LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2400477

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2400477

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2400477
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDE LAVAUR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la société Atike Immobilier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de la Polynésie française à réparer son préjudice économique résultant de l'indisponibilité de son gérant, M. B, consécutive à des fautes médicales. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre les fautes commises par l'hôpital et le préjudice économique allégué par la société n'était pas suffisamment direct. Il a également rejeté la demande subsidiaire d'expertise, la jugeant inutile. La caisse de prévoyance sociale a été mise hors de cause.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2024, la société à responsabilité limitée Atike Immobilier, représentée par Me de Lavaur, demande au tribunal :

A titre principal :

1°) de condamner le centre hospitalier de la Polynésie française à verser à M. B la somme de 123,5 millions de francs pacifiques au titre du préjudice économique, dont 73 millions de francs pacifiques au titre dudit préjudice passé et 50,5 millions de francs pacifiques au titre dudit préjudice futur, somme assortie des intérêts à compter de la date de sa demande préalable et de leur capitalisation à compter du dépôt de la requête ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Polynésie française les entiers dépens et la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

A titre subsidiaire :

3°) d'ordonner une expertise avec mission à l'expert à désigner de :

- examiner les documents financiers de la société Atike Immobilier, englobant la période s'étendant de janvier 2008 à décembre 2022, en tenant compte des interruptions de travail de M. B ;

- analyser l'impact financier des absences de M. B sur l'entreprise en tenant compte de l'impact sur les activités commerciales de la société, incluant la perte de chiffre d'affaires, les dépenses supplémentaires engagées pour compenser son absence, et toute autre conséquence financière ;

- déterminer les dommages indirects, tels que la dépréciation de la valeur de l'entreprise, les retards dans les projets immobiliers, et les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement, tout en établissant un état récapitulatif de l'ensemble des postes énumérés dans la mission,

- évaluer les préjudices économiques passés et futurs subis par la société Atike Immobilier du fait de l'accident médical subi par son gérant, M. B ;

4°) réserver les dépens.

Elle soutient que :

- son gérant, M. B, ayant subi de nombreuses interventions chirurgicales, elle en a subi des répercussions directes sur son activité et ses résultats ;

- son préjudice par ricochet découle du préjudice subi directement par son gérant, victime d'un retard dans la réalisation d'un examen clinique complet et par suite d'un retard dans la prise en charge de sa pathologie ;

- l'indisponibilité du gérant a eu un impact significatif sur ses résultats, qui est établi par l'expertise établie le 30 octobre 2023 par la société Expert Comptable de Wallis ;

- le préjudice subi pourra être établi par une expertise ordonnée par le tribunal.

Par un mémoire, enregistré le 31 décembre 2024, la caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française demande à être mise hors de cause, la personne demandant une indemnisation n'étant pas une de ses assurées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, le centre hospitalier de la Polynésie française, représentée par Me Cariou, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance en date du 3 février 2025, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 28 février 2025.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Busidan,

- les conclusions de M. Boumendjel, rapporteur public,

- les observations de M. B et de Mme A pour le centre hospitalier de la Polynésie française.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier daté du 12 août 2024, la société à responsabilité limitée Atike Immobilier a demandé au centre hospitalier de la Polynésie française la réparation de l'entier préjudice subi du fait des indisponibilités de son gérant, M. B, consécutives à une prise en charge médicale fautive de l'intéressé. Le centre hospitalier de la Polynésie française ayant rejeté cette demande par courrier daté du 16 octobre 2024, ladite société demande au tribunal, à titre principal, la condamnation du centre hospitalier de la Polynésie française à lui verser une somme de 123,5 millions de francs pacifiques en réparation de son préjudice économique, à hauteur de 73 millions de francs pacifiques au titre dudit préjudice passé et de 50,5 millions de francs pacifiques au titre dudit préjudice futur, et à titre subsidiaire à ce qu'il soit ordonné une expertise pour l'évaluation de ce préjudice.

Sur la mise hors de cause de la CPS :

2. La caisse de prévoyance sociale (CPS) de la Polynésie française n'étant pas susceptible d'être subrogée dans les droits à indemnisation du préjudice économique de la société Atike Immobilier, qui n'est pas une de ses assurées, elle doit être mise hors de cause.

Sur les conclusions indemnitaires et subsidiairement à fin d'expertise présentées par la société Atike :

3 La responsabilité d'une personne publique n'est susceptible d'être engagée que s'il existe un lien de causalité suffisamment direct entre les fautes qu'elle a commises et le préjudice certain subi par la victime.

4. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise rendu le 28 octobre 2015, versé au dossier par la requérante, et des décisions juridictionnelles rendues par le présent tribunal le 27 novembre 2018 sous le n° 1800102 et par la cour administrative d'appel de Paris le 10 juillet 2020 sous le n° 19PA00441, versées au dossier par le centre hospitalier de la Polynésie française, que ce centre hospitalier a commis deux fautes au début de la prise en charge médicale de M. B. La première a consisté à avoir procédé à une intervention chirurgicale inutile le 23 janvier 2008, la seconde a consisté en l'envoi de lames anatomopathologiques avec retard à l'institut de cancérologie Gustave Roussy, qui, après avoir posé le 7 mai 2008 le bon diagnostic sur la pathologie dont souffrait M. B, a pris en charge les opérations et soins que l'intéressé a dû subir pendant plusieurs années. Cependant, il ne résulte de l'instruction ni que ces fautes auraient directement occasionné des indisponibilités du gérant de la société Atike Immobilier de nature à avoir eu un impact sur la gestion de ladite société, ni qu'en différant la prise en charge de M. B par l'institut Gustave Roussy, elles auraient allongé le temps d'immobilisation nécessaire au traitement du gérant de l'entreprise requérante. Dans ces conditions, en l'absence d'un lien de causalité direct entre les fautes commises par le centre hospitalier de la Polynésie française et le préjudice économique que la requérante allègue avoir subi en raison de l'indisponibilité de son gérant, les conclusions indemnitaires présentées à titre principal par la société Atike Immobilier, comme sa demande subsidiaire de nomination d'un expert afin d'évaluer son préjudice, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de centre hospitalier de la Polynésie française, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante sur ce fondement. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Atike Immobilier une somme de 150 000 au titre des frais d'instance demandés par le centre hospitalier de la Polynésie française.

D E C I D E :

Article 1er : La caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française est mise hors de cause.

Article 2 : La requête de la société Atike Immobilier est rejetée.

Article 3 : La société Atike Immobilier versera la somme de 150 000 francs pacifiques au centre hospitalier de la Polynésie française au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Atike Immobilier, au centre hospitalier de la Polynésie française et à la caisse de prévoyance sociale de la Polynésie française.

Délibéré après l'audience du 13 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Devillers, président,

Mme Busidan, première conseillère,

M. Graboy-Grobesco, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mai 2025.

La rapporteure,

H. Busidan

Le président,

P. Devillers

La greffière,

D. Oliva-Germain

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026