jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2100825 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP JEROME ROUSSEAU ET GUILLAUME TAPIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 juillet 2021, le 28 juillet 2021, le 4 septembre 2021 et le 31 mars 2022, M. B A, représenté par la SCP Jérôme Rousseau et Guillaume Tapie, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la réduction à hauteur de 14 872 euros des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti, au titre des années 2017 à 2020, à raison de l'immeuble situé 527 boulevard de Bananier dans la commune de Capesterre-Belle-Eau (97130) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
- concernant les locaux d'habitation, l'administration ne justifie pas des éléments qu'elle a retenus pour déterminer la valeur locative ayant servi de base pour le calcul de son imposition, notamment le local-type de comparaison utilisé n'est pas identifié ; les surfaces pondérées retenues sont erronées compte tenu de la dégradation de l'état et de l'environnement des locaux ;
- concernant les locaux commerciaux : le local invariant n° 1070191275F est inexploitable , vacant, il est dès lors en droit de bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts ; la surface réelle et la surface pondérée retenues sont erronées : la surface est de 69 m² au lieu de 100 m² retenue par l'administration ; le local type de comparaison n°38 du procès- verbal de la commune de Capesterre-Belle-Eau lui-même évalué par comparaison au local-type n°16 du procès-verbal complémentaire de la commune de Basse-Terre ne peut être utilisé, dès lors qu'il est situé dans une commune ne présentant pas, du point de vue économique, une situation analogue à la commune de Capesterre-Belle-Eau ; le local ne peut être classé dans la catégorie MAG 1 ; s'agissant du local invariant n°1070191274K , le local type de comparaison n° 45 du procès-verbal de la commune de Capesterre-Belle-Eau lui-même évalué en comparaison du local-type n°28 du procès-verbal de Baillif, lui-même évalué par comparaison avec le local-type n°16 du procès-verbal de Basse-Terre ne peut être retenu car il ne présente pas des caractéristiques similaires à celles de l'immeuble à évaluer et n'abritait plus une activité de restauration à la date d'imposition ; la surface pondérée retenue par l'administration est erronée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2022, le directeur régional des finances publiques de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gouès, président,
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire d'un immeuble composé de cinq locaux d'habitation et de deux locaux commerciaux, situé 527 boulevard de Bananier à Capesterre-Belle-Eau. A ce titre, il a été assujetti à la taxe foncière sur les propriétés bâties, au titre des années 2017 à 2020 pour les montants respectifs de 7 507 euros, 7 566 euros, 7 625 euros et 7 704 euros. Par réclamation du 20 juin 2020, il a sollicité une réduction de ces impositions. Par une décision du 1er juin 2021, sa demande a été admise partiellement, à hauteur de 871 euros, 886 euros, 911 euros et 930 euros. Par la présente requête, il demande au tribunal de lui accorder des réductions supplémentaires à hauteur de 3 673 euros, 3 701 euros, 3 730 euros et 3 768 euros, soit un montant total de14 872 euros.
Sur les conclusions à fin de réduction supplémentaire :
En ce qui concerne les locaux d'habitation :
2. Aux termes de l'article 1388 du code général des impôts : " La taxe foncière sur les propriétés bâties est établie d'après la valeur locative cadastrale de ces propriétés déterminée conformément aux principes définis par les articles 1494 à 1508 et 1516 à 1518 B et sous déduction de 50 % de son montant en considération des frais de gestion, d'assurances, d'amortissement, d'entretien et de réparation. ". " Aux termes de l'article 1498 du même code :
" La valeur locative de tous les biens autres que les locaux visés au I de l'article 1496 et que les établissements indus 324 triels visés à l'article 1499 est déterminée au moyen de l'une des méthodes indiquées ci-après : / 1° Pour les biens donnés en location à des conditions de prix normales, la valeur locative est celle qui ressort de cette location ; / 2° a. Pour les biens loués à des conditions de prix anormales ou occupés par leur propriétaire, occupés par un tiers à un autre titre que la location, vacants ou concédés à titre gratuit, la valeur locative est déterminée par comparaison. / Les termes de comparaison sont choisis dans la commune. Ils peuvent être choisis hors de la commune pour procéder à l'évaluation des immeubles d'un caractère particulier ou exceptionnel ; / b. La valeur locative des termes de comparaison est arrêtée : / Soit en partant du bail en cours à la date de référence de la révision lorsque l'immeuble type était loué normalement à cette date ; / Soit, dans le cas contraire, par comparaison avec des immeubles similaires situés dans la commune ou dans une localité présentant, du point de vue économique, une situation analogue à celle de la commune en cause et qui faisaient l'objet à cette date de locations consenties à des conditions de prix normales ; / 3° A défaut de ces bases, la valeur locative est déterminée par voie d'appréciation directe. ".
3. M. A est propriétaire de 5 appartements (numéros invariant 1070192289U, 1070192293N, 1070192294J,1070192297W, 1070192300Z).
