jeudi 1 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2100185 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | TAOUMI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 11 février 2021 et 1er décembre 2023, la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la Guyane demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie, au titre des années 2019 et 2020, dans les rôles de la commune de Matoury, à raison des installations qu'elle exploite sur le site de l'aéroport Félix Eboué.
La CCI de la Guyane soutient que l'article 1380 du code général des impôts prévoit que la taxe foncière est mise à la charge du propriétaire, que les avis d'imposition mentionnent la qualité de propriétaire de l'Etat, que les bases d'imposition sont erronées et aboutissent à des impositions excessives, puis que les énonciations du paragraphe n° 160 de la documentation administrative référencée BOI-IF-TFB-10-20-10 o.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 juin 2021, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 21 décembre 2023, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au non-lieu à statuer.
Par une décision du 28 septembre 2023, le président du tribunal a désigné Mme Lacau, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés par l'article R.222-13 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
En application des dispositions de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative, le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 janvier 2024 :
- le rapport de Mme Lacau,
- et les observations de Me Taoumi pour la CCI de la Guyane, le directeur régional des finances publiques de la Guyane n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
La chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la Guyane exploite l'aéroport de Cayenne Félix Eboué en vertu d'un contrat de concession d'une durée de quinze ans conclu avec l'État le 18 décembre 2007, qui a fait l'objet d'un premier avenant approuvé par un arrêté interministériel du 8 décembre 2022. Il n'est pas contesté que, par une décision du 20 octobre 2023, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur régional des finances publiques de la Guyane a prononcé le dégrèvement des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie de ce chef au titre des années 2019 et 2020 dans les rôles de la commune de Matoury à hauteur, respectivement, de 951.858 euros et de 968.274 euros. Il en résulte que la requête de la CCI de la Guyane tendant à la décharge de ces impositions est privée d'objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane tendant à la décharge des cotisations de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2019 et 2020 pour les installations de l'aéroport de Cayenne Félix Eboué.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane et au directeur régional des finances publiques de la Guyane.
Une copie en sera adressée à la Direction générale de l'aviation civile.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
M.T. LACAULa greffière
Signé
S. MERCIER
La République mande et ordonne au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026