jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300790 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ZZZZZARST AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés respectivement les 9 mai 2023,
19 mars, 28 juin et 13 décembre 2024, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Jungle Architecture Group, représentée par Me Jamet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de condamner l'université de la Guyane à lui verser la somme de 110 000 euros en paiement de la prime de sa participation au concours d'un marché de maîtrise d'œuvre organisé pour la construction du pôle de formation universitaire en santé, compensée de la somme qu'elle a déjà perçue et assortie des intérêts au taux légal à compter du
12 janvier 2023 et de leur capitalisation ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler le contrat de concours restreint de maîtrise d'œuvre en vue de la construction du pôle de formation universitaire en santé qu'elle a conclu avec l'université de la Guyane ;
3°) de condamner l'université de la Guyane à lui verser la somme de 110 000 euros en réparation des dépenses utiles qu'elle a exposées par sa participation au concours de maîtrise d'œuvre ;
4°) de mettre à la charge de l'université de la Guyane le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la responsabilité contractuelle de l'université de la Guyane doit être engagée dès lors que les prestations à réaliser par les candidats au concours préalable à la passation du marché ne se limitaient pas à une esquisse ;
- l'université de la Guyane a également commis une faute dans la détermination du montant de la prime en ne respectant pas l'article R. 2172-4 du code de la commande publique et en appliquant à tort les dispositions de l'article R. 2162-20 de ce code ;
- l'université de la Guyane a manqué à son obligation de loyauté contractuelle en entretenant une confusion sur la nature des prestations à fournir par les candidats au concours ;
- dans le cas où l'illicéité du contrat serait retenue, elle a droit à l'indemnisation des dépenses utiles qu'elle a exposées pour le compte de l'université de la Guyane ;
- sur le terrain quasi-délictuel, elle doit être indemnisée en raison du comportement de l'administration qui l'a conduit à former un recours contentieux.
Par deux mémoires en défense, enregistrés respectivement les 10 juillet 2023 et 22 mai 2024, l'université de la Guyane, représentée par la SCP Poupet et Kacenelenbogen, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Jungle Architecture Group le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 décembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 décembre 2024.
Les parties ont été invitées, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des éléments ou pièces en vue de compléter l'instruction.
En réponse à cette demande, l'université de la Guyane a produit des pièces et un mémoire, les 21 novembre 2024 et 16 janvier 2025 qui ont été communiqués.
Par un courrier en date du 15 novembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'illicéité du contrat dès lors que la clause relative au montant de la prime du concours due au cocontractant de l'université de la Guyane est contraire à l'article R. 2172-4 du code de la commande publique.
L'université de Guyane a présenté des observations, enregistrées les 21 novembre et 6 décembre 2024, en réponse au moyen d'ordre public qui ont été communiquées.
La société Jungle Architecture Group a produit des observations en réponse au moyen d'ordre public, enregistrées les 5 et 13 décembre 2024, qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lebel,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de Me Chong-Sit, représentant la société Jungle Architecture Group, et de Me Poupet, représentant l'université de la Guyane.
Une note en délibéré, présentée pour la société Jungle Architecture Group, a été enregistrée le 3 février 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis d'appel public à la concurrence publié le 15 septembre 2021, l'université de la Guyane a engagé une procédure de concours restreint de maîtrise d'œuvre portant sur la construction du pôle de formation universitaire en santé de l'université. La société requérante a remis sa candidature à l'université le 17 mars 2022 et a été admise à concourir. Par un courrier en date 5 mai 2022, elle a été informée que sa candidature n'avait pas été retenue puis s'est vue verser, en novembre 2022, le montant maximal de la prime prévue au règlement du concours, à hauteur de 55 000 euros toutes taxes comprises. Par un courrier du 12 janvier 2023, notifié le 20 janvier suivant, le conseil de la société a adressé à l'université une demande préalable tendant au versement de la somme de 110 000 euros au titre de la prime de sa participation au concours, restée sans réponse. Par sa requête, la société Jungle Architecture Group demande au tribunal, à titre principal, de condamner l'université de la Guyane à lui verser la somme de 110 000 euros, compensée de la somme qu'elle a déjà perçue, en paiement de la prime de sa participation au concours de maîtrise d'œuvre ou, à titre subsidiaire, d'annuler le contrat de concours restreint de maîtrise d'œuvre et de condamner l'université de la Guyane à lui verser la somme de
110 000 euros en réparation des dépenses utiles qu'elle a exposées par sa participation au concours de maîtrise d'œuvre.
