jeudi 26 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2201682 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés respectivement les 24 novembre 2022 et 10 octobre 2024, sous le n° 2201682, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'avis de somme à payer d'un montant de 35 369, 83 euros émis à son encontre le 22 juillet 2022 relatif à des remboursements de trop-perçus de salaires versés par la communauté de communes des Savanes, ensemble, la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes des Savanes de lui rembourser les sommes irrégulièrement saisies sur sa rémunération pour un montant de 13 821 euros ainsi que toutes les sommes qui pourraient être ultérieurement saisies ;
3°) de condamner la communauté de communes des Savanes à lui verser la somme de 5 000 euros en raison du préjudice qu'il estime avoir subi.
Il doit être regardé comme soutenant que, dans le dernier état de ses écritures :
- l'avis de somme à payer ne mentionne pas les voies de recours ;
- la procédure est entachée d'irrégularité dès lors que la communauté de communes des Savanes a mandaté la trésorerie de Kourou pour procéder au recouvrement des sommes en litige et a, à la fois, saisi ces sommes sur ses salaires ;
- l'avis émis ne repose pas sur une créance certaine, liquide et exigible en l'absence de précision justifiant la créance ;
- l'état des dettes n'est pas fiable dès lors que la fiche de paie de juillet 2022 ne permet pas d'effectuer un calcul certain du montant de la dette ;
- le titre est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans la détermination des sommes qu'il doit, compte tenu des saisies déjà opérées sur ses rémunérations ;
- en le privant de sa rémunération depuis juillet 2022, la communauté de communes des Savanes a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- il a droit au versement de la somme de 5 000 euros en réparation de ce préjudice.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 décembre 2023, la communauté de communes des Savanes, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les conclusions indemnitaires présentées par M. B sont irrecevables, faute de demande indemnitaire préalable et que les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête et des mémoires enregistrés respectivement les 24 mars,
11 août, 28 août et 6 septembre 2023, sous le n° 2300464, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'avis de somme à payer d'un montant de 1 869, 87 euros émis à son encontre le 24 janvier 2023 relatif à des remboursements de trop-perçus de salaires versés par la communauté de communes des Savanes ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes des Savanes de lui rembourser les sommes irrégulièrement saisies sur sa rémunération ;
3°) de condamner la communauté de communes des Savanes à lui verser la somme de 20 000 euros en raison du préjudice qu'il estime avoir subi.
Il soutient que :
- la procédure est entachée d'irrégularité dès lors que la communauté de communes des Savanes a mandaté la trésorerie de Kourou de procéder au recouvrement des sommes en litige et a, à la fois, saisi ces sommes sur ses salaires ;
- l'avis émis ne repose pas sur une créance certaine, liquide et exigible dès lors que la fiche de paie de janvier 2023 n'était pas jointe à l'avis de somme à payer et en l'absence de précision justifiant la créance ;
- le titre est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans la détermination des sommes qu'il doit, compte tenu des saisies déjà opérées sur ses rémunérations ;
- la créance n'est pas justifiée par la fiche de paie de janvier 2023 censée régulariser la fiche de paie de décembre 2022 dès lors qu'il n'a perçu que 113, 11 euros en décembre 2022 et qu'il lui est impossible de vérifier le montant réclamé au vu des bulletins de paie de l'employeur ;
- la communauté de communes des Savanes a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en le privant de sa rémunération ;
- il a droit au versement de la somme de 20 000 euros en réparation de ce préjudice.
Par des mémoires en défense enregistrés les 7 août, 21 août et 4 septembre 2023 la CCDS, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les conclusions indemnitaires présentées par M. B sont irrecevables, faute de demande indemnitaire préalable et que les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 7 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public, relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires de la requête en raison de leur tardiveté dès lors qu'elles ont été enregistrées au-delà d'un délai de deux mois suivant la date à laquelle est née la décision implicite de rejet de la demande préalable de l'intéressé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lebel,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de M. B, et de Me Masson, représentant la communauté de communes des Savanes.
Une note en délibéré présentée par la communauté de communes des Savanes a été enregistrée le 13 décembre 2024, sous le n° 2201682.
Une note en délibéré présentée par la communauté de communes des Savanes a été enregistrée le 13 décembre 2024, sous le n° 2300464.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été nommé directeur du développement du territoire de la communauté de communes des Savanes (CCDS) au grade d'attaché principal à compter du
1er décembre 2019, avant d'être affecté, à compter du 2 novembre 2020, à la direction de la commande publique de la CCDS en tant que chargé de mission " marchés publics ". Par arrêté du 30 juillet 2021 et suite à la saisine du conseil médical sur sa situation, M. B a été placé, à titre provisoire, en congé d'invalidité temporaire imputable au service à compter du
22 février 2021, à plein traitement. Le conseil médical s'est prononcé défavorablement, le
15 juin 2022, sur sa demande d'imputabilité au service d'un accident de travail. Par un arrêté du 21 juin 2022, le président de la CCDS a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de M. B du 19 février 2021, a retiré l'arrêté du 30 juillet 2021 et l'a placé en congé de maladie ordinaire à demi traitement à compter du 22 février 2021. La trésorerie de Kourou, comptable public de la CCDS, a émis un avis de somme à payer à l'encontre de
M. B, le 27 juillet 2022, pour un montant de 35 369,83 euros ayant pour objet un remboursement de salaires trop perçus. Par un premier courrier du 5 août 2022, notifié le
10 août suivant, M. B a notamment demandé au président de la CCDS de réparer le préjudice qu'il estime avoir subi du fait de son absence de rémunération depuis juillet 2022. Par un courrier du 19 août 2022, M. B a formé un recours gracieux contre l'avis de somme à payer du 27 juillet 2022 devant le président de la CCDS, resté sans réponse. Sous le n° 2201682, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de cet avis de somme à payer et de la décision de rejet de son recours gracieux, la restitution de la somme de 13 821 euros et la condamnation de la CCDS à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi. Un nouvel avis de somme à payer a été émis le 24 janvier 2023 à son encontre en vue du remboursement d'un trop-perçu de salaires pour un montant de 1 869, 87 euros. Sous le n° 2300464, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation de cet avis de somme à payer, la restitution de la somme de 35 369, 83 euros et la condamnation de la CCDS à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi.
2. Les requêtes n° 2201682 et n° 2300464 présentées par M. B concernent la situation d'un même agent et présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les fins de non-recevoir opposée en défense :
3. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".
4. D'autre part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ". Enfin, l'article L. 231-4 du même code prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.
5. La CCDS fait valoir que les conclusions indemnitaires formées par M. B, sous les nos 2206182 et 2300464 sont irrecevables dès lors qu'elle n'a été destinataire d'aucune demande indemnitaire préalable.
6. Toutefois, il résulte de l'instruction que par un courrier du 5 août 2022, notifié le
10 août 2022, M. B a réclamé à la CCDS le versement d'une somme de 38 562, 42 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi en raison de la privation de sa rémunération depuis le mois de juillet 2022. Une décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire est née le 10 octobre 2022 et M. B a présenté des conclusions indemnitaires, qui concernent le même fait générateur, dans sa requête enregistrée sous le n° 2201682 le 24 novembre 2022, dans le délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense, dans cette instance, doit être écartée.
7. En revanche, la réclamation de M. B ayant trait à ses anciennes fonctions et notamment à l'absence supposée de versements de sa rémunération, les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration ne lui étaient pas applicables conformément au principe rappelé au point 4. Dès lors que la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire est née le 10 octobre 2022, les conclusions indemnitaires présentées par M. B dans sa requête n° 2300464, enregistrée le 24 mars 2023, sont tardives et doivent, ainsi, être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le bien-fondé de l'avis de somme à payer du 27 juillet 2022 :
8. Pour contester le bien-fondé de l'avis de somme à payer du 27 juillet 2022, M. B soutient notamment que la fiche de paie de juillet 2022 ne lui permet pas d'effectuer un calcul certain du montant de la dette dont il serait le débiteur. S'il résulte de cette pièce que le montant dû par M. B est le même que celui contenu dans l'avis de somme à payer, il apparait toutefois une confusion sur le détail des périodes au cours desquelles M. B aurait été redevable de telles sommes puisque l'année n'est précisée ni dans l'avis de somme à payer, ni dans la fiche de paie de juillet 2022 et alors que le détail du calcul mentionne plusieurs fois les mois de février à juin au titre de chaque " rubrique de paie " de cette fiche. En outre, la CCDS fait apparaître dans la colonne " gains " de l'agent de nombreux montants négatifs pour ces différentes périodes, rendant confus le calcul opéré entre les retenues et gains. La CCDS ne produit aucun élément en défense permettant au tribunal de vérifier le caractère fondé de la créance et, en particulier, les montants de rémunération à plein traitement versés à tort à l'intéressé, ainsi que l'année au titre de laquelle ils auraient été versés. Par suite, le bien-fondé de la créance litigieuse ne peut être regardé comme établi au regard des éléments résultant de l'instruction. L'avis de somme à payer du 27 juillet 2022 doit, dès lors, être annulé, ensemble, la décision implicite de rejet de la réclamation de M. B contre cet avis.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'avis de somme à payer du 24 janvier 2023 :
9. M. B soutient qu'il lui est demandé de rembourser un trop-perçu de salaire au titre du mois de décembre 2022 d'un montant de 1869, 87 euros, alors qu'il n'avait perçu que 113, 11 euros et qu'il lui est impossible de vérifier le montant réclamé au vu des fiches de paie de son employeur. En l'espèce, la CCDS fait valoir que la fiche de paie de janvier 2023, qui fonde le titre exécutoire en litige, a pour but de régulariser le montant de la rémunération de décembre 2022 injustement fondé sur les jours d'arrêt de maladie de l'intéressé du mois de novembre 2022, et qu'elle permet, à la fois, le remboursement de l'indu de garantie de maintien de salaire perçu au titre de sa prévoyance, par l'intéressé. Toutefois, ces éléments ne permettent pas d'établir le fondement et l'étendue de la créance, et notamment pas l'année au titre de laquelle la créance serait due. En outre, les bases de liquidation mentionnées dans la fiche de paie de janvier 2023 ne correspondent pas à la somme totale due contenue dans cette fiche et dans l'avis de somme à payer. Par suite, M. B est fondé à demander l'annulation de l'avis de somme à payer du 24 janvier 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation des avis de somme à payer des 27 juillet 2022 et 24 janvier 2023 qui lui ont été notifiés en raison de trop-perçus de rémunération, pour un montant total de 37 239, 70 euros selon le bordereau de situation du 6 mars 2023 produit en défense. En conséquence, la CCDS devra, dans l'hypothèse où une saisie aurait été effectuée sur son compte bancaire en dépit du caractère suspensif de la contestation d'un titre de perception sur le recouvrement de la créance, lui restituer les sommes en litige dès notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette obligation, qui découle de l'exécution du jugement, d'une astreinte.
Sur les conclusions indemnitaires présentées sous le n° 2206182 :
11. En l'espèce, M. B se borne à soutenir qu'il a été privé de rémunération depuis juillet 2022 sans démontrer avoir été effectivement privé de toute rémunération depuis cette période et sans établir le lien de causalité entre ce préjudice et l'illégalité de l'avis de somme à payer du 27 juillet 2022 qui concerne des trop-perçus antérieurs à juillet 2022. Ces conclusions ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par la CCDS et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'avis de somme à payer du 27 juillet 2022, la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. B contre cet avis ainsi que l'avis de somme à payer du 24 janvier 2023 sont annulés.
Article 2 : Dans l'hypothèse où une saisie aurait été effectuée sur le compte bancaire de M. B en dépit du caractère suspensif de la contestation d'un titre de perception sur le recouvrement de la créance, il est enjoint à la CDDS de restituer les sommes en litige à M. B.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la communauté de communes des savanes et à la direction régionale des finances publiques de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rolin, présidente,
Mme Marcisieux, conseillère,
Mme Lebel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2024.
La rapporteure,
Signé
I. LEBEL
La présidente,
Signé
E. ROLIN
La greffière,
Signé
S. PROSPER
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR, 2300464
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026