LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2200075

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2200075

jeudi 8 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2200075
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET ORVA AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 janvier 2022, la SAS DMC, représentée par Me Pourriau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 novembre 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques de la Guyane n'a fait droit qu'à hauteur de 44.648 euros à sa demande de remboursement de sa quote-part du crédit d'impôt accordé à la société Magnan et Fils A sur le fondement de l'article 244 quater W du code général des impôts au titre de l'année 2020 ;

2°) d'ordonner, sur la base d'une quote-part de crédit d'impôt de 58.552 euros, le remboursement du montant de 13.904 euros restant dû, assorti des intérêts moratoires prévus par l'article L.208 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.200 euros au titre de l'article L.76I-I du code de justice administrative.

La SAS DMC soutient que le crédit d'impôt doit être déterminé par application du taux de 45,9 % applicable aux sociétés de personnes, ce que confirme la doctrine administrative BOI-BIC-RICI-10-160-30.

Par des courriers des 10 février 2022 et 11 avril 2023, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur les moyens d'ordre public tirés, d'une part de ce que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 19 novembre 2021, acte non détachable de la procédure d'imposition, ne sont pas recevables, d'autre part, de ce qu'en l'absence de litige né et actuel avec le comptable chargé du remboursement, les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires sont privées d'objet.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 août 2022, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lacau et les conclusions de M. Hegesippe, rapporteur public, ont été entendus au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Société mère d'un groupe fiscalement intégré, la société par actions simplifiée (SAS) Magnan et Fils A bénéficie du régime fiscal des groupes de sociétés prévu à l'article 223 A du code général des impôts et a opté, le 30 novembre 2020, pour le régime fiscal des sociétés de personnes. La SAS DMC, qui détient 5 % des parts de la SAS Magnan et Fils A, est soumise à l'impôt sur les sociétés. La SAS Magnan et Fils A a bénéficié, le 23 janvier 2021, d'un agrément pour pouvoir prétendre au bénéfice du crédit d'impôt prévu par l'article 244 quater W du même code pour l'acquisition de matériels de chantier en vue de la construction d'un groupe scolaire à Saint-Georges de l'Oyapock, en Guyane. Le 27 juillet 2021, la SAS DMC a sollicité le remboursement de sa quote-part du crédit d'impôt accordé à la société Magnan et Fils A. Elle demande au tribunal d'annuler la décision du 19 novembre 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques de la Guyane n'a fait droit qu'à hauteur de 44.648 euros à sa demande, en faisant application à l'assiette retenue d'un taux de 35 %, puis d'ordonner, sur la base d'une quote-part de crédit d'impôt de 58.552 euros, le remboursement du montant de 13.904 euros restant dû par application d'un taux de 45,9 %.

Sur la demande d'annulation :

2. Les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 19 novembre 2021, acte non détachable de la procédure d'imposition, ne sont pas recevables.

Sur la demande de remboursement :

3. Aux termes de l'article 244 quater W du code général des impôts : " I.-1. Les entreprises imposées d'après leur bénéfice réel (), exerçant une activité agricole ou une activité industrielle, commerciale ou artisanale relevant de l'article 34, peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt à raison des investissements productifs neufs qu'elles réalisent dans un département d'outre-mer (). III. - Le taux du crédit d'impôt est fixé à : 1° 38,25 % pour les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu ; 2° 35 % pour les entreprises et les organismes soumis à l'impôt sur les sociétés. Le taux mentionné au 1° est porté à 45,9 % pour les investissements réalisés en Guyane () VI. - Le crédit d'impôt calculé par les sociétés de personnes () ou les groupements () qui ne sont pas soumis à l'impôt sur les sociétés peut être utilisé par leurs associés proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés ou groupements, à condition qu'il s'agisse de redevables de l'impôt sur les sociétés qui exercent leur activité dans un secteur éligible au sens du 1 du I dans le département dans lequel l'investissement est réalisé () ".

4. Aux termes du premier alinéa du I de l'article 238 bis K du même code : " I. Lorsque des droits dans une société ou un groupement () sont inscrits à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'impôt sur le revenu de plein droit selon un régime de bénéfice réel, la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits ".

5. Les dispositions précitées du premier alinéa du I de l'article 238 bis K du code général des impôts, invoquées par l'administration fiscale, se bornent à régir le mode de calcul de la quote-part des associés et sont sans incidence sur le calcul du crédit d'impôt applicable à l'entreprise exploitante qui réalise l'investissement. Il résulte des termes mêmes des dispositions, d'interprétation stricte, du III de l'article 244 quater W que le taux du crédit d'impôt est porté à 45,9 % pour les investissements réalisés en Guyane par des entreprises soumises à l'impôt sur le revenu et le premier alinéa du VI du même article prévoit que le crédit d'impôt calculé par les sociétés de personnes non soumises à l'impôt sur les sociétés peut être utilisé par leurs associés proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés. La circonstance que les associés bénéficient de leur quote-part du crédit d'impôt est sans incidence sur la détermination du taux applicable à l'entreprise exploitante qui réalise l'investissement. Aucun texte ne prévoit que pour le calcul de la quote-part des associés, le taux du crédit d'impôt devrait être fixé selon le régime fiscal applicable à l'associé. Dès lors, c'est à tort que l'administration fiscale a fait application du taux de 35 % en se fondant sur le régime applicable à la SAS DMC, soumise à l'impôt sur les sociétés.

6. Il résulte de tout qui précède que la SAS DMC est fondée à demander la restitution du montant de 13.904 euros, correspondant à la différence entre le montant de 44.648 euros accordé par l'administration et celui de 58.552 euros résultant de l'application du taux de 45,9 %.

Sur les conclusions accessoires :

7. L'article L.208 du livre de procédures fiscales prévoit le remboursement au contribuable des montants déjà perçus par l'administration, ayant fait l'objet d'un dégrèvement. En l'absence de litige né et actuel avec le comptable chargé du remboursement, les conclusions de la SAS DMC tendant au versement d'intérêts moratoires, privées d'objet, ne peuvent qu'être rejetées.

8. Il y a lieu, en l'espèce, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.200 euros à payer à la SAS DMC.

D E C I D E :

Article 1er : Il est accordé à la SAS DMC la restitution de la somme de 13.904 euros, correspondant au montant restant dû au titre de sa quote-part du crédit d'impôt dont a bénéficié la société Magnan et Fils A pour l'année 2020.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1.200 euros à la SAS DMC au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la SAS DMC est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SAS DMC et au directeur régional des finances publiques de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Lacau, première conseillère,

M. Bernabeu, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.

La rapporteure,

Signé

M.T. LACAU

Le président,

Signé

L. MARTINLa greffière

Signé

S. MERCIER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions