vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200842 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2022, M. B C, demande au tribunal que le ministère des armées lui verse les indemnités qui lui sont dues au titre de la formation qu'il a dispensée entre le 2 novembre 2015 et le 30 avril 2016 et que ces indemnités soient assorties des intérêts moratoires.
Il soutient qu'il a effectué la formation de Mme A et a donc droit au paiement de cette formation qu'il a effectuée entre le 2 novembre 2015 et le 30 avril 2016, paiement assorti des intérêts moratoires.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mai 2024, le ministre des armées conclut au non-lieu partiel à statuer en ce qui concerne les conclusions tendant au versement d'indemnités pour la formation que le requérant a dispensée en 2015 et au rejet des autres conclusions.
Il fait valoir, à titre principal, d'une part qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les indemnités correspondant à la formation dispensée par le requérant en 2015 car elles lui ont été versées en juin 2022 et d'autre part que les conclusions tendant au versement d'indemnités pour la formation que le requérant a dispensée en 2016 étaient irrecevables dès l'origine car ces indemnités avaient été versées au requérant avant l'introduction de la requête. Il précise, à titre subsidiaire, que le contentieux n'a pas été lié et que les conclusions tendant au versement d'intérêts sont infondées dès lors que le principal a été versé en janvier et juin 2022.
Par un mémoire enregistré le 3 janvier 2023, M. C confirme avoir reçu en juin 2022 le paiement de l'indemnité de formation qui lui était due au titre de l'année 2015 mais maintient sa demande en ce qui concerne les intérêts moratoires relatif à ce paiement tardif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor ;
- et les conclusions de M. Hégésippe, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est médecin militaire. Il a assuré la formation d'une collègue interne des hôpitaux des armées entre le 2 novembre 2015 et le 30 avril 2016. Par la présente requête,
M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du la commission de recours des militaires du 19 mai 2022 par laquelle la commission de recours des militaires a implicitement rejeté sa demande de versement de la somme de 1 260 euros assortie des intérêts moratoires, au titre d'une formation qu'il a dispensée entre le 2 novembre 2015 et le 30 avril 2016.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il ressort des pièces du dossier que le montant de l'indemnité de formation qui était due à M. C au titre de 2015 lui a été versée en juin 2022, après l'introduction de la requête. Par conséquent, les conclusions de la requête tendant à ce que soit versée une indemnité au titre de la formation dispensée par le requérant en 2015 ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur la fin de non-recevoir en ce qui concerne l'indemnité de formation dispensée en 2016 :
3. Le ministre des armées fait valoir sans être contesté en réplique que le montant de l'indemnité de formation qui était due à M. C au titre de 2016 lui a été versée dès le mois de janvier 2022, soit avant l'introduction de la requête. Il ressort en effet des pièces du dossier qu'une somme intitulée " indemnité de formation " a été versée au requérant, qui n'en conteste pas le montant. Par conséquent, les conclusions de la requête tendant à ce que soit versée une indemnité au titre de la formation dispensée par le requérant en 2016 sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la fin de non-recevoir opposée aux conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires :
4. Aux termes de l'article R.4125-2 du code de la défense : " A compter de la notification ou de la publication de l'acte contesté, ou de l'intervention d'une décision implicite de rejet d'une demande, le militaire dispose d'un délai de deux mois pour saisir la commission par tout moyen conférant date certaine de réception de cette saisine au secrétariat permanent placé sous l'autorité du président de la commission. () / La saisine de la commission est accompagnée d'une copie de l'acte contesté et mentionne les griefs formulés contre cet acte. Dans le cas d'une décision implicite de rejet, la saisine est accompagnée d'une copie de la demande. / Si la copie de l'acte ou, dans le cas d'une décision implicite de rejet, la copie de la demande ne sont pas jointes à l'envoi, le secrétariat permanent de la commission met l'intéressé en demeure de la produire dans un délai de deux semaines ; en l'absence de production dans ce délai, l'intéressé est réputé avoir renoncé à son recours. Le président de la commission en dresse le constat et en informe l'intéressé. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier, d'une part que M. C, s'il a demandé le
26 avril 2020 la levée de la prescription quadriennale pour ce qui concerne la formation dispensée en 2015, n'a en revanche adressé aucune demande faisant naître une décision préalable de refus de versement de la part de son administration. Il incombe au juge, s'il est saisi par le militaire d'un recours qui n'a ainsi été valablement précédé d'aucun recours administratif préalable, de le rejeter comme irrecevable. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée en défense aux conclusions relatives au versement d'intérêts moratoires doit être accueillie.
6. Il résulte de tout ce qui précède qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant au versement d'une indemnité au titre de la formation dispensée par M. C en 2015 et que le surplus des conclusions doit être rejeté.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C en tant qu'elles tendent au versement d'une indemnité au titre de la formation qu'il a dispensée en 2015.
Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024 à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Deleplancque, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
O. GUISERIXLa greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026