LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2600057

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2600057

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2600057
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Eurl SG Ingénierie, qui contestait le refus de la direction régionale des finances publiques de lui accorder une aide financière pour les entreprises touchées par les troubles à l'ordre public d'octobre et novembre 2024 en Martinique. Le rejet était fondé sur le non-respect de la condition d'éligibilité prévue à l'article 2 du décret n°2025-776 du 7 août 2025, exigeant que l'entreprise soit à jour de ses obligations déclaratives fiscales au 31 août 2024. La société n'a pas déposé sa déclaration de résultat dans les délais, et ses arguments, tirés d'un cas de force majeure ou du caractère disproportionné de la décision, ont été jugés inopérants. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, la société Eurl SG Ingénierie demande au tribunal d’annuler la décision du 13 novembre 2025 par laquelle la direction régionale des finances publiques de la Martinique a rejeté sa demande d’aide pour les entreprises touchées par les conséquences économiques résultant des troubles à l’ordre public d’octobre et novembre 2024 en Martinique.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n°2025-776 du 7 août 2025 portant création d’une aide pour les entreprises touchées par les conséquences économiques résultant des troubles à l’ordre public d’octobre à novembre 2024 en Martinique ;
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants (…). ».

2. Aux termes de l’article 2 du décret du 7 août 2025 susvisé : « Sont éligibles à l’aide prévue à l’article 1er les entreprises qui répondent aux conditions cumulatives suivantes : (…) 4° Elles étaient au 31 août 2024 à jour de leurs obligations déclaratives fiscales et sociales ; (…) ».

3. En l’espèce, la direction régionale des finances publiques de la Martinique a rejeté la demande d’aide, instaurée par l’Etat au profit des entreprises touchées par les conséquences économiques résultant des troubles à l’ordre public d’octobre et novembre 2024, présentée par la société Eurl SG Ingénierie au motif que la déclaration de résultat relative à l’exercice clos le 31 mars 2024 aurait dû être télédéclarée au plus tard le 30 juin 2024, en application des dispositions de l’article 223 du code général des impôts, mais qu’elle ne l’a été que le 24 décembre 2024.

4. Pour contester la décision de l’administration fiscale l’a déclarant inéligible à l’aide financière, la société Eurl SG Ingénierie ne saurait utilement se prévaloir, pour faire échec à l’expiration du délai qui lui était imparti pour être à jour de ses obligations déclaratives fiscales, d’un cas de force majeure, indépendant de sa volonté, résultant du retard de son expert-comptable à déposer la déclaration de résultat en raison d’un changement de plateforme informatique. Par ailleurs, en se bornant à soutenir que la décision rejetant sa demande d’aide est une sanction disproportionnée, la requérante ne conteste pas qu’à la date limite fixée par le 4° de l’article 2 du décret n°2025-776 son entreprise n’était pas à jour de ses obligations déclaratives fiscales.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Eurl SG Ingénierie qui ne comporte que des moyens inopérants doit être rejetée par application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société SG Eurl Ingénierie est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Eurl SG Ingénierie.


Fait à Schœlcher, le 30 janvier 2026.

Le président,



J-M. Laso


La république mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions