mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300514 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 mars 2023, Mme A N'Guyen Van Vai demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de rejet née le 25 mai 2019 du silence gardé par le ministre des armées et des anciens combattants sur sa demande d'attribution de nouvelle bonification indiciaire de 10 points ;
2°) d'enjoindre au ministre des armées et des anciens combattants d'attribuer la nouvelle bonification indiciaire de 10 points à Mme N'Guyen Van Vai à compter de son affectation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est également entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle remplit l'ensemble des conditions pour percevoir la nouvelle bonification indiciaire de 10 points.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2024, le ministre des armées et des anciens combattants conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision attaquée est insusceptible de recours dès lors qu'elle ne revêt pas de caractère décisoire ;
- la requête est tardive dès lors que la décision attaquée date du 11 juin 2018 confirmée le 21 janvier 2022 et que la requérante a introduit le recours seulement le 31 mars 2023 ;
- la décision attaquée est dûment motivée ;
- le poste occupé par Mme N'Guyen Van Vai ne lui ouvre pas droit au versement de la nouvelle bonification indiciaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme N'Guyen Van Vai, secrétaire administrative de classe exceptionnelle est affectée au sein de l'Etat major interarmées des forces armées en Guyane depuis le 1er février 2018 sur le poste d'assistante de la formation supérieure. Par courrier du 11 mars 2019, notifié le 25 mars 2019, elle a sollicité auprès du ministère des armées, le versement de la nouvelle bonification indiciaire de 10 points. Le silence gardé par le ministre des armées sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 25 mai 2019 confirmée par un courriel du 21 janvier 2022. Par la présente requête, Mme N'Guyen Van Vai sollicite l'annulation de la décision par laquelle le ministre des armées lui a refusé le versement de la nouvelle bonification indiciaire de 10 points.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par courrier du 11 mars 2019, notifié le 25 mars 2019, Mme N'Guyen Van Vai a sollicité auprès du ministère des armées le versement de la nouvelle bonification indiciaire de 10 points. Le silence gardé par le ministre des armées sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 25 mai 2019. Il ressort également des pièces du dossier que cette décision a été confirmée par un courriel du 21 janvier 2022. Par suite, la requête de Mme N'Guyen Van Vai, enregistrée au greffe du tribunal le 31 mars 2023, soit après l'expiration du délai de recours contentieux, est tardive et doit, dès lors, être rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme N'Guyen Van Vai est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A N'Guyen Van Vai et au ministre des armées et des anciens combattants.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026