jeudi 7 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2300792 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge Unique |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une pièce enregistrées les 9 mai et 14 juin 2023, Mme B A demande au tribunal d'enjoindre à l'administration fiscale de lui reverser la somme de 1.065 euros prélevée pour le recouvrement de la cotisation de taxe d'habitation et de la contribution à l'audiovisuel public au titre de l'année 2016.
Mme A soutient qu'elle ne résidait plus en Guyane et qu'elle n'est pas redevable de la taxe d'habitation.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 décembre 2023, le directeur régional des finances publiques de la Guyane conclut au non-lieu à statuer.
Par une décision du 28 septembre 2023, le président du tribunal a désigné Mme Lacau, premier conseiller, pour statuer notamment sur les litiges visés par l'article R.222-13 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
En application des dispositions de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative, le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Lacau a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A s'est vu notifier une saisie administrative à tiers détenteur le 11 août 2022, suivie d'une mise en demeure de payer datée du 22 septembre suivant pour le recouvrement de la cotisation de taxe d'habitation et de la contribution à l'audiovisuel public auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2016, d'un montant de 1.065 euros en droits et pénalités, pour un logement situé au Lot Palika à Remire-Montjoly. Si elle demande au tribunal d'enjoindre à l'administration fiscale de lui reverser ce montant, il n'appartient pas au juge administratif du recouvrement de se prononcer sur de telles conclusions. Les conclusions de Mme A peuvent, toutefois, être regardées comme tendant à la décharge de l'obligation de payer le montant recouvré suite à la saisie administrative à tiers détenteur notifiée le 11 août 2022.
2. Il résulte des dispositions du premier alinéa de l'article L.208 du livre des procédures fiscales que quand un dégrèvement est prononcé par l'administration à la suite d'une réclamation tendant à la réparation d'une erreur commise dans l'assiette ou le calcul des impositions, les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable et donnent lieu au paiement d'intérêts moratoires.
3. Il incombe au juge, saisi d'un contentieux du recouvrement, de tenir compte d'actes ou d'événements postérieurs à l'émission de l'acte de poursuite litigieux, ayant des effets sur l'exigibilité de la somme recherchée en paiement et entachant cet acte de caducité. L'intervention d'un dégrèvement, qui prive l'imposition d'exigibilité, frappe de caducité les effets des actes tendant au recouvrement forcé relatifs à l'obligation de payer cette imposition et emporte le non-lieu à statuer sur toute contestation de cette obligation de payer.
4. Par une décision du 13 décembre 2023, le directeur régional des finances publiques de la Guyane a prononcé le dégrèvement du montant de 968 euros mis à la charge de Mme A au titre de la cotisation de taxe d'habitation et de la contribution à l'audiovisuel public pour l'année 2016. Compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, en l'absence de litige né et actuel avec le comptable chargé du remboursement, il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur régional des finances publiques de la Guyane.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
M.T. LACAULa greffière
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
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01/06/2026