S'agissant du local type retenu :
4. Il résulte de l'instruction que les locaux types n°5 et 9 ont servi de terme de comparaison pour évaluer les biens en litige. Le local type n°5 d'une surface pondérée de 64 m² au tarif de 9,90 euros a été construit en 1968. La construction a été considérée comme étant en " assez bon " état d'entretien. Le local type n°9 d'une surface pondérée de 161 m² au tarif de 9,91 euros a été construit en 1969, la construction a été considérée comme étant en " bon état " d'entretien. Ces cinq locaux ont été classés en catégorie 7 " construction économique d'apparence médiocre " au lieu de la catégorie 6. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que les éléments retenus par l'administration pour déterminer la valeur locative ayant servi de base de calcul des impositions en litige lui sont inconnues.
S'agissant de la surface retenue :
5. Il résulte de l'instruction que l'administration a retenu une surface pondérée de 70 m² pour le local invariant n°1070192289U, 109 m² pour le local invariant 1070192293 N, 83 m² pour le local invariant n°1070192294 J, 84 m² pour le local invariant n°1070192297 W et 86 m² pour le local invariant n°1070192300 Z. Par les pièces qu'il produit, notamment un document intitulé " Calcul des surfaces intérieures des pièces d'habitation d'une maison ", le requérant ne démontre pas que les surfaces réelles retenues par l'administration seraient erronées et par voie de conséquence les surfaces pondérées. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne résulte d'aucune disposition législative ou règlementaire que l'administration était tenue de prendre en compte l'état de dégradation et l'environnement des locaux en litige pour déterminer leur surface pondérée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'administration aurait, à tort, retenu une évaluation erronée de la superficie des locaux en litige pour le calcul des impositions litigieuses.
En ce qui concerne les locaux commerciaux :
S'agissant du local invariant n°1070191275 F :
Sur le bien-fondé de l'imposition :
6. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Aux termes de l'article 1415 du code général des impôts : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. " Aux termes du I de l'article 1389 du même code : " Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ou d'inexploitation d'un immeuble utilisé par le contribuable lui-même à usage commercial ou industriel, à partir du premier jour du mois suivant celui du début de la vacance ou de l'inexploitation jusqu'au dernier jour du mois au cours duquel la vacance ou l'inexploitation a pris fin. /. ".
7. Ces dispositions subordonnent le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à la triple condition que la vacance ou l'inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle ait une durée de trois mois au moins et qu'elle affecte soit la totalité de l'immeuble, soit une partie susceptible de location ou d'exploitation séparée. Le caractère involontaire de la vacance s'apprécie eu égard aux circonstances dans lesquelles cette vacance est intervenue et aux démarches accomplies par le propriétaire, selon les possibilités qui lui étaient offertes, en fait comme en droit, pour la prévenir ou y mettre fin. De plus, en ce qui concerne les locaux à usage commercial, ces derniers doivent être utilisés par le propriétaire lui-même.
8. Le contribuable qui prétend obtenir le bénéfice de la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties doit apporter la preuve qu'il a accompli toutes diligences pour mettre l'immeuble en location et démontrer ainsi que la vacance est indépendante de sa volonté, eu égard notamment à l'impossibilité de le louer ou de le vendre malgré des démarches engagées en ce sens, ou à la nécessité de travaux pour rendre le logement habitable et au coût de tels travaux éventuels compte tenu de ses capacités financières.
9. M. A soutient que l'état de dégradation de ce local est tel que ce dernier est devenu impropre à tout occupation et qu'il doit dès lors être exonéré de taxe foncière. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'en se bornant à produire une série de photographies, non datées, dont certaines montrent d'ailleurs que certaines pièces du bien immobilier sont en bon état, pour démontrer l'état de vétusté, voire de délabrement, de l'immeuble, ainsi qu'un devis estimatif des travaux à réaliser établi le 16 août 2021, le requérant ne prouve pas avoir accompli toutes diligences en vue de permettre la mise en location de ce local, et que sa vacance au cours de l'année d'imposition en litige serait due à des circonstances indépendantes de sa volonté. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que l'immeuble litigieux serait devenu impropre à toute utilisation dans son ensemble, partant de faire perdre à l'immeuble son caractère de propriété bâtie. De surcroît, le requérant ne saurait exciper des dispositions du I de l'article 1389 précitées pour demander le dégrèvement du local à usage commercial de l'immeuble litigieux, ne l'ayant pas exploité lui-même, puisqu'il signale qu'il l'a loué jusqu'en 2012 pour un usage de salon de coiffure. Par suite, le requérant ne peut prétendre au bénéfice du dégrèvement prévu à l'article 1389 du code général des impôts.
