Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400795

lundi 30 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400795
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B contestant le rejet de sa réclamation relative aux taxes foncières des années 2013 à 2018. Le juge a constaté que le requérant ne contestait pas le motif principal du rejet, à savoir le caractère hors délai de sa demande de dégrèvement. Il n'a pas non plus justifié avoir présenté une réclamation dans les délais impartis. En application de l'article R.222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour défaut de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 décembre 2024, M. B doit être regardé comme contestant la décision du 18 octobre 2024 par laquelle la direction régionale des finances publiques de la Martinique a rejeté sa réclamation du 30 septembre 2024 concernant les impositions de taxe foncière pour les années 2013 à 2018.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Pour rejeter la réclamation de M. B, l'administration fiscale s'est fondée sur la circonstance que la demande de dégrèvement de l'intéressé était hors délai et que les impositions sur la taxe foncière émises au nom de la société Kourou, vendue le 5 avril 2018, ont été correctement établies sur la période contestée. A l'appui de sa requête, M. B soutient que la décision qu'il entend contester est identique à une précédente mise en demeure de payer du 9 juin 2020, à laquelle il avait répondu, par un courrier du 29 juin 2020, indiquant que la société Kourou avait été cédée. Toutefois, le requérant qui verse au dossier des courriers des 29 juin 2020 et 18 juin 2017, adressés à l'administration fiscale l'informant ne plus être gérant de la société Kourou, ainsi que des éléments relatifs aux statuts de la société Kourou, aux procès-verbaux des assemblées de la société, au transfert de siège social et au changement de gérant, ne conteste pas le motif de la décision en litige tiré de ce que sa demande de dégrèvement est hors délai. Il ne justifie pas davantage avoir présenté de réclamation concernant les impositions sur les taxes foncières en litige auxquelles il a été assujetti par la mise en demeure du 6 août 2024, dans les délais. Ainsi, M. B ne présente que des moyens qui ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, sa requête doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B.

Fait à Schœlcher, le 30 décembre 2024.

Le président,

J-M. Laso

La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2400795