LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2300394

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2300394

mardi 14 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2300394
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLENOIR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 4 septembre et 26 novembre 2024, M. B C, représenté par Me Lenoir, demande au tribunal de condamner la Polynésie française à lui verser la somme de 3 561 670 F CFP majorée des intérêts au taux légal à compter du 30 novembre 2022.

Il soutient que :

- sa requête est recevable : le présent recours présenté le 5 septembre 2023 ne vise pas à obtenir l'annulation d'une décision implicite de rejet mais la condamnation de la Polynésie française au versement d'une somme de 3 561 670 F CFP ; la présente requête, qui a été présentée avant le terme de la prescription quadriennale, est recevable ;

- sa demande indemnitaire est fondée sur les arrêts commune d'Ajaccio du 6 décembre 2013 et ministre de l'intérieur c/ sieur X du 7 février 1958 ; la mesure de révocation prononcée à son encontre ayant été annulée par le tribunal, il est fondé à demander à être indemnisé de l'intégralité du préjudice subi ;

- la période d'interruption de traitement de 13 mois lui ouvre un droit à réparation de 258 590 F CFP par mois (traitement de base = 209 090 F CFP + deux indemnités de sujétions spéciales d'un montant respectif de 18 000 et 31 500 F CFP) ; une somme de 200 000 F CFP lui sera allouée au titre des troubles causés dans ses conditions d'existence ;

- en tout état de cause, la Polynésie française était tenue en raison du caractère exécutoire du jugement du 29 mars 2022 de le réintégrer immédiatement dans ses fonctions, indépendamment de la décision disciplinaire à intervenir ; il est, à tout le moins, fondé à demander à être indemnisé en raison de cette période de six mois sans traitement et du trouble causé dans ses conditions d'existence.

Par des mémoires en défense enregistrés les 3 novembre et 12 décembre 2023, la Polynésie française conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir :

- à titre principal que la requête est irrecevable ; la demande indemnitaire du 29 novembre 2002 a été réceptionnée par la Polynésie française le 30 novembre 2022 ; le délai de recours était échu lorsqu'il a saisi le tribunal de la présente requête indemnitaire le 4 septembre 2023 ;

- à titre subsidiaire qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé ;

- à titre très subsidiaire qu'il convient de ramener les prétentions indemnitaires du requérant à de plus justes proportions.

Par une ordonnance du 27 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 décembre 2023.

M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ;

- la délibération n° 95-215 AT du 14 décembre 1995 ;

- la délibération n° 95-222 AT du 14 décembre 1995 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boumendjel,

- les conclusions de Mme Theulier de Saint-Germain, rapporteure publique,

- les observations de M. A pour la Polynésie française.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, qui relève du cadre d'emplois des aides techniques de la fonction publique de la Polynésie française, était affecté auprès de l'établissement public " Te Fare Tauhiti Nui - Maison de la Culture (TFTN) ". Il a fait l'objet, le 26 janvier 2021, d'une mesure de suspension de fonctions à titre provisoire à la suite d'une altercation avec l'un de ses collègues sur son lieu de travail, au mois de janvier 2021. Au terme de la procédure disciplinaire, une sanction de révocation a été prononcée à son encontre le 6 septembre 2021. Par un jugement n° 2100529 du 29 mars 2022, le tribunal administratif de la Polynésie française a annulé cette sanction. Par un arrêté du 19 octobre 2022, le ministre de l'éducation et de la modernisation de l'administration a procédé à sa réintégration " juridique " à compter du 9 septembre 2021 dans le cadre d'emplois des aides techniques de la fonction publique de la Polynésie française et l'a affecté, à cette même date, au service des parcs et jardins et de la propreté. Par ailleurs, il a décidé de suspendre son traitement pour absence de service fait du 9 septembre 2021 au 9 octobre 2022. Par courrier du 30 novembre 2022, M. C a demandé au président de la Polynésie française de lui verser la somme de 3 561 670 F CFP en réparation du préjudice subi. Cette demande ayant été implicitement rejetée, M. C demande au tribunal, par la présente requête, de condamner la Polynésie française à lui verser la somme de 3 561 670 F CFP.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par la Polynésie française :

2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / Le délai prévu au premier alinéa n'est pas applicable à la contestation des mesures prises pour l'exécution d'un contrat. ". Selon l'article R. 421-2 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / Le délai prévu au premier alinéa n'est pas applicable à la contestation des mesures prises pour l'exécution d'un contrat. ".

3. D'autre part, selon l'article 43 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles : " Sans préjudice de l'application de l'article 9-4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée et du II de l'article 44 du présent décret, lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée ou déposée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai et si la demande en justice ou le recours est introduit dans un nouveau délai de même durée à compter : () 4° Ou, en cas d'admission, de la date, si elle est plus tardive, à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la demande indemnitaire de M. C du 29 novembre 2022 a été réceptionnée par la Polynésie française le lendemain, 30 novembre 2022. En l'absence de décision expresse, une décision implicite de rejet est intervenue le 30 janvier 2023. Le délai de deux mois dont le requérant disposait pour saisir le tribunal expirait le 31 mars 2023. Toutefois, la demande d'aide juridictionnelle de M. C du 2 février 2023 a interrompu ce délai, qui a recommencé à courir en vertu des dispositions de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 citées au point précédent après la notification de la décision l'admettant à l'aide juridictionnelle totale. Cette décision, qui précisait également le nom de l'auxiliaire de justice désigné, a été adressée à l'intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception le 10 février 2023 et présentée une première fois le 15 février 2023 avant d'être retournée à l'expéditeur avec la mention " retour non réclamé ". Le délai du recours contentieux de deux mois, qui a ainsi commencé à courir après cette première présentation, était nécessairement expiré lorsque la requête a été enregistrée le 4 septembre 2023. Par suite, la Polynésie française est fondée à soutenir que la requête de Monsieur C est tardive et par suite irrecevable.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la Polynésie française.

Délibéré après l'audience du 30 avril 2024 à laquelle siégeaient :

M. Devillers, président,

M. Graboy-Grobesco, premier conseiller,

M. Boumendjel, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.

Le rapporteur,

M. Boumendjel

Le président,

P. Devillers La greffière,

D. Oliva-Germain

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

N°2300394

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions