jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201644 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PAGE JULIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et quatre mémoires, enregistrés le 18 novembre 2022, le 5 mars, le
9 avril, le 25 et le 27 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Page, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2022 par lequel la Communauté de Communes des Savanes a refusé de reconnaître son accident du 19 février 2021 imputable au service et l'a placé en congé de maladie ordinaire à mi-traitement à compter du 22 février 2021 ;
2°) d'enjoindre à la Communauté de Communes des Savanes de reconnaître le caractère imputable au service de cet accident de travail du 19 février 2021 ;
3°) de condamner la Communauté de Communes des Savanes à lui verser la somme de 38 562, 42 euros en réparation de son préjudice ;
4°) de mettre à la charge de la Communauté de Communes des Savanes la somme de
5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché de vice de procédure car :
- l'avis du conseil médical unique du 15 juin 2022 n'est pas motivé ;
- le conseil médical unique n'a pas été saisi dans le délai imparti par l'article 37-5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;
- la décision sur l'imputabilité au service de l'accident du 19 février 2021 a été rendue tardivement par la CCDS ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation car, alors qu'il est affecté d'un syndrome anxiodépressif, cet accident est survenu durant le temps et sur le lieu du travail ;
- le retard avec lequel la Communauté de Communes des Savanes a saisi le conseil médical unique et le retard avec lequel elle a ensuite statué sur la demande d'imputabilité au service de l'accident de travail du 19 février 2021 sont constitutifs de fautes susceptible d'engager sa responsabilité à hauteur de 38 562,42 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 mars 2023 et le 8 avril 2024, la Communauté de Communes des Savanes conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un courrier du 25 octobre 2024, le tribunal a informé les parties, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce qu'il était susceptible, dans l'hypothèse où il annulerait l'arrêté en litige, d'enjoindre à la Communauté de Communes des Savanes de réexaminer la situation de M. B et de prendre une nouvelle décision le concernant dans le délai de quatre mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
La Communauté de Communes des Savanes a présenté le 5 novembre 2024 des observations sur ce courrier, qui ont été communiquées le même jour.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2022-350 du 11 mars 2022 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Schor,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de Me Page, représentant M. B, et de Me Masson, représentant la Communauté de Communes des Savanes.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été nommé directeur du développement du territoire de la communauté de communes des Savanes (CCDS) au grade d'attaché principal à compter du 1er décembre 2019. À compter de mai 2020, il a signalé des agissements constitutifs selon lui de harcèlement moral de la part de la directrice générale des services de la CCDS. Le vendredi 19 février 2021, M. B a reçu par courriel une convocation à un entretien le mercredi suivant dans la salle de réunion de la CCDS pour " affaire le concernant ". M. B a alors fait l'objet d'une réaction entraînant un arrêt de travail à partir du 22 février 2021 pour accident du travail du 19 février 2021. Il a demandé à la CCDS de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident. Durant l'instruction de sa demande et alors que la Commission de Réforme avait été saisie le 25 mai 2021, par un arrêté de la CCDS du 30 juillet 2021, M. B a été placé en en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à titre provisoire, à compter du 22 février 2021, avec perception de l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise sur sa demande d'imputabilité au service de l'accident du 19 février 2021. Par un avis du 15 juin 2022, le Conseil médical unique a rendu un avis défavorable à l'imputabilité au service de l'accident du 19 février 2021, " à la vue des éléments du dossier ". Par un arrêté du 21 juin 2022, la CCDS a rejeté la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident du
19 février 2021 subi par M. B, a rapporté l'arrêté du 30 juillet 2021 le plaçant provisoirement en CITIS, a décidé que ce dernier était de ce fait redevable à la CCDS des sommes indûment versées pendant la période pour laquelle il avait été placé en CITIS à plein traitement et l'a placé en congé de maladie ordinaire à mi-traitement à compter du 22 février 2021. Par un courrier du
5 août 2022, reçu par la CCDS le 10 août 2022, M. B a demandé à la CCDS d'abroger cet arrêté du 21 juin 2022 et de lui verser la somme de 38 562,42 euros en réparation de son préjudice. Le silence gardé par la CCDS pendant plus de deux mois sur ce recours a fait naître une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté et de condamner la CCDS à lui verser la somme de 38 562, 42 euros en réparation de son préjudice.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa rédaction issue du décret du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique territoriale : " I. Dans chaque département, est institué auprès du préfet un conseil médical dont la composition est prévue à l'article 4. / Le conseil médical institué dans un département est compétent à l'égard du fonctionnaire qui y exerce ou y a exercé en dernier lieu ses fonctions. / Le conseil médical dispose d'un secrétariat placé sous l'autorité de son président. Sauf dispositions contraires prévues par le présent décret, le secrétariat du conseil médical est assuré par : / 1° Le centre de gestion pour les collectivités et établissements affiliés à titre obligatoire ou volontaire en application du II de l'article 23 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée ; / 2° Le centre de gestion pour les collectivités et établissements ayant adhéré au bloc insécable en application des dispositions du IV de l'article 23 de la même loi ; / 3° Dans les autres cas, la collectivité ou l'établissement public en relevant. (). Aux termes de l'article 7 de ce décret : " I. Lorsque sa situation fait l'objet d'un examen par un conseil médical réuni en formation restreinte, le secrétariat du conseil médical informe le fonctionnaire de la date à laquelle le conseil médical examinera son dossier, de son droit à consulter son dossier et des voies de contestation possibles devant le conseil médical supérieur. / II. Lorsque sa situation fait l'objet d'un examen par un conseil médical réuni en formation plénière, le secrétariat du conseil médical informe le fonctionnaire de la date à laquelle le conseil médical examinera son dossier, de son droit à consulter son dossier et de son droit d'être entendu par le conseil médical. / () / V. L'avis du conseil médical en formation plénière est motivé. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le conseil médical unique a siégé et statué le
15 juin 2022 en formation plénière, formation compétente pour examiner la demande de
M. B, en vertu des dispositions de l'article 5-1 du décret du 30 juillet 1987, dans sa rédaction applicable en litige. Par suite, en application des dispositions précitées de l'article 7 du décret du 30 juillet 1987, son avis devait être motivé. Il ressort cependant des pièces du dossier que cet avis était uniquement motivé par la mention " " à la vue des éléments du dossier ". Cette mention ne permet pas à M. B de comprendre les motifs de cet avis. Dès lors, l'exigence de motivation de l'avis du conseil médical unique prévue par les dispositions citées au point précédent, avis contribuant à la garantie que la décision prise le sera de façon éclairée, quand bien même il n'est que consultatif, ne peut être regardée comme ayant été respectée et M. B est fondé à soutenir que l'arrêté du 21 juin 2022, qui se fonde sur cet avis, est entaché d'un vice de procédure.
4. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté de la CCDS du 21 juin 2022 doit être annulé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des conclusions à fin d'annulation.
Sur les conclusions indemnitaires :
5. Aux termes de l'article 37-5 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Pour se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident ou de la maladie, l'autorité territoriale dispose d'un délai : 1° En cas d'accident, d'un mois à compter de la date de réception de la déclaration prévue à l'article 37-2 ; / () / Un délai supplémentaire de trois mois s'ajoute aux délais mentionnés au 1° et au 2° en cas () de saisine du conseil médical compétent. (). / Au terme de ces délais, lorsque l'instruction par l'autorité territoriale n'est pas terminée, l'agent est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire pour la durée d'incapacité de travail indiquée sur le certificat médical prévu au 2° de l'article 37-2 ou au dernier alinéa de l'article 37-9. Cette décision, notifiée au fonctionnaire, précise qu'elle peut être retirée dans les conditions prévues à l'article 37-9. ". Aux termes de l'article 13 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La demande d'inscription à l'ordre du jour de la commission est adressée au secrétariat de celle-ci par l'employeur de l'agent concerné. / L'agent concerné peut également adresser une demande de saisine de la commission à son employeur, qui doit la transmettre au secrétariat de celle-ci dans un délai de trois semaines (). ".
