mercredi 21 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200001 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CHARLOT |
Vu la procédure suivante :
Suite à l'accident occasionné le 9 juillet 2017 par la chute d'un arbre au PK9, sur la route de Cacao, Mme E et Mme C ont saisi le juge des référés d'une demande d'expertise sur le fondement des dispositions de l'article R.532-1 du code de justice administrative. Par une décision n° 2200001 du 12 septembre 2022, le juge des référés a fait droit à cette demande et désigné comme experts MM B et A.
Par des courriers enregistrés les 11 avril et 15 mai 2023, M. A demande au juge des référés d'étendre l'expertise à la Collectivité Territoriale de la Guyane et à l'Office National des Forêts. Ni ces derniers, ni les parties initialement désignées, à qui la demande a été communiquée le 13 juin suivant, n'ont produit d'observations.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 532-3 du code de justice administrative prévoit qu'à la demande notamment de l'expert, le juge du référé-expertise peut à tout moment étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance. Il résulte de ces dispositions, combinées à celles de l'article R.532-1 du même code que cette extension ne peut être ordonnée qu'à la condition qu'elle présente un caractère utile. Cette utilité est appréciée au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
2. Suite à l'accident mortel occasionné le 9 juillet 2017 par la chute d'un arbre au PK9, sur la route de Cacao, Mme E et Mme C ont saisi le juge des référés d'une demande d'expertise. Par une décision n° 2200001 du 12 septembre 2022, le juge des référés a fait droit à cette demande et désigné en qualité d'experts M. B et M. A. Ce dernier demande au juge des référés d'étendre l'expertise à la Collectivité Territoriale de la Guyane et à l'Office National des Forêts.
3. Il résulte de l'instruction que l'extension sollicitée, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues, présente un caractère utile, ce que ne contestent d'ailleurs ni les parties initialement désignées, ni la Collectivité Territoriale de la Guyane et l'Office National des Forêts, qui n'ont pas produit d'observations. Dans ces conditions, il y a lieu de déclarer les opérations d'expertise communes à la Collectivité Territoriale de la Guyane et à l'Office National des Forêts.
ORDONNE :
Article 1er : Les opérations d'expertise ordonnées le 12 septembre 2022 à la demande de Mme E sont étendues à la Collectivité Territoriale de la Guyane et à l'Office National des Forêts.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D, à la Collectivité Territoriale de la Guyane, à l'Office National des Forêts et à MM B et A.
Une copie en sera adressée à la commune de Roura, à la Direction Générale des Territoires et de la Mer, au préfet de la Guyane et à la Caisse Générale de Sécurité Sociale de la Guyane,
Fait à Cayenne, le 21 juin 2023.
Le juge des référés,
Signé
MT LACAU
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier
Signé
C. PAUILLAC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026