jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2100277 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DANINTHE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 22 mars 2021 sous le n° 2100277, et des pièces complémentaires enregistrées le 31 janvier 2023 et le 2 février 2023, M. C A, représenté par Me Daninthe, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre à lui verser la somme totale de 94 858,72 euro, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subi du fait de l'illégalité de la décision du 2 juillet 2015 prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste, ensemble, d'annuler la décision implicite par laquelle le centre hospitalier universitaire a rejeté sa réclamation indemnitaire préalable ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il doit être regardé comme soutenant que :
- la responsabilité du centre hospitalier universitaire est engagée pour faute en raison de l'illégalité entachant sa décision du 2 juillet 2015 prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste ;
- il a droit à l'indemnisation du préjudice financier résultant de la privation de sa rémunération du 1er juillet 2015 au 30 avril 2017, estimé à 84 858,72 euros, majoré des accessoires, ainsi que du préjudice moral occasionné, pour un montant de 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes, représenté par Me Cariou, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 13 juillet 2021 sous le n° 2100798 et un mémoire récapitulatif enregistré le 6 février 2023, M. C A, représenté par Me Daninthe, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes retient la somme de 26 915,08 euros à parfaire sur ses traitements et ses indemnités pour absence de service fait, ensemble la décision par laquelle le centre hospitalier universitaire a rejeté sa réclamation préalable ;
2°) d'enjoindre, au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes de cesser tous prélèvements effectués sur sa rémunération et de lui verser les sommes correspondant à la retenue indûment pratiquée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision attaqué se heurte à la prescription ;
- la décision attaquée est dépourvue de tout fondement dès lors qu'il n'a perçu aucun traitement du centre hospitalier universitaire pour la période litigieuse ;
- les retenues opérées sur ses rémunérations mensuelles constituent une voie de fait dès lors que la décision par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire l'a radié des cadres pour abandon de poste a été annulée par le tribunal administratif de la Guadeloupe et qu'il n'était ainsi pas en situation d'abandon de poste.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 mars et le 5 avril 2022, le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes, représenté par Me Cariou, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°61-825 du 29 juillet 1961 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, psychologue de classe normale, employé au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes a été radié des cadres pour abandon de poste à compter du 1er juillet 2015 par une décision du directeur général du centre hospitalier universitaire du 2 juillet 2015. Par un jugement n° 1600031 du 31 janvier 2017, le tribunal administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du directeur général du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes du 2 juillet 2015 et a enjoint au directeur général du centre hospitalier universitaire de procéder à la réintégration juridique de M. A dans le personnel de l'établissement à compter du 1er juillet 2015, dans le délai de trois mois à compter de la notification de ce jugement. Par un courrier du 18 avril 2017, M. A a été réaffecté au sein des services du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes à compter du 2 mai 2017. Par un courrier du 3 décembre 2020, reçu le 10 décembre 2020, M. A a demandé au centre hospitalier universitaire de lui verser la somme totale de 94 858,72 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subi en raison de son éviction illégale du service du 1er juillet 2015 au 30 avril 2017. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur cette demande indemnitaire préalable. En parallèle, par un courrier du 9 juin 2015, le centre hospitalier universitaire a informé M. A qu'il était redevable de la somme de 49 253,79 euros correspondant au trop-perçu de sa rémunération en raison d'une absence de service fait. Par un courrier, reçu le 9 mars 2021, M. A a formé un recours gracieux afin de demander au centre hospitalier universitaire de cesser les prélèvements exercés sur sa rémunération et de lui rembourser les retenues déjà effectuées sur sa rémunération. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur ce recours gracieux. D'une part, par la requête enregistrée sous le n° 2100277, M. A demande à ce que le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre- Les Abymes soit condamné à lui verser la somme totale de 94 858,72 euros en réparation des préjudices matériels et moraux qu'il estime avoir subis en raison de sa radiation illégale des cadres, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux. D'autre part, par la requête enregistrée sous le n° 2100798, M. A demande l'annulation de la décision par laquelle le directeur du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes applique une retenue sur ses rémunérations pour absence de service fait, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2000230 et n° 2100307 concernent la situation d'un même agent et présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur la requête n°2100277 :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
3. En demandant à la fois l'annulation de la décision implicite rejetant la réclamation préalable du 3 décembre 2020 et la condamnation du centre hospitalier universitaire à lui verser les sommes en litige, M. A a donné à sa requête le caractère d'une demande de plein contentieux. La décision implicite de rejet de la réclamation a ainsi eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet des demandes initiales de M. A. Les conclusions tendant à son annulation doivent, par suite, être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions aux fins d'indemnisation :
S'agissant de l'engagement de la responsabilité pour faute du centre hospitalier universitaire :
4. D'une part, une mesure de radiation des cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé et l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation des cadres, sans procédure disciplinaire préalable. Cette obligation pour l'administration constitue une condition nécessaire pour que soit caractérisée une situation d'abandon de poste, et non une simple condition de procédure de la décision de radiation des cadres pour abandon de poste, contrairement à ce que soutient le centre hospitalier universitaire en défense. Par suite, pour déterminer si le lien de causalité entre la faute invoquée et le préjudice allégué est établi, il n'y a pas lieu de rechercher si la mesure de radiation des cadres était justifiée au fond.
