mardi 14 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| Section | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| N° Dossier | TA103-2400249 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 juin 2024, Mme C B, épouse A, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à l'administration de procéder à son reclassement à l'échelon 4 du grade des éducateurs de premier grade au 1er janvier 2021, avec une ancienneté conservée de 8 mois et 12 jours, puis à l'échelon 5, le 19 avril 2022 ;
2°) d'enjoindre à la direction interrégionale de protection judiciaire de la jeunesse île-de-France et Outre-Mer de procéder au versement rétroactif des sommes correspondant à son changement de grade et d'échelon à compter du 1er janvier 2021 ;
3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- elle a fait l'objet d'une élévation à l'échelon 04 (IB 453 - IM 397) à compter du 19 avril 2020 dans le grade des éducateurs de classe normale ; elle aurait dû être reclassée à l'échelon 04 du grade des éducateurs de premier grade le 1er janvier 2021 avec une ancienneté conservée de 8 mois et 12 jours, ce qui correspond à l'indice brut (IB) 494 et l'indice majoré (IM) 426 ;
- l'arrêté du 21 septembre 2021 relatif à son reclassement est entaché d'une erreur en indiquant qu'elle était à l'échelon 3 et elle a été reclassée à l'échelon 3 au lieu de l'échelon 4 du grade des éducateurs de premier grade ; ses collègues de travail ont été reclassés régulièrement au 1er janvier 2021 dans le grade des éducateurs de premier grade conformément au tableau d'avancement correspondant à l'article 40 du décret n° 2017-1050 du 10 mai 2017 ;
- un nouvel arrêté a été établi, le 9 mai 2022, mais sans prendre en compte ses demandes de correction ; elle attend, de nouveau, une régularisation de la part de l'administration, sa dernière démarche datant du 28 mars 2024.
Par lettre du 3 décembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal est susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal.
Par une ordonnance du 28 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 18 novembre 2024 à 11h00 (heure locale).
Un mémoire a été enregistré le 9 décembre 2024 pour le ministre de la justice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Graboy-Grobesco,
- les conclusions de M. Boumendjel, rapporteur public,
- et les observations de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B est éducatrice titulaire, affectée au service de la protection judiciaire de la jeunesse en Polynésie française depuis 2018. Elle a fait l'objet, à effet au 19 avril 2020, d'un reclassement au regard des périodes contractuelles sous le régime du statut d'ANFA et de la période " éducatrice équivalent à de la catégorie B ", établissant ainsi une rémunération selon l'indice brut (IB) 438 et indice majoré (IM) 386, correspondant à l'échelon 03 du grade d'éducateur de classe normale. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal, d'une part, d'enjoindre à l'administration de procéder à son reclassement à l'échelon 4 du grade des éducateurs de premier grade au 1er janvier 2021, avec une ancienneté conservée de 8 mois et 12 jours, puis à l'échelon 5, le 19 avril 2022 et, d'autre part, d'enjoindre à la direction interrégionale de protection judiciaire de la jeunesse Ile-de-France et Outre-Mer de procéder au versement rétroactif des sommes correspondant à son changement de grade et d'échelon à compter du 1er janvier 2021.
2. En dehors de l'hypothèse où les mesures sollicitées constituent des mesures d'exécution d'une décision rendue par lui, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration.
3. La requête de Mme B est assortie de conclusions à fin d'injonction à titre principal telles que formulées au point 1, sans demander l'annulation d'une décision implicite ou expresse ni la condamnation d'une personne publique à l'indemniser. Sa requête est dès lors irrecevable et doit être rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens qu'elle contient.
4. Il n'y a pas lieu, en l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, épouse A, et au ministre de la justice.
Copie en sera adressée au haut-commissaire de la République en Polynésie française.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Devillers, président,
Mme Busidan, première conseillère,
M. Graboy-Grobesco, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2025.
Le rapporteur,
A. Graboy-Grobesco
Le président,
P. Devillers La greffière,
D. Oliva-Germain
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026