraux de la domanialité publique que les titulaires d'autorisation n'ont pas de droit acquis au renouvellement de leur titre. Il appartient à l'administration, sous le contrôle du juge, d'examiner chaque demande de renouvellement en appréciant les garanties qu'elle présente pour la meilleure utilisation possible du domaine public
3. M. et Mme D K I ont bénéficié d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public de 1971 à 1976, puis de 1978 à 1993. Il ne résulte pas de l'instruction d'une part que leurs ayants droits en ont demandé à l'époque le renouvellement, ni que la décision du préfet de la Martinique de ne pas renouveler cette convention aurait été prise pour un motif étranger à l'intérêt général. Les requérants soutiennent que l'autorisation domaniale octroyée en 1971 avait été conditionnée à l'acquisition auprès de la société Les sucreries réunies de Martinique, ancienne occupante du site, des " embarcadère, appontements, magasin, aménagements et installations divers constituant le port d'embarquement dit " G " situés dans la zone des cinquante pas géométriques et dans le domaine maritime ", acquisition réalisée par acte notarié du 10 juin 1971. Il ressort toutefois de cet acte que l'acquisition a été faite au prix symbolique de 500 francs et il résulte de l'instruction, ainsi que le déclarent les requérants eux-mêmes dans leurs écritures, qu'aucune construction nouvelle n'a été effectuée sur le site entre 1971 et 1993, alors même que l'article 2 de la convention de 1978 prévoyait la construction d'un embarcadère et d'une station de gardiennage pour les bateaux de plaisance. Ils ne sont dès lors pas fondés, en tout état de cause, à faire valoir un préjudice financier résultant d'investissements non amortis au cours des vingt ans d'occupation régulière du site. Il suit de là que le non-renouvellement par l'Etat de la convention d'occupation arrivée à terme en 1993 ne peut être regardé comme fautif.
S'agissant de l'emprise irrégulière alléguée :
4. Les requérants soutiennent que la CACEM est responsable d'une emprise irrégulière sur leur propriété, l'accès au site du port Cohé depuis la route de l'aéroport étant fermé depuis 2017 par un portail, gardienné en permanence par un vigile.
5. D'une part, il est constant que les terrains qui étaient alors régulièrement occupés en application de l'autorisation précitée de 1971, ont fait l'objet d'un classement dans le domaine public maritime de l'Etat par une décision du 18 octobre 1973. Ne versant pas aux débats ladite décision, les requérants ne démontrent pas que les installations qu'ils avaient acquises, dont l'utilité au fonctionnement du port est présumée, auraient été exclues du classement dans le domaine public. Il ne ressort d'ailleurs pas des termes de l'autorisation de 1978 précitée que les installations en cause auraient été exclues de ce classement. L'article 1 bis de cette autorisation semble au contraire acter une intégration au domaine public en disposant que " Madame veuve D K I fera son affaire personnelle de l'utilisation des constructions déjà existantes sur ces parcelles ". En tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction, les requérants ne l'alléguant d'ailleurs pas, que les installations acquises par eux en 1971 feraient l'objet d'une utilisation par la CACEM susceptible d'être qualifiée d'emprise irrégulière. Par ailleurs, s'ils semblent indiquer que certaines installations auraient été démolies, ils n'apportent aucune précision permettant d'établir l'effectivité de la démolition et l'éventuel préjudice qui en résulterait.
6. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que les requérants seraient davantage propriétaires de la voirie d'accès au port Cohé, ainsi qu'ils l'allèguent sans aucunement le justifier. Il ressort au contraire d'un jugement fixant les indemnités d'expropriation rendu le 2 avril 1973 par le tribunal de grande instance de Fort-de-France, que M. D K I a été indemnisé de l'expropriation du droit d'usage sur " le chemin d'exploitation dépendant de l'habitation Lareinty, aboutissant au port d'embarquement ", acquis le même jour que les installations du site par l'acte notarié précité du 10 juin 1971. Les requérants ne peuvent dès lors sérieusement soutenir que le portail et le poste de gardiennage auraient été installés par la CACEM sur leur propriété.
7. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'une emprise irrégulière résulte de la restriction d'accès au site mise en place en 2017 par la CACEM.
S'agissant du dénigrement allégué :
8. Les requérants soutiennent faire l'objet d'un dénigrement auprès de la population en général, et des plaisanciers stationnés au port Cohé en particulier. D'une part, dans un document audiovisuel réalisé par la CACEM sur la réhabilitation du port Cohé depuis 2017 et les perspectives de développement de cette marina, le maire du Lamentin rappelle les raisons historiques de l'occupation du site par la famille K I et mentionne leur statut d'occupants sans titre depuis une vingtaine d'années. Il ne ressort pas de ces déclarations un contenu diffamatoire susceptible d'engager la responsabilité de la collectivité. D'autre part, les requérants reprochent à la CACEM d'avoir réalisé une campagne de communication auprès des plaisanciers stationnés dans la marina afin qu'ils ne versent pas de redevances à la SARL Nouvelle société marina port Cohé qui n'est plus depuis 1993 en charge de l'exploitation du site. Cette initiative était légitime et aucune pièce au dossier n'accrédite le dénigrement dont les consorts K I auraient fait l'objet auprès des plaisanciers. Les requérants ne sont dès lors pas fondés à soutenir que la CACEM se serait ainsi livrée à des agissements fautifs.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
9. Les requérants soutiennent à titre subsidiaire que la privation de jouissance de leur propriété leur fait supporter une charge spéciale et exorbitante hors de proportion avec l'objectif d'intérêt général poursuivi par la législation relative à la domanialité publique. Il ressort toutefois de ce qui a été dit précédemment que, à supposer même que les requérants aient été privés de leur propriété, ils n'avaient, en tout état de cause, pas vocation à poursuivre l'exploitation de la marina dès lors que leur autorisation n'a pas été renouvelée. Quant à la valeur résiduelle des installations encore présentes sur le site, et dont l'état de délabrement apparait probablement très avancé, les requérants n'apportent aucune estimation financière ni description des biens en cause. Ils ne sont dès lors pas fondés, en tout état de cause, à s'estimer victime d'une charge spéciale et exorbitante qui engagerait la responsabilité sans faute de l'Etat.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à engager la responsabilité de l'Etat, de la commune du Lamentin et de la CACEM. Leurs conclusions indemnitaires doivent par suite être rejetée de même que, par voie de conséquence, et sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, les autres conclusions indemnitaires de la requête.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions indemnitaires de la requête, n'appelle pas de mesure particulière d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des parties défenderesses, qui n'ont pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants la somme de 750 euros à verser respectivement à la commune du Lamentin et à la CACEM au titre des mêmes dispositions, soit une somme totale de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Nouvelle société marina port Cohé et des consorts K I est rejetée.
Article 2 : la SARL Nouvelle société marina port Cohé et les consorts K I verseront à la commune du Lamentin et à la CACEM, respectivement, la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Nouvelle société marina port Cohé, première dénommée pour l'ensemble des requérants, au préfet de la Martinique, à la commune du Lamentin et à la communauté d'agglomération du Centre de la Martinique (CACEM).
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2024.
Le rapporteur,
S. de Palmaert
Le président,
J-M. Laso
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026