LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2500318

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2500318

mercredi 16 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2500318
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui contestait le rejet de son offre pour un marché de formation, au motif qu'elle était parvenue après la date limite. Le juge a considéré que le règlement de la consultation fixait clairement un délai de rigueur au 16 juin 2025 à 11h, et que la mention "le cachet de la poste faisant foi" ne créait pas d'ambiguïté, car elle ne concernait que la preuve de la date d'envoi, et non la date de réception effective. En application des articles LP. 322-3 et LP. 322-4 du code des marchés publics de la Polynésie française, seuls les plis reçus avant la date et l'heure limites peuvent être ouverts, ce qui n'était pas le cas de l'offre de M. B.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2025, M. A B qui " demande explicitement à ce que mon offre soit considérée comme recevable au regard de la loi, sous peine d'annulation du marché " doit être regardé comme saisissant le juge des référés à fin d'annulation de la procédure d'attribution dudit marché sur le fondement de l'article L 551-24 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- son offre présentée pour un marché de formation de la direction de la santé de la Polynésie française est anormalement parvenue le lendemain de la date limite de réception des offres fixée par le règlement de la consultation au 16 juin 2025 à 11h00, alors même qu'il l'avait postée à Moorea le 10 juin 2025, traduisant un dysfonctionnement manifeste des services de l'OPT ;

- l'avis d'appel d'offres mentionnant " le cachet de la poste faisant foi ", entraînait une ambiguïté quant à la date devant prévaloir ; il a posté son offre 6 jours ouvrés avant la date limite comme l'exigeait le règlement ; il n'était pas possible de déposer cette offre par voie électronique ;

- deux mentions contradictoires figurent sur les conditions de l'appel d'offres, à savoir: " Le cachet de la poste faisant foi, les dossiers qui seront remis ou dont l'avis de réception sera délivré après la date et l'heure limites, telles que fixées ci-dessus ne seront pas retenus " ; ou bien le cachet de la poste fait foi, ou bien c'est l'avis de réception ;

Par un mémoire en défense enregistré le 15 juillet 2025, la Polynésie française conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 16 juillet à 9h30 en présence de Mme Ly, greffière, :

- le rapport de M. Devillers, juge des référés.

- les observations de Mme C pour la Polynésie française, qui a repris les moyens et arguments exposés dans ses écritures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- le code des marchés publics de la Polynésie française ;

- le code de justice administrative.

1. M. B, par la présente requête, se plaint de ce que l'offre qu'il a présentée au titre d'un marché de formation professionnelle au bénéfice des agents de la direction de la santé de la Polynésie française ait été rejetée comme ayant été présentée après la date limite de dépôt des offres alors qu'il l'avait postée en recommandé avec accusé de réception six jours avant cette date

2. Aux termes de l'article L.551-24 du code de justice administrative : " () en Polynésie française (), le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation des marchés et contrats publics en vertu de dispositions applicables localement. / Les personnes habilitées à agir sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d'être lésées par ce manquement, ainsi que le haut-commissaire de la République dans le cas où le contrat est conclu ou doit être conclu par une collectivité territoriale ou un établissement public local. / Le président du tribunal administratif peut être saisi avant la conclusion du contrat. Il peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre la passation du contrat ou l'exécution de toute décision qui s'y rapporte. Il peut également annuler ces décisions et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. Dès qu'il est saisi, il peut enjoindre de différer la signature du contrat jusqu'au terme de la procédure et pour une durée maximum de vingt jours. / Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés. " ;

3. Aux termes de l'article LP. 322-3 du code des marchés publics de la Polynésie française : " Les dossiers des candidats sont transmis par tout moyen permettant de déterminer de façon certaine la date et l'heure de leur réception () ". Aux termes de l'article LP. 322-4 du même code : " () Seuls peuvent être ouverts les plis qui ont été reçus selon les modalités et au plus tard à la date et à l'heure limites qui ont été annoncées dans l'avis d'appel public à la concurrence ".

4. Il résulte de l'avis d'appel public à la concurrence publié pour le marché litigieux, annonce n°737840 du 12 mai 2025, que son point IX précise : " Condition de délai. Date limite de remise des candidatures et/ ou des offres : Lundi 16 juin 2025 à 11h00, heure de Papeete " et son point XIII énonce - " conditions de remise des candidatures et/ ou des offres. Modalités : voir le règlement de la consultation ". Aux termes de l'article 11.1 du règlement de la consultation du marché litigieux : " Délai de remise des offres et des candidatures. La date et l'heure limites de remise des candidatures et des offres sont fixées au Lundi 16 juin 2025 à 11 heures, Heure de Papeete en Polynésie française, délai de rigueur (toute offre parvenue après ce délai sera rejetée). Les enveloppes (y compris celles envoyées par voie postale) doivent parvenir à destination avant la date limite de réception des candidatures et des offres ". Aux termes de l'article 11.2 du même règlement : " Modalités de remise des candidatures et des offres () La remise des offres pourra se faire de deux façons : Dépôt des offres contre remise d'un récépissé () Envoi postal en recommandé avec accusé de réception, à l'adresse suivante : Direction de la sante Bureau du Budget, des Finances et du Patrimoine BP 611 - 98713 Papeete - Tahiti - Polynésie Française Le cachet de la poste faisant foi, les dossiers qui seront remis ou dont l'avis de réception sera délivré après la date et l'heure limites, telles que fixées ci-dessus ne seront pas retenus. La transmission par fax et par courriel des dossiers de candidatures et des offres n'est pas autorisée ".

5. Il résulte des dispositions qui précèdent, dépourvues d'ambigüité en ce qui concerne la date limite de remise des candidatures et des offres, que la date limite de remise des plis, y compris en cas d'envoi postal, était le 16 juin 2025 à 11 heures. M. B n'est donc pas fondé à soutenir que c'est à tort que la Polynésie française a écarté son offre comme étant parvenue hors délai le 17 juin 2025. Par ailleurs, si un dysfonctionnement du service postal est à l'origine du retard mis par le pli pour parvenir à la Polynésie française avant la date limite fixée pour la remise des offres, cette circonstance, susceptible d'engager le cas échéant la responsabilité de ce service, est par elle-même sans incidence sur la régularité de la décision d'écarter l'offre présentée comme étant irrecevable parce qu'ayant été déposée tardivement.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la Polynésie française.

Fait à Papeete, le 16 juillet 2025

Le juge des référés,

Pascal Devillers

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions