mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| Section | Tribunal Administratif de la Polynésie française |
| N° Dossier | TA103-2400304 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEP USANG CERAN-JERUSALEMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 juillet et 16 octobre 2024, M. C B, représenté par Me Usang, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de Hitia'a O Te Ra à lui verser une indemnité de 6 920 589 F CFP en réparation du préjudice subi en raison de son absence de promotion au grade de " sergent de classe exceptionnelle " à compter d'octobre 2019 ;
2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 256 500 FCP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il aurait dû être promu en 2019 au grade de sergent de classe exceptionnelle auquel il a été nommé en 2023 seulement.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 26 septembre et 31 octobre 2024, la commune de Hitia'a O Te Ra, représentée par Me Bourion, conclut au rejet de la requête et à qu'une somme de 150 000 FCFP soit mise à la charge du requérant au titre des frais d'instance.
Elle fait valoir que les moyens soulevés sont infondés.
Par une ordonnance du 18 octobre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 4 novembre 2024 à 11h00 (heure locale).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique modifiée n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Busidan,
- les conclusions de M. Boumendjel, rapporteur public,
- les observations de Me Usang pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction, notamment des arrêtés datés du 22 février 2023 et du 16 janvier 2024 pris par le maire de la commune de Hitiaa O Te Ra, que M. C B, agent non fonctionnaire de l'administration exerçant des fonctions de sapeur-pompier depuis 2006 au sein de ladite commune, a été intégré en qualité de fonctionnaire dans le cadre d'emploi Application sur le grade de sergent de classe exceptionnelle au premier échelon, à compter du 1er avril 2023. Dans le dernier état de ses écritures, il demande au tribunal de condamner la commune à lui verser une indemnité de 6 920 589 F CFP, qui doit être comprise comme représentative du différentiel entre la rémunération qui lui a été versée et celle qu'il aurait dû percevoir, primes comprises, depuis octobre 2019 jusqu'en 2024.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. La responsabilité d'une personne publique n'est susceptible d'être engagée que s'il existe un lien de causalité suffisamment direct entre les fautes qu'elle a commises et le préjudice certain subi par la victime.
3. En faisant valoir que " la commune a commis une faute en ce qu'elle aurait dû le classer sergent de classe exceptionnelle depuis octobre 2019 et ce n'est que par arrêté du 16 janvier 2024 qu'il a été reconnu à ce titre ", M. B, dont il est constant qu'il n'a pas fait l'objet d'une éviction illégale, semble soutenir que la faute commise par la commune de Hitiaa O Te Ra consisterait en un retard à l'avoir intégré au grade de sergent de classe exceptionnelle. Cependant, ces seules affirmations ne peuvent suffire à établir l'existence d'une faute, que la commune aurait commise à compter d'octobre 2019 et qui aurait duré jusqu'en 2024, alors même, notamment, qu'il résulte de l'instruction que, comme il a été dit plus haut, M. B a été intégré sergent de classe exceptionnelle à compter du 1er avril 2023. Dans ces conditions, la faute alléguée n'étant pas établie, les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
4. En outre, à supposer même que M. B soutienne que la faute commise consisterait en l'illégalité de la date d'effet de son intégration intervenue le 1er avril 2023, le présent tribunal, par jugement n° 2400305 rendu ce jour, rejette les conclusions présentées par l'intéressé tendant à l'annulation de la décision communale par laquelle il a été intégré dans la fonction publique communale en tant que cette intégration est intervenue le 1er avril 2023. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par M. B ne peuvent pas davantage prospérer sur une illégalité prétendue qui porterait sur la date d'effet de l'intégration.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Hitiaa O Te Ra, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le requérant sur ce fondement. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, et sur le fondement des mêmes dispositions, il y a lieu de mettre à la charge du requérant une somme de 75 000 FCFP à verser à la défenderesse.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la commune de Hitiaa O Te Ra la somme de 75 000 F CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Hitiaa O Te Ra.
Délibéré après l'audience du 28 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Devillers, président,
Mme Busidan, première conseillère,
M. Graboy-Grobesco, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La rapporteure,
H. Busidan
Le président,
P. Devillers
Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026