lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2400988 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BALADDA GOURANTON & PRADINES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2024, Me Marie-Agnès Dumoulin es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux, représentée par Me Gouranton, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner la communauté d'agglomération Cap Excellence à lui verser une somme provisionnelle de 12 066,38 euros ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Cap Excellence une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- par jugement du 19 avril 2021, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a ouvert la procédure de redressement judiciaire simplifiée de la société antillaise de revêtements spéciaux, dite SARS, procédure convertie en liquidation judiciaire par jugement du même tribunal en date du 24 novembre 2022 et l'a désignée en qualité de liquidateur judiciaire ;
- les jugements ont été publiés au BODACC les 30 avril 2021 et 2 décembre 2022 ;
- la société SARS était titulaire des revêtements de sols n°14 et 16 du marché de travaux de réhabilitation et modernisation du centre des arts et de la culture de Pointe-à-Pitre, travaux commandés par la communauté d'agglomération Cap Excellence, propriétaire et maître d'ouvrage en charge de cette réhabilitation ;
- le marché a été résilié par le maître d'ouvrage aux motifs de l'intérêt général ; après de nombreux échanges, les parties sont tombées d'accord pour une somme de 12 066,38 euros au titre du décompte de liquidation effectué par Cap Excellence le 1er février 2023 et accepté par la société antillaise de revêtements spéciaux le 14 mars 2023, dont Me Dumoulin a redemandé le règlement le 13 septembre 2023 ;
- les actifs appartenant à la procédure collective étant indument retenus, elle a présenté le 6 mai 2024 une demande préalable aux fins de paiement de la somme de 12 066,38 euros, à laquelle la communauté d'agglomération n'a pas répondu ;
- la créance est certaine et n'est pas sérieusement contestable.
La requête a été communiquée à la communauté d'agglomération Cap Excellence qui n'a pas produit d'observation en défense malgré une mise en demeure adressée en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative le 22 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Descours-Gatin, magistrat honoraire, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude.
2. Il résulte de l'instruction que la société SARL société antillaise de revêtements spéciaux (SARS) était titulaire des revêtements de sols n°14 et 16 du marché de travaux de réhabilitation et modernisation du centre des arts et de la culture de Pointe-à-Pitre, travaux commandés par la communauté d'agglomération Cap Excellence, propriétaire et maître d'ouvrage en charge de cette réhabilitation. Le marché a ensuite été résilié par le maître d'ouvrage pour un motif d'intérêt général et les parties se sont accordées sur une somme de 12 066,38 euros au titre du décompte de liquidation. Par jugement du 19 avril 2021, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a ouvert la procédure de redressement judiciaire simplifiée de la société SARS, procédure convertie en liquidation judiciaire par jugement du même tribunal en date du 24 novembre 2022 et a désigné Me Dumoulin en qualité de liquidateur judiciaire. Par courrier en date du 2 février 2023, Me Dumoulin a informé la communauté d'agglomération Cap Excellence de la situation de liquidation judiciaire de la SARS et lui a demandé de l'informer quant à la suite donnée à l'indemnité de résiliation due à son administré, puis a adressé en vain plusieurs courriers afin de recouvrer cette somme.
3. La communauté d'agglomération Cap Excellence n'a pas procédé au règlement de la somme de 12 066,38 euros, en dépit d'une mise en demeure que lui a adressée Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux, (SARS), le 6 mai 2024, reçue le 7 mai suivant. La communauté d'agglomération Cap Excellence, qui n'a produit aucune défense, malgré une mise en demeure du 22 octobre 2024, ne conteste pas la réalité de sa dette, qui est par ailleurs justifiée par les pièces produites au dossier. Il y a donc lieu de condamner la communauté d'agglomération Cap Excellence à verser à Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux (SARS), à titre de provision la somme totale qu'elle réclame au titre du décompte de liquidation impayé pour un montant total de 12 066,38 euros.
Sur les frais de l'instance :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Cap Excellence la somme de 2 000 euros à payer à Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux (SARS), au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La communauté d'agglomération Cap Excellence est condamnée à payer à Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux, (SARS), une somme de 12 066,38 (douze mille soixante-six) euros et 38 centimes, à titre de provision.
Article 2 : La communauté d'agglomération Cap Excellence versera à Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux (SARS), une somme de 2 000 euros, au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Me Dumoulin, es qualité de liquidateur judiciaire de la SARL société antillaise de revêtements spéciaux (SARS), et à la communauté d'agglomération Cap Excellence.
Copie en sera adressée au préfet de Guadeloupe et à la Chambre Régionale des comptes de la Guadeloupe.
Fait à Basse-Terre le 31 mars 2025.
Le juge des référés,
Signé
Ch. DESCOURS-GATIN
La République mande et ordonne au préfet de Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
Signé
L. LUBINO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026