jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201114 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2022, Mme C A épouse B, demande au tribunal, à titre principal, de mettre en œuvre une procédure de mandatement pour que le centre hospitalier de Cayenne lui verse la rémunération qu'il lui doit, correspondant aux jours qu'elle a travaillés du 9 au 16 septembre 2020, à ses congés payés durant toute la période de son contrat et à 30 heures supplémentaires.
Elle soutient qu'elle a droit à la rémunération de jours travaillés du 9 au
16 septembre 2020, aux congés payés de toute la période de son contrat, à 30 heures supplémentaires, validées par son chef de service.
Le centre hospitalier de Cayenne, à qui la requête a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un courrier du 18 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'éventuelle irrecevabilité de la requête ne comportant que des conclusions à fin d'injonction à titre principal.
Mme A épouse B a présenté le 23 septembre 2024 des observations en réponse à ce moyen d'ordre public, qui ont été communiquées le même jour.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- et les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A épouse B a conclu le 2 juin 2020 avec le centre hospitalier de Cayenne un contrat de travail à durée indéterminée en tant qu'adjointe des cadres, avec une période d'essai de 4 mois. Par une lettre du 7 septembre 2020 reçue le même jour par le centre hospitalier, elle a mis fin à cette période d'essai avec un délai de prévenance de 8 jours, correspondant à son ancienneté inférieure à 6 mois. Par une lettre du 8 octobre 2021 adressée en courrier recommandé mais dont la date de réception n'est pas établie, Mme A épouse B a demandé au centre hospitalier de lui verser notamment la rémunération correspondant aux jours qu'elle avait travaillés du 9 au 16 septembre 2020, aux congés payés de toute la période de son contrat, à 30 heures supplémentaires, validées par son chef de service. Par trois courriers du 2 et du 16 février et du 1er avril 2022, la société Juridica, assurant la protection juridique de la requérante, a réitéré cette demande au centre hospitalier. Par la présente requête, Mme A épouse B demande au tribunal de " mettre une procédure de mandatement " à son profit.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Il n'appartient pas au juge de mettre en œuvre des procédures de mandatement. Ainsi, la demande de Mme A épouse B tendant, à titre principal, à ce que le tribunal " mette une procédure de mandatement " à son profit est irrecevable et ne peut être que rejetée.
3. Il résulte de ce qui précède que de la requête de Mme A épouse B est irrecevable et ne peut qu'être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A épouse B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et au centre hospitalier de Cayenne.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
E. Rolin, présidente,
Mme Lacau, première conseillère,
Mme Schor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 24 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
La présidente,
Signé
E. ROLIN
La greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026