jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2500057 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 janvier 2025, M. B, demande au tribunal, sur le fondement de l'article L 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision du 24 octobre 2024 par laquelle le maire de la commune de Saint-Joseph a rejeté sa demande de changement d'école de sa fille, A ;
2°) d'annuler la décision de la directrice des affaires scolaires, enfance, jeunesse de la commune, matérialisée par un courriel du 3 décembre 2024, en tant qu'elle refuse de lui transmettre le document intitulé " justificatif d'adresse EDF " fourni par la mère de l'enfant.
3°) ordonner la communication immédiate du document d'inscription ;
4°) ordonner le retour de l'enfant au sein de l'école Edouard Marceau.
Il soutient que :
- les parents A sont en désaccord sur les modalités de prise en charge ; l'inscription de l'enfant dans une nouvelle école à la seule initiative de la mère intervient dans ce contexte ; cette demande n'aurait jamais dû obtenir une réponse favorable sans son accord ; son enfant est contrainte d'effectuer des trajets quotidiens de plusieurs heures ; le document fourni a manifestement été falsifié dès lors que le document fourni au juge aux affaires familiales en juin 2024 fait état d'une adresse inchangée depuis la scolarisation précédente ;
- le refus de lui communiquer ce document ne repose sur aucun texte ; ce document est utile en vue de la saisine du juge aux affaires familiales ;
- l'inscription à l'école Amboise Palix de Gondeau est illégale ; la connaissance, en septembre 2024, de l'arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France du 13 mars 2023 aurait dû conduire à l'affectation de l'enfant à l'école Edouard Marceau ; l'inaction du service justifie l'utilité de la mesure ; seule une injonction judiciaire permettrait de débloquer la situation.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B et Mme D E sont les parents A, née le 28 novembre 2018. Au cours du mois de mai 2024, A a été inscrite, pour la rentrée scolaire, à l'école Amboise Palix, du quartier Gondeau, sur le territoire de la commune de Saint-Joseph sur la base d'un justificatif d'adresse mentionnant ce quartier fourni par la mère de l'enfant. Par un courrier du 24 octobre 2024, le maire de Saint-Joseph a rejeté la demande, présentée par M. B, de changement d'école de sa fille. Puis, par un courriel du 3 décembre 2024, la directrice des affaires scolaires, enfance, jeunesse de la commune, a refusé de transmettre à M. B le document intitulé " justificatif d'adresse EDF " fourni par la mère de l'enfant. M. B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice, d'annuler ces décisions, d'enjoindre à l'administration de lui communiquer le document d'inscription et d'ordonner le retour de l'enfant à l'école Edouard Marceau.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En outre, aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ". Enfin, l'article L. 522-3 du code de justice administrative énonce : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
3. Les dispositions précitées des articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative permettent au juge des référés de prendre toute mesure de nature provisoire et conservatoire, et notamment, de prononcer des injonctions à l'égard de l'administration, à condition que l'urgence le justifie, qu'elle soit utile, ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
4. D'une part, il résulte de ces mêmes dispositions qu'il n'appartient pas au juge des référés de prononcer l'annulation d'une décision. Ainsi, la demande de M. B tendant à l'annulation des décisions des 24 octobre et 3 décembre 2024 est manifestement irrecevable.
5. D'autre part, le litige relatif au changement d'établissement de l'enfant résulte d'un différend entre les parents, et porte sur l'autorité parentale sur l'enfant et en particulier l'exécution de l'arrêt de la cour d'appel de Fort-de-France du 14 mars 2023 fixant notamment la résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun des parents. Ainsi, les demandes tendant à ordonner le retour de l'enfant au sein de l'école Edouard Marceau dans l'attente de la saisine du juge aux affaires familiales en vue de trouver une école équidistante et la communication du document d'inscription en vue de saisir le juge aux affaires familiales ne sont manifestement pas susceptible de se rattacher à un litige dont le juge administratif serait compétent pour connaître. Il appartient au requérant de saisir le juge aux affaires familiales en référé, seul compétent à l'effet d'apprécier l'intérêt de l'enfant, pour déterminer son lieu de scolarisation, et non le juge des référés administratif auquel il n'appartient pas de fixer les conditions d'exercice de l'autorité parentale.
6. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. B en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.
Fait à Schœlcher, le 30 janvier 2025.
Le président,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026