LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2001048

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2001048

jeudi 26 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2001048
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCORDOLIANI FRANCIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 20 novembre 2020 et le 10 et le 15 septembre 2021, M. A B, représenté par Me Cordoliani, demande au tribunal :

1°) la décharge de l'obligation de payer résultant des avis de saisie administrative à tiers détenteur du 22 juin 2020 émis par le comptable public de la direction générale des finances publiques de la Guadeloupe, pour le recouvrement de la somme de 294 458 euros correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 et 2015, en tant qu'ils ne prennent pas en compte le dégrèvement du 18 avril 2020 ;

2°) d'ordonner la mainlevée effective ;

3°) d'enjoindre à l'administration fiscale de restituer, en application des dispositions de l'article R. 277-3-1 du livre de procédures fiscales, les sommes appréhendées à tort pour un montant de 40 413,06 euros assorties de tous les intérêts calculés au taux légal avec capitalisation majorés de 50 % à compter de la date du versement ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la quotité réclamée est erronée dès lors qu'un dégrèvement partiel de 137 194 euros a été prononcé par l'administration fiscale le 18 avril 2020 ;

- il a introduit, le 22 juin 2020, une réclamation contentieuse assortie d'une demande de sursis de paiement faisant obstacle à ce que l'administration poursuive le recouvrement des impositions ;

- l'administration fiscale n'a pas procédé à la mainlevée de l'ensemble des saisies à tiers détenteurs ;

- les sommes indument réclamées doivent être restituées.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er juin 2021, le directeur régional des finances publiques conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que l'ensemble des moyens soulevés n'est pas fondé.

Les parties ont été informées, qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les conclusions à fin d'ordonner la mainlevée effective, étaient susceptibles d'être fondées sur un moyen relevé d'office tiré de leur irrecevabilité.

Par une ordonnance du 27 août 2021 la clôture d'instruction a été fixée au 29 septembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Goudenèche, conseillère ;

- les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique ;

- les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Le comptable public de la direction générale des finances publiques de la Guadeloupe a émis à l'encontre de M. B trois saisies administratives à tiers détenteur le 22 juin 2020 en vue du recouvrement de la somme de 294 458 euros correspondant aux cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2014 et 2015. Par un courrier du 20 juillet 2020, réceptionné le 22 juillet 2020, le requérant a formé une réclamation préalable. En l'absence de réponse de l'administration, le requérant demande au tribunal de prononcer la décharge de l'obligation de payer précitée résultant des saisies administratives, d'ordonner la mainlevée effective et d'enjoindre à l'administration de restituer les sommes appréhendées à tort.

Sur les conclusions à fin de décharge de l'obligation de payer :

2. Le requérant doit être regardé comme soutenant que les actes de poursuites litigieux n'ont pas pris en compte le dégrèvement partiel d'un montant de 137 194 euros prononcé par l'administration fiscale le 18 avril 2020. En l'espèce, les trois avis de saisie administrative à tiers détenteurs ont été émis en vue du recouvrement d'une somme d'un montant de 294 458 euros. Toutefois, il résulte de l'instruction que cette somme correspond en effet à la somme due avant le dégrèvement partiel accordé le 18 avril 2020 d'un montant de 137 194 euros. Par suite, le moyen doit être accueilli.

3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander la décharge de l'obligation de payer la somme de 294 458 euros procédant des trois saisies administratives à tiers détenteur attaqués en tant qu'elles ne prennent pas en compte le dégrèvement du 18 avril 2020 à hauteur de 137 194 euros.

Sur les conclusions à fin de mainlevée :

4. Il n'appartient pas au juge administratif de connaître de conclusions tendant à ce qu'il soit ordonné la mainlevée des avis à tiers détenteur en litige. Par suite, les conclusions à fin qu'il soit enjoint à l'administration de procéder à la mainlevée doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin de restitution des sommes appréhendées :

5. S'il est constant qu'une somme d'un montant de 40 413,06 euros a été recouvrée par l'administration fiscale, toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 2 et 3 que le requérant n'est déchargé de son obligation de payer qu'à hauteur de 137 194 euros. Ainsi, l'exécution du présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint à l'administration fiscale de restituer les sommes recouvrées assorties de tous les intérêts légaux avec capitalisation majorés de 50 % à compter de la date du versement. Par suite, les conclusions doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : M. B est déchargé de l'obligation de payer les sommes mentionnées dans les commandements de payer du 22 juin 2020, à hauteur de 137 194 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la M. A B et au Directeur régional des finances publiques de la Guadeloupe.

Délibéré après l'audience publique du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gouès, président,

Mme Goudenèche, conseillère,

Mme Le Roux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2023.

La rapporteure,

Signé

C. GOUDENÈCHE

Le président,

Signé

S. GOUÈS

La greffière,

Signé

L. LUBINO

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la relance en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

L'adjointe à la greffière en chef

Signé

A. CETOL

4

N° 1901371

4

N° 2000996

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions