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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2301337

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2301337

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2301337
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantQUADRIGE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 13 440 euros au titre de la quote-part de loyer due par l’administration pour une convention d’occupation précaire, sur la période du 12 septembre 2020 au 1er septembre 2022. En défense, le préfet a fait valoir que la somme de 14 664,25 euros, incluant les intérêts, avait été versée au requérant le 15 mars 2024. Par ordonnance du 5 novembre 2024, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Tertrais, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née à la suite de la demande préalable indemnitaire en date du 22 mars 2023, notifiée le 30 mars suivant ;

2°) de déclarer l'Etat entièrement responsable des préjudices subis ;

3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 13 440 euros, au titre de la quote-part du loyer qui aurait dû être prise en charge par l'administration au titre de la convention d'occupation précaire avec astreinte (COP/A) sur la période du 12 septembre 2020 au 1er septembre 2022 ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2024, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Il fait valoir que la somme de 14 664,25 euros a été versée au requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ; ".

2.Postérieurement à l'introduction de la requête, le comptable public de la direction régionale des finances publiques de la Guyane a procédé, le 15 mars 2024, au versement de la somme de 14 664,25 euros correspondant à la quote-part de loyer pour la période du 12 septembre 2020 au 1er septembre 2022, majorée des intérêts au taux légal à compter du 30 mars 2023. Dans ces conditions, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.

3.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme sollicitée par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant au versement de la quote-part du loyer au titre de la convention d'occupation précaire avec astreinte pour la période du 12 septembre 2020 au 1er septembre 2022.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, au préfet de la Guyane, à la Direction régionale des finances publiques de la Guyane et à la Direction générale des territoires et de la mer.

Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 5 novembre 2024.

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. PAUILLAC

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