Sur les locaux-types et surfaces retenus par l'administration :
10. Aux termes du I de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts : " L'évaluation par comparaison consiste à attribuer à un immeuble ou à un local donné une valeur locative proportionnelle à celle qui a été adoptée pour d'autres biens de même nature pris comme types. ". Aux termes de l'article 324 AA de la même annexe : " La valeur locative cadastrale des biens loués à des conditions anormales ou occupés par leur propriétaire, occupés par un tiers à un titre autre que celui de locataire, vacants ou concédés à titre gratuit est obtenue en appliquant aux données relatives à leur consistance - telles que superficie réelle, nombre d'éléments - les valeurs unitaires arrêtées pour le type de la catégorie correspondante. Cette valeur est ensuite ajustée pour tenir compte des différences qui peuvent exister entre le type considéré et l'immeuble à évaluer, notamment du point de vue de la situation, de la nature de la construction, de son état d'entretien, de son aménagement, ainsi que de l'importance plus ou moins grande de ses dépendances bâties et non bâties si ces éléments n'ont pas été pris en considération lors de l'appréciation de la consistance. ".
11. D'une part, il résulte de ces dispositions que le juge de l'impôt, saisi d'une contestation portant sur la méthode d'évaluation, a l'obligation, lorsqu'il estime irrégulière la méthode d'évaluation initialement retenue par l'administration, de lui substituer la méthode d'évaluation qu'il juge régulière. Dans le cas où il retient une évaluation par comparaison, il doit, pour l'application des dispositions du 2° de l'article 1498 du code général des impôts, statuer d'office sur le terme de comparaison qu'il estime, par une appréciation souveraine, pertinent et dont il a vérifié la régularité, au vu des éléments dont il dispose ou qu'il a sollicités par un supplément d'instruction. Il ne lui appartient pas, en l'absence de contestation sur les éléments au dossier portant sur le terme de comparaison qu'il envisage de retenir, de vérifier d'office si ce local-type remplit l'ensemble des conditions de régularité posées par le 2° de l'article 1498.
12. D'autre part, il résulte également des dispositions de l'article 1498 du code général des impôts que lorsqu'il n'existe pas de terme de comparaison dans la commune, l'immeuble peut être évalué par comparaison avec des immeubles similaires situés dans une localité présentant, du point de vue économique, une situation analogue à celle de la commune en cause.
13. Si le requérant fait valoir que le local type retenu par l'administration ne serait pas pertinent, il résulte de l'instruction que le local litigieux, exploité par un salon de coiffure jusqu'en 2012, a été évalué par l'administration par comparaison avec le local type n°38 du procès-verbal complémentaire de la commune de Capesterre-Belle-Eau du 9 mai 2005, d'une surface pondérée de 35 m² au tarif de 17,15 euros qui héberge également une activité de coiffure. Construit en 1994, ce local a lui-même été évalué par comparaison avec le local type n°106 du procès-verbal complémentaire de Basse-Terre, d'une surface pondérée de 16 m² au tarif de 17,15 euros qui héberge aussi une activité de coiffure. Contrairement aux affirmations du requérant ce local-type correspondant à la même catégorie que le local imposable en litige, en particulier au regard de leur affectation, de leur situation dans la même commune. En tout état de cause, le requérant ne propose aucun autre local de comparaison. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que le local-type retenu ne pouvait pas constituer un terme de comparaison valable.
14. Il ne résulte pas de l'instruction en en l'état des pièces produites que les surfaces retenues par l'administration seraient supérieures comme le soutient le requérant, à celles constatées par lui.
S'agissant du local invariant n°1070191274K
15. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le local litigieux est un local à usage de restaurant évalué par comparaison avec le local type n°45 du procès-verbal complémentaire de la commune de Capesterre-Belle-Eau du 9 mai 2005, d'une surface pondérée de 45 m² au tarif de 16,01 euros correspondant à un restaurant, lui-même évalué par comparaison avec le local type n°28 du procès- verbal complémentaire de la commune de Baillif du 17 décembre 2004 correspondant à un restaurant de 46 m² au tarif de 16,01 euros, lui-même évalué par comparaison avec le local-type n°16 du procès- verbal de Basse-Terre du 4 mars 1977, qui est un bar de 40 m² au tarif de 16,01 euros, la construction ayant été jugée comme " médiocre ". Le requérant ne démontre pas qu'il existerait une différence entre les biens comparés notamment du point de vue de leur situation, de la nature des constructions, de leur état d'entretien, de leur aménagement. Par suite, il n'apparait pas, au vu des éléments produits et à défaut de proposition du requérant, que le local-type n° 45 proposé par l'administration ne constituerait pas un terme de comparaison pertinent.
16. En deuxième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que les surfaces retenues par l'administration seraient supérieures comme le soutient le requérant, à celles constatées par lui.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties au titre des années 2017 à 2020.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Les dispositions précitées font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à M. A la somme de 3 000 euros qu'il sollicite, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A et au directeur régional des finances publiques de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
Le président-rapporteur,
Signé :
S. GOUÈS
L'assesseure la plus ancienne,
Signé :
C. GOUDENÈCHE
La greffière,
Signé :
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026