5. D'autre part, en vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction.
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 1, que la décision du 2 juillet 2015 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre - Les Abymes a radié M. A des cadres pour abandon de poste a été annulée par un jugement du tribunal administratif de la Guadeloupe du 31 janvier 2017, devenu définitif. Toute illégalité étant fautive, l'illégalité de cette décision constitue une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire à l'égard de M. A.
7. En second lieu, il résulte du jugement du tribunal administratif du 31 janvier 2017 que M. A ne peut être regardé comme s'étant trouvé en situation d'abandon de poste dès lors qu'il n'est pas attesté qu'il ait eu notification de la mise en demeure évoquée au point 5 avant l'expiration du délai fixé par celle-ci pour la reprise de son poste, il a ainsi été privé d'une chance sérieuse de mesurer la portée de son refus et de pouvoir revenir sur celui-ci. Ainsi, l'illégalité commise par le centre hospitalier universitaire doit être regardée comme constituant une éviction illégale du service et est directement à l'origine des préjudices allégués par M. A consécutifs à la perte de revenus résultant de son éviction du service. Toutefois, l'administration soutient en défense, et il n'est pas contesté par M. A, qu'à la date de la décision du 2 juillet 2015, il était irrégulièrement absent du service depuis le 4 juin 2013, sans avoir apporté aucune justification à ses absences. Il suit de là qu'en ne se présentant pas pour prendre son service pendant plus de deux années consécutives, M. A a, lui aussi, commis une faute à l'origine du préjudice qu'il allègue, de nature à exonérer partiellement le centre hospitalier universitaire de sa responsabilité. Par suite, il sera fait une juste appréciation de cette exonération en la fixant à 50 % du montant de la somme qui sera mise à la charge du centre hospitalier universitaire.
S'agissant de l'évaluation et l'indemnisation des préjudices :
Quant au préjudice matériel :
8. M. A demande que soit retenue la somme totale de 84 858,72 euros pour calculer le préjudice matériel qu'il estime avoir subi du fait de son éviction irrégulière du service du 1er juillet 2015 au 30 avril 2017. En l'espèce, en l'absence de service fait, M. A ne pouvait prétendre au paiement des rémunérations dont il a été privé depuis son éviction, toutefois, il résulte de ce qui précède que le requérant a droit à la réparation de la perte de traitements et d'indemnités dont il avait une chance sérieuse de bénéficier durant la période d'éviction illégale du service. Le requérant a ainsi le droit à la réparation de ce préjudice matériel pour la période du 1er juillet 2015, date à compter de laquelle il a été radié des cadres pour abandon de poste, et par conséquent privé de son traitement, au 30 avril 2017, date à laquelle il a été réintégré dans le personnel de l'établissement et a de nouveau perçu son traitement. Il résulte de l'instruction, que, le 1er juillet 2015, le requérant a été juridiquement réintégré dans une situation d'ancienneté identique à celle à laquelle il était placé le 15 octobre 2012, soit à l'échelon 6, indice majoré 0467. En outre, il résulte de la fiche de paie délivrée par le centre hospitalier universitaire à M. A en mai 2017, que le traitement indiciaire mensuel du requérant s'élevait à un montant de 2115,42 euros, une indemnité de vie chère d'un montant de 846,17 euros et des indemnités de sujétions spéciales pour un montant de 173,69 euros.