6. Il résulte de l'instruction que la CCDS a reçu le courrier du 19 février 2021 de
M. B le 22 février 2021 et s'est estimée saisie par ce courrier d'une demande d'imputabilité au service de l'accident survenu le 19 février 2021. Le délai d'instruction dont elle disposait était donc, en application des dispositions précitées de l'article 37-5 du décret du 30 juillet 1987, d'un mois, augmenté de 3 mois puisqu'elle a choisi le 31 mars 2021 de saisir ultérieurement le conseil médical. La CCDS devait donc se prononcer ou placer M. B en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) le 22 juin 2021. Ce n'est cependant que le 2 juin 2021, soit environ 3,5 mois après la réception du courrier du 19 février 2021, et alors que le délai dont la CCDS disposait en théorie pour statuer était fixé à 4 mois, que le conseil médical a été saisi du dossier de M. B. Si la CCDS fait valoir, pour justifier ce retard, que le requérant pouvait lui aussi saisir le comité médical, cette possibilité laissée au requérant ne saurait exonérer la collectivité de ses obligations en la matière, le texte de l'arrêté du 4 août 2004 ne prévoyant pas une saisine en lieu et place mais une saisine de la part du demandeur " également ". Par ailleurs, s'il existe en effet une loi du 22 février 2021 portant report, de mars à juin 2021, du renouvellement général des conseils départementaux, des conseils régionaux et des assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique, et alors que l'état d'urgence sanitaire a été prorogé en Guyane jusqu'au 30 septembre 2021 par une loi du 31 mai 2021, aucun texte ne prévoit cependant le report des délais de saisine du comité médical en 2021 en Guyane en raison de la pandémie de Covid-19. M. B soutient qu'il a subi un important préjudice en raison du délai avec lequel la CCDS a statué sur sa demande d'imputabilité au service de l'accident du
19 février 2021. Toutefois, il résulte de l'instruction d'une part que la CCDS a saisi le conseil médical unique, anciennement commission de réforme, dans le délai de quatre mois qui lui était imparti pour se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident de M. B, d'autre part qu'elle a placé le 30 juillet 2021 le requérant en CITIS à compter du 22 février 2021, date de déclaration de son accident de travail. En outre, il résulte de l'instruction que la CCDS a été diligente à édicter le 21 juin 2022 une décision, une fois que l'avis du conseil médical avait été émis le 15 juin 2022. Ainsi, le retard avec lequel la CCDS a saisi le conseil médical n'est pas, à lui seul et directement, la cause de ce préjudice, qui résulte principalement du délai de plus d'un an mis par ce conseil médical à émettre son avis. Dès lors, M. B n'établit pas le lien de causalité entre le préjudice qu'il invoque et le retard de saisine du conseil médical par la CCDS. Il n'est donc pas fondé à rechercher la responsabilité de la CCDS à ce titre.
7. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté de la CCDS du 21 juin 2022 doit être annulé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens relevant des conclusions à fin d'annulation de la requête, et que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Aux termes de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative : " Lorsque la décision lui paraît susceptible d'impliquer le prononcé d'office d'une injonction, assortie le cas échéant d'une astreinte, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction en informe les parties avant la séance de jugement et fixe le délai dans lequel elles peuvent, sans qu'y fasse obstacle la clôture éventuelle de l'instruction, présenter leurs observations. ".
9. Eu égard au motif d'annulation de légalité externe retenu, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint à la CCDS, sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, de réexaminer la situation de M. B, dans le délai fixé par l'article 37-5 du décret du 30 juillet 1987, à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas pour la totalité du litige la partie perdante, la somme que la CCDS demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la CCDS une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par
M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la Communauté de Communes des Savanes du 21 juin 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la Communauté de Communes des Savanes de réexaminer la situation de M. B dans le délai fixé par l'article 37-5 du décret du 30 juillet 1987, à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La Communauté de Communes des Savanes versera à M. B une somme de
1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la Communauté de Communes des Savanes.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Schor, première conseillère,
Mme Marcisieux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 28 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
E. SCHOR
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
M-Y. METELLUS
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026