Sur le cadre juridique :
2. D'une part, le pouvoir adjudicateur et les candidats sélectionnés par un jury pour exécuter les prestations visant à l'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre sont, indépendamment de l'attribution de ce marché, engagés dans un contrat ayant pour objet la remise de prestations conformes aux documents de la consultation et pour prix, conformément aux dispositions du code de la commande publique citées ci-dessus, une prime susceptible d'être réduite ou supprimée conformément aux propositions du jury.
3. D'autre part, lorsque les parties soumettent au juge un litige relatif à l'exécution du contrat qui les lie, il incombe en principe à celui-ci, eu égard à l'exigence de loyauté des relations contractuelles, de faire application du contrat. Toutefois, dans le cas seulement où il constate une irrégularité invoquée par une partie ou relevée d'office par lui, tenant au caractère illicite du contrat ou à un vice d'une particulière gravité, relatif notamment aux conditions dans lesquelles les parties ont donné leur consentement, il doit écarter le contrat et ne peut régler le litige sur le terrain contractuel.
Sur la validité du contrat :
4. D'une part, aux termes de l'article R. 2162-20 du code de la commande publique : " Une prime est allouée aux participants qui ont remis des prestations conformes au règlement du concours. Sous réserve des dispositions des articles R. 2172-4 à R. 2172-6, le montant de la prime est librement défini par l'acheteur et est indiqué dans les documents de la consultation ". Et aux termes de l'article R. 2172-4 du même code : " Lorsque l'acheteur est soumis au livre IV et organise un concours, les opérateurs économiques qui ont remis des prestations conformes au règlement du concours bénéficient d'une prime. Le montant de cette prime est égal au prix estimé des études à effectuer, affecté d'un abattement au plus égal à 20 %. L'acheteur précise dans les documents de la consultation les modalités selon lesquelles la prime peut être réduite ou supprimée. Il verse cette prime aux participants au concours sur proposition du jury ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 18 du règlement du concours : " Conformément à l'article R2162-20 du Code de la commande publique, chacun des 3 candidats ayant remis une prestation conforme au règlement de concours recevra une indemnité maximale de
55 000 € TTC. / La rémunération du contrat négocié avec le lauréat tiendra compte de la prime reçue ".
6. Il résulte de l'instruction qu'au soutien de sa demande de paiement, la société requérante relève que l'université de la Guyane a, à tort, appliqué les dispositions de l'article R. 2162-20 du code de la commande publique. En vertu des dispositions de l'article R. 2172-4 du code de la commande publique citées au point 2, le montant de la prime allouée aux participants au concours d'un marché de maîtrise d'œuvre est égal au prix estimé des études déterminées dans le règlement du concours, affecté d'un abattement au plus égal à 20 %. L'article 1.4 définit, en l'espèce, le niveau du concours sur un dossier de niveau " avant-projet sommaire " (APS). Or, il ne résulte pas de l'instruction que le montant de la prime déterminé dans le règlement du concours, allouée à hauteur de 55 000 euros toutes taxes comprises, correspondrait au montant des études d'APS déterminées à l'article 13 dudit règlement, affecté d'un abattement maximal de 20%. A cet égard, l'université de la Guyane produit l'estimation du montant des missions de maîtrise d'œuvre portant sur la construction du pôle de formation universitaire en santé, qui définit le montant hors taxe de la phase APS à hauteur de 70 181 euros qui, après abattement de 20%, s'élève à la somme de 56 145 euros hors taxe, supérieure au montant de 55 000 euros toutes taxes comprises, prévu par le règlement du concours, pour lequel l'université a indiqué qu'aucune taxe n'avait été appliquée. Le montant de la prime du concours a donc été déterminé en méconnaissance du plafond de l'abattement prévu par les dispositions du code de la commande publique en matière de maîtrise d'œuvre. Par suite, en appliquant à tort les dispositions de l'article R. 2162-20 du code de la commande publique, qui permettent à l'acheteur de déterminer librement le montant de la prime de participation au concours, la clause relative au montant de cette prime, présente un caractère illicite. Compte tenu du caractère déterminant de cette clause dans la conclusion de cette convention et de son caractère indivisible du reste du contrat, l'objet de ce dernier est illicite. Il y a lieu, dès lors, d'écarter le contrat et de rejeter la demande de la société Jungle Architecture Group présentée sur le terrain contractuel.