9. D'une part, au regard de ses fonctions de psychologue au sein d'un établissement hospitalier, le requérant avait des chances sérieuses de continuer à bénéficier des indemnités de sujétions spéciales qui sont dues à l'ensemble des agents titularisés au sein des établissements publics de santé en application de l'article 1er du décret 90-696 du 1er août 1990 en raison du caractère constant de leur montant, dissocié des heures accomplies, et dès lors qu'elles ne peuvent être regardées comme visant à compenser les frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Toutefois, l'indemnité de vie chère, qui est relative aux conditions de rémunération et avantages divers accordés aux fonctionnaires en service notamment dans le département de la Guadeloupe en application de la loi du 3 avril 1950, ne peut pas être prise en compte dans le chiffrage du préjudice matériel du requérant dès lors qu'elle est seulement destinée à compenser des charges liées à l'exercice effectif des fonctions. Dans ces conditions, il convient d'évaluer la rémunération nette mensuelle moyenne dont M. A a été privé sur la période lui ouvrant droit à indemnisation à un montant de 2 962,13 euros. La base du calcul du montant de l'indemnisation auquel M. A pourrait prétendre sur la période considérée s'élève donc à la somme de totale de 65 166,86 euros. Il n'y a, de plus, pas lieu de déduire d'autres sommes au préjudice ainsi évalué dès lors que ni le requérant, ni l'administration ne défense ne font état de rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction. Enfin, il convient d'appliquer à la somme finale retenue le partage de responsabilité retenu au point 7. Par suite, il y a lieu de condamner le centre hospitalier universitaire à verser à M. A la somme de 32 583,43 euros au titre de son préjudice matériel.
Quant au préjudice moral :
10. M. A, qui n'apporte aucune précision au soutien de son moyen malgré une demande d'instruction en ce sens, n'établit pas avoir subi un préjudice moral. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander l'indemnisation de son préjudice moral résultant de sa période d'éviction illégale.
11. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier universitaire est condamné à verser à M. A une somme totale de 32 583,43 euros, sans qu'il soit besoin de prononcer une astreinte.
En ce qui concerne les frais liés au litige :
12. En premier lieu, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, au sens et pour l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions des parties présentées au titre de cet article doivent être rejetées.
13. En second lieu, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse au centre hospitalier universitaire la somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés non compris dans les dépens.
Sur la requête n° 2100798 :
14. Le requérant soutient que le centre hospitalier universitaire aurait procédé à des retenues sur sa rémunération pour un montant de 26 915,08 euros, jusqu'à apurement de sa dette pour absence de service fait d'un montant de 49 345,08 euros. Si le requérant produit un bordereau de situation de la totalité des produits dus à la trésorerie et faisant état d'un reste dû d'un montant de 49 345,08 euros pour trop perçu de juin 2013 à juin 2015 dont 26 915,08 euros auraient été recouverts à partir du 23 mars 2018, il ne ressort toutefois d'aucune pièce du dossier que ces sommes auraient effectivement été prélevées sur les rémunérations du requérant. Aucun prélèvement effectué à la source pour remboursement des rémunérations indument versées n'apparaît en effet sur les bulletins de salaires produits par le requérant pour les dates et les sommes listées dans le bordereau de situation. De plus, il ressort du message électronique du 17 août 2020 écrit par M. A au directeur du centre hospitalier universitaire et tenant lieu de compte rendu de leur rencontre que le directeur lui avait répondu que le centre hospitalier universitaire ne réalisait aucun prélèvement sur son salaire. Enfin, si les relevés de son compte bancaire ouvert à la caisse d'épargne portent la trace de prélèvements effectués au profit du trésor public, la totalité des sommes prélevées sur la période du mois de janvier 2018 au mois de juillet 2021 ne correspond ainsi pas aux sommes litigieuses et ne permet pas d'établir la réalité de ces prélèvements.
15. Il résulte de ce qui précède que la requête n° 2100798 présentée par M. A doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction, d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier universitaire de Point-à-Pitre - Les Abymes est condamné à verser M. A la somme totale de 32 583,43 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2100277 de M. A est rejeté.
Article 3 : La requête n° 2100798 de M. A est rejetée.
Article 4 : Le centre hospitalier universitaire de Point-à-Pitre - Les Abymes versera à M. A une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Point-à-Pitre - Les Abymes présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au centre hospitalier universitaire de Point-à-Pitre - Les Abymes.
Délibéré après l'audience du 2 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La rapporteure,Le président,
SignéSigné
J. BS. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
N°s 2100277, 2100798
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026