LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA104-2200053

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — Décision N° TA104-2200053

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
SectionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
N° DossierTA104-2200053
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère CHAMBRE
Avocat requérantCABINET PALMIER & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 1er février, 8 juillet, 23 août et 5 septembre 2022, M. B A, représenté par le cabinet A et associés, demande au tribunal :

1°) de fixer une date de clôture de l'instruction en application de l'article R. 611-11 du code de justice administrative ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur du centre hospitalier territorial Gaston Bourret a rejeté sa demande tendant à la communication des documents relatifs à l'exécution budgétaire et financière du marché public signé avec la société Air Loyauté portant sur des missions de transport sanitaire par avion et retraçant les réfactions budgétaires appliquées dans le cadre de l'exécution financière de ce marché, ainsi qu'une copie des factures émises par la société Air Loyauté sur la période du 9 septembre 2014 au 30 octobre 2014 puis du 24 mai 2015 au 28 décembre 2015 et les différents types de perception émis, au vu de l'avis rendu le 11 janvier 2022 par la commission d'accès aux documents administratifs ;

3°) d'enjoindre au centre hospitalier territorial Gaston Bourret de lui communiquer ces documents administratifs dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier territorial Gaston Bourret une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les documents en cause devaient lui être communiqués en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il n'a pas à justifier d'une quelconque qualité ou d'un motif particulier et que la commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable à leur communication le 11 janvier 2022 ;

- les documents dont il demande la communication ont le caractère de documents administratifs communicables de plein droit, comme cela a été précisé par l'avis rendu par la CADA le 11 janvier 2022.

Par trois mémoires en défense, enregistrés les 8 juin, 25 juillet et 2 septembre 2022, le centre hospitalier territorial Gaston Bourret, représenté par DetS Legal, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 400 000 francs CFP soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que le requérant n'a pas formé de demande d'avis auprès de la CADA ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées que le tribunal est susceptible, dans l'affaire citée en référence, de se fonder dans son jugement sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la faculté prévue par les dispositions de l'article R. 611-11 du code de justice administrative de fixer une date à laquelle l'instruction sera close ainsi qu'une date prévue pour l'audience, constitue un pouvoir propre du juge et qu'ainsi les conclusions tendant à l'application de ces dispositions sont irrecevables.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 99-209 et la loi 99-210 du 19 mars 1999 ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pilven, premier conseiller,

- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,

- et les observations de Me Arcangeli de la DetS Legal avocat pour le Centre hospitalier Gaston Bourret.

Considérant ce qui suit :

1. Me A, intervenant en qualité de conseil de la société Air Alizé, a demandé au centre hospitalier territorial Gaston Bourret, par message électronique du 8 septembre 2021, de lui communiquer divers documents administratifs relatifs à l'exécution budgétaire et financière du marché public signé avec la société Air Loyauté portant sur des missions de transport sanitaire par avion et retraçant les réfactions budgétaires appliquées dans le cadre de l'exécution financière de ce marché, ainsi qu'une copie des factures émises par la société Air Loyauté sur la période du 9 septembre 2014 au 30 octobre 2014 puis du 24 mai 2015 au 28 décembre 2015 et les différents types de perception émis. En l'absence de réponse dans le délai d'un mois, Me A, en qualité de représentant de la société Air Alizé, a saisi le 19 novembre 2021 la commission d'accès aux documents administratifs qui a émis, le 11 janvier 2022, un avis favorable à la communication des documents demandés, sous réserve du respect du secret des affaires. Aucune suite n'a été donnée par le centre hospitalier territorial Gaston Bourret. M. A, intervenant cette fois-ci à titre personnel, demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le directeur du centre hospitalier territorial Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie a refusé de lui communiquer les documents mentionnés ci-dessus relatifs à l'exécution du marché public signé avec la société Air Loyauté, au vu de l'avis rendu le 11 janvier 2022 par la commission d'accès aux documents administratifs.

Sur la demande tendant à fixer une date de clôture d'instruction.

2. Aux termes de l'article R. 611-11 du code de justice administrative : " Lorsque les circonstances de l'affaire le justifient le président de la formation de jugement peut, dès l'enregistrement de la requête, faire usage du pouvoir prévu au premier alinéa de l'article R. 613-1 de fixer la date à laquelle l'instruction sera close. Lors de la notification de cette ordonnance aux parties, celles-ci sont informées de la date prévue pour l'audience. Cette information ne tient pas lieu de l'avertissement prévu à l'article R. 711-2. " La faculté prévue par les dispositions précitées constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions présentées par M. A tendant à ce qu'une date de clôture d'instruction soit fixée ne sont pas recevables.