Sur les conclusions indemnitaires présentées par la société Jungle Architecture Group :
7. En premier lieu, lorsque le juge, saisi d'un litige engagé sur le terrain de la responsabilité contractuelle, est conduit à constater, le cas échéant d'office, l'absence ou la nullité du contrat, les parties qui s'estimaient liées par ce contrat peuvent poursuivre le litige qui les oppose en invoquant, y compris pour la première fois en appel, des moyens tirés de l'enrichissement sans cause que l'application du contrat par lequel elles s'estimaient liées a apporté à l'une d'elles ou de la faute consistant, pour l'une d'elles, à avoir induit l'autre partie en erreur sur l'existence de relations contractuelles ou à avoir passé un contrat nul, bien que ces moyens, qui ne sont pas d'ordre public, reposent sur des causes juridiques nouvelles.
8. En l'espèce, la société Jungle Architecture Group sollicite l'indemnisation de sa participation au concours, comme dépense utile exposée pour le compte de l'université de la Guyane. Il résulte de l'instruction que la délibération du jury avait prévu d'indemniser les deux équipes non retenues pour la réalisation de la phase d'avant-projet sommaire prévue par le règlement du concours. En outre, il résulte de l'estimation des coûts produite par l'université de la Guyane que, tel qu'il a été exposé au point 6, il revenait à l'université d'indemniser la société Jungle Architecture Group à hauteur de la somme de 56 145 euros pour les documents conformes au règlement du concours qu'elle lui a remis. Il y a, donc, lieu de condamner l'université de la Guyane à verser à la société requérante la somme de 1 145 euros, déduction faite de la somme de 55 000 euros que la société requérante a déjà perçue.
9. En second lieu, l'entrepreneur dont le contrat est entaché de nullité peut prétendre, sur un terrain quasi-contractuel, au remboursement de celles de ses dépenses qui ont été utiles à la collectivité envers laquelle il s'était engagé. Les fautes éventuellement commises par l'intéressé antérieurement à la signature du contrat sont sans incidence sur son droit à indemnisation au titre de l'enrichissement sans cause de la collectivité, sauf si le contrat a été obtenu dans des conditions de nature à vicier le consentement de l'administration, ce qui fait obstacle à l'exercice d'une telle action. Dans le cas où le contrat est écarté en raison d'une faute de l'administration, l'entrepreneur peut en outre, sous réserve du partage de responsabilités découlant le cas échéant de ses propres fautes, prétendre à la réparation du dommage imputable à la faute de l'administration. A ce titre il peut demander le paiement des sommes correspondant aux autres dépenses exposées par lui pour l'exécution du contrat et aux gains dont il a été effectivement privé du fait de sa non-application, notamment du bénéfice auquel il pouvait prétendre, si toutefois l'indemnité à laquelle il a droit sur un terrain quasi-contractuel ne lui assure pas déjà une rémunération supérieure à celle que l'exécution du contrat lui aurait procurée. Saisi d'une demande d'indemnité sur ce fondement, il appartient au juge d'apprécier si le préjudice allégué présente un caractère certain et s'il existe un lien de causalité direct entre la faute de l'administration et le préjudice.
10. Sur le fondement quasi-délictuel, la société requérante ne fait état d'aucune dépense exposée par elle pour l'exécution du contrat, ni d'aucun gain dont elle aurait été effectivement privée, différents de ceux liés à sa participation au concours. En tout état de cause, la société avait déjà interrogé, le 4 février 2022, l'université de la Guyane sur le montant de la prime retenu et l'estimait inférieur au montant légal. Dans ces conditions, elle ne pouvait ignorer l'illicéité du contrat et n'est, ainsi, pas fondée à demander l'indemnisation d'un préjudice sur ce fondement.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
11. D'une part, la société Jungle Architecture Group a droit aux intérêts de la somme de 1 145 euros à compter du 20 janvier 2023, date de réception de sa demande préalable par l'université de la Guyane.
12. D'autre part, la capitalisation des intérêts a été demandée le 19 mars 2024. A cette date, il était dû au moins une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de faire droit à cette demande.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Jungle Architecture Groupe qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'université de la Guyane demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de l'université de la Guyane, la somme de 1 200 euros à verser à la société Jungle Architecture Group au titre de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'université de la Guyane est condamnée à verser à la société Jungle Architecture group la somme de 1 145 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 20 janvier 2023. Les intérêts échus à la date du 20 janvier 2024 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : L'université de la Guyane versera la somme de 1 200 euros à la société Jungle Architecture Group au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Jungle Architecture Group et à l'université de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Topsi, conseillère,
Mme Lebel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2025.
La rapporteure,
Signé
I. LEBEL
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
S. MERCIER
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026