vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| Section | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| N° Dossier | TA103-2300429 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DUBOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 16 et 21 septembre 2023, la SA Allianz IARD demande au tribunal :
1°) de condamner la direction de l'équipement à lui payer la somme de 234 746 F CFP, au titre des sommes réglées pour le compte de son assuré M. B A ;
2°) de condamner la direction de l'équipement à payer à M. B A la somme de 9 400 F CFP, au titre de la franchise restée à sa charge ;
3°) de mettre à la charge de la direction de l'équipement la somme de 171 000 F CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a pris en charge les réparations du pare-brise du véhicule de M. A à hauteur de 234 746 F CFP et la somme de 9 400 F CFP est restée à la charge de M. A au titre de la franchise ;
- ce bris de glace a été causé par la projection d'un caillou lors de travaux de fauchage réalisés par la direction de l'équipement ; celle-ci a confirmé, par courrier du 14 février 2023, ces faits et a indiqué que la nomenclature budgétaire n'autorisait le paiement d'un sinistre qu'à l'issue d'un jugement ;
- la responsabilité de la direction de l'équipement sera retenue et celle-ci sera condamnée à lui payer la somme de 234 746 F CFP et à verser à M. A une somme de 9400 F CFP.
Par un mémoire enregistré le 17 novembre 2023, la Polynésie française conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête, qui a été enregistrée le 16 septembre 2023 alors que la décision de refus lui a été notifiée le 15 février 2023, est tardive et par suite irrecevable ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n°2004-192 du 27 février 2004 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Boumendjel, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".
3. Il résulte de l'instruction que la décision du 14 février 2023, qui mentionnait les voies et délais de recours, aux termes de laquelle la Polynésie française a rejeté la demande indemnitaire dont l'avait saisi la société requérante a été notifiée le 15 février 2023. La société Allianz disposait, conformément aux dispositions citées au point précédent, d'un délai de deux mois pour la contester, soit jusqu'au 17 avril 2023. Par suite, la présente requête enregistrée le 16 septembre 2023 est tardive et par suite irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SA Allianz est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA Allianz, à M. B A et à la Polynésie française.
Fait à Papeete, le 14 juin 2024.
Le magistrat désigné,
M. Boumendjel
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026