Sur la demande de communication.

3. Aux termes des dispositions de l'article L. 311-1 du code du code des relations entre le public et l'administration, applicables à la Nouvelle-Calédonie en vertu de l'article L. 563-2 de ce code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". Aux termes des dispositions de l'article L. 311-3 du même code : " Sous réserve des dispositions de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, concernant les données à caractère personnel figurant dans des fichiers, toute personne a le droit de connaître les informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées. Sur sa demande, ses observations à l'égard desdites conclusions sont obligatoirement consignées en annexe au document concerné. L'utilisation d'un document administratif au mépris des dispositions ci-dessus est interdite ". Les modalités de communication des documents administratifs sont précisées aux articles L. 311-2 et suivants du même code. L'article L. 311-6 de ce code précise que : " Ne sont communicables qu'à l'intéressé les documents administratifs: 1° Dont la communication porterait atteinte à la protection de la vie privée, au secret médical et au secret des affaires, lequel comprend le secret des procédés, des informations économiques et financières et des stratégies commerciales ou industrielles et est apprécié en tenant compte, le cas échéant, du fait que la mission de service public de l'administration mentionnée au premier alinéa de l'article L. 300-2 est soumise à la concurrence ;2° Portant une appréciation ou un jugement de valeur sur une personne physique, nommément désignée ou facilement identifiable ;3° Faisant apparaître le comportement d'une personne, dès lors que la divulgation de ce comportement pourrait lui porter préjudice.() ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 343-3 de ce code : " La commission notifie son avis à l'intéressé et à l'administration mise en cause, dans un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de la demande au secrétariat. Cette administration informe la commission, dans le délai d'un mois qui suit la réception de cet avis, de la suite qu'elle entend donner à la demande ". Aux termes de l'article R. 343-4 du même code : " Le silence gardé pendant le délai prévu à l'article R. 343-5 par l'administration mise en cause vaut décision de refus ". Aux termes de l'article R. 343-5 du même code : " Le délai au terme duquel intervient la décision implicite de refus mentionnée à l'article R. * 343-4 est de deux mois à compter de l'enregistrement de la demande de l'intéressé par la commission. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Me A a formé le 8 septembre 2021, en qualité de représentant de la société Air Alizé, une demande de communication de documents relatifs à l'exécution financière et budgétaire du marché public passé entre le centre hospitalier territorial Gaston Bourret et la société Air Loyauté, d'une copie des factures relatives à ce marché ainsi que de différents titres de perception émis par le centre hospitalier à l'encontre de la société Air Loyauté. Le centre hospitalier territorial Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie n'a pas apporté de réponse à la commission d'accès aux documents administratifs dans le délai de deux mois à compter de l'enregistrement par la commission, le 8 novembre 2021, de la demande de la société Air Alizé et doit être regardé comme ayant pris une décision implicite de refus, en application des dispositions citées au point précédent de l'article R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration. La commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable, le 11 janvier 2022, à la communication des documents demandés par la société Air Alizé, sous réserve du secret des affaires. M. A conteste dans le présent litige, le refus apporté par le centre hospitalier territorial Gaston Bourret à la demande de communication formée par la société Air Alizé. Il n'intervient toutefois pas dans le présent litige comme conseil de la société Air Alizé, mais à titre personnel alors qu'il n'a formé, en cette qualité, ni auprès du centre territorial hospitalier ni devant la commission d'accès aux documents administratifs de demande tendant à la communication des documents mentionnés, conformément aux dispositions de l'article L. 563-2 du code des relations entre le public et l'administration. Ses conclusions tendant à l'annulation du refus opposé par le centre hospitalier à la demande de la société Air Alizé, qu'il ne représente pas dans le présent litige, doivent dès lors être rejetées comme irrecevables.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite refusant la communication de documents relatifs à la société Air Alizé, au vu de l'avis rendu le 11 janvier 2022 par la commission d'accès aux documents administratifs. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

6. Le centre hospitalier territorial Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie n'étant pas la partie perdante, les conclusions de M. A tendant à ce qu'une somme soit mise à sa charge en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 150 000 francs CFP à la charge de M. A, à verser au CHT Gaston Bourret en application des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera la somme de 150 000 francs CFP au centre hospitalier territorial Gaston Bourret en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier territorial Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie.

Copie en sera adressée à la Nouvelle-Calédonie.

Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Sabroux, président,

M. Pilven, premier conseiller,

M. Briquet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.

Le rapporteur,

J-E. PILVENLe président,

D. SABROUXLe greffier de chambre,

J. LAGOURDE

cb

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions