jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300344 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FERNANDEZ-BEGAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2023, Mme B A, représentée par Me Charlot, demande au tribunal de condamner le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais à lui verser une indemnité d'un montant total de 35.000 euros en réparation de ses préjudices moral et économique occasionnés par le non-renouvellement de son contrat de travail, puis de mettre à sa charge la somme de 2.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- en violation des dispositions de l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, aucune décision de non renouvellement de son contrat ne lui a été notifiée, ce qui est de nature à engager la responsabilité de l'établissement ;
- elle a subi un préjudice moral et un préjudice économique qu'il y a lieu d'évaluer respectivement à 10.000 euros et à 25.000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 mai 2023, le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais, représenté par Me Fernandez-Bégault, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A la somme de 3.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il n'a commis aucune faute et que le préjudice allégué n'est pas justifié.
Le 24 juin 2024, Mme A a présenté un mémoire, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi no 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lacau,
- les conclusions de M. Hegesippe, rapporteur public,
- les observations de Me Charlot pour Mme A et celles de Me Fernandez-Bégault pour le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais.
Considérant ce qui suit :
1. Embauchée en qualité d'auxiliaire de puériculture par le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais par un contrat à durée déterminée d'une durée de quatre mois, du 1er septembre au 31 décembre 2021, Mme A demande la condamnation de l'établissement à lui verser une indemnité totale de 35.000 euros en réparation des préjudices moral et économique occasionnés par le non-renouvellement de son contrat.
2. Aux termes de l'article 41 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels des établissements mentionnés à l'article 2 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté pour une période déterminée susceptible d'être reconduite, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat, au plus tard : 1°) Le huitième jour précédant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois () ". Si la méconnaissance de ce délai est sans incidence sur la légalité de la décision de ne pas renouveler le contrat, elle constitue une faute susceptible d'engager la responsabilité de l'employeur.
3. Mme A, qui ne bénéficiait d'aucun droit au renouvellement de son contrat de travail, se borne à invoquer la méconnaissance du délai de prévenance prévu par les dispositions précitées. Il résulte, toutefois, de l'instruction que si la date de notification à Mme A du courrier du directeur du centre hospitalier daté du 19 novembre 2021 l'informant de la décision de ne pas renouveler son contrat n'est pas établie, l'intéressée a été informée oralement de cette décision par la directrice des ressources humaines et des affaires médicales lors d'un entretien du 17 novembre 2021, dont le compte-rendu fait foi jusqu'à preuve du contraire. Il en résulte que le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais n'a pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Dès lors, Mme A n'est pas fondée à demander la condamnation de l'établissement à lui payer une indemnité.
4. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée à ce titre par Mme A. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'affaire, de mettre à la charge de cette dernière la somme demandée sur le même fondement par le défendeur.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au Centre Hospitalier de l'Ouest Guyanais.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Lacau, première conseillère,
M. Gillmann, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
M.T. LACAULe président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
C. NICANOR
La République mande et ordonne au ministre de la Santé et de la Prévention en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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01/06/2026