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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2301422

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2301422

lundi 30 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2301422
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. F, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2023 refusant son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII, ni que le refus de séjour méconnaissait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont été validées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juillet 2023, M. E F, représenté par Me Pialou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane et au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui communiquer l'entier dossier du rapport médical ;

3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Guyane de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et dans l'attente, de lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, subsidiairement de réexaminer sa situation, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail, dans les mêmes conditions ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'articles 37 de la loi du 10 juillet 1991, son avocate renonçant à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l'arrêté dans son ensemble a été pris par une autorité incompétente ;

- la décision portant refus de titre de séjour est illégale en raison de l'illégalité de l'avis rendu par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) dès lors qu'en l'absence de communication de cet avis, il n'est pas établi que les médecins ayant siégé étaient régulièrement nommés, que le rapport médical a été rédigé par un médecin ne siégeant pas au sein du collège et que cet avis est issu d'une délibération collégiale ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La procédure a été communiquée au préfet de la Guyane qui n'a pas produit d'observations.

Par une décision 25 avril 2023, M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R.313-22, R.313-23 et R.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Marcisieux a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, ressortissant haïtien né le 15 décembre 2023 à Léogane (Haïti) est entré irrégulièrement sur le territoire français en mars 2017. L'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade qui lui a été refusé par un arrêté du 3 mars 2023 du préfet de la Guyane lui faisant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé. Par sa requête, M. F demande l'annulation de cet arrêté.

Sur l'arrêté dans son ensemble :

2. La signataire de l'arrêté contesté, Mme B, directrice de l'immigration et de la citoyenneté, disposait, en vertu de l'article 1er de l'arrêté n° R03-2023-01-24-00002 du 24 janvier 2023 publié le même jour, d'une subdélégation de M. C, directeur général de la sécurité, de la réglementation et des contrôles, à l'effet de signer notamment les refus de séjour et les mesures d'éloignement et M. C disposait d'une délégation du préfet de la Guyane prévue par l'article 1er de l'arrêté n° R03-2022-09-16-00004 du 16 septembre 2022 publié le 19 septembre suivant, qui n'a été abrogé qu'à compter de la publication de l'arrêté n° R03-2023-08-23-00003 du 23 août 2023. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué doit être écarté.

Sur le refus d'admission au séjour :

3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. /()/ ". L'article R. 425-11 du même code dispose que : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. /()/ ". Aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. () Il transmet son rapport médical au collège de médecins. /()/ ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. /()/ ".

4. Par ailleurs, aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

5. En premier lieu, dans le cadre de la présente instance, le préfet de la Guyane a produit l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 novembre 2022. Cet avis comporte la mention " Après en avoir délibéré, le collège de médecins de l'OFII émet l'avis suivant : () ", qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, et il est signé par les trois médecins qui l'ont composé, qui sont identifiables. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le rapport médical prévu par les dispositions précitées de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 a été établi par un médecin du service médical de l'OFII, le docteur A, qui n'a pas siégé au sein du collège de médecins. Ce dernier, ainsi que les médecins composant le collège auteur de l'avis précité, ont été désignés par une décision du directeur général de l'OFII du 3 octobre 2023, produite par le préfet en défense et régulièrement publiée sur le site internet de l'office et au bulletin officiel du ministère de l'intérieur. Le moyen tiré du vice de procédure doit, dès lors, être écarté dans toutes ses branches.

6. En second lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration allant dans le sens de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

7. Pour refuser de délivrer à M. F le titre de séjour sollicité en raison de son état de santé, le préfet de la Guyane s'est fondé sur l'avis du 10 novembre 2022 du collège des médecins de l'OFII selon lequel si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité il peut toutefois, eu égard à l'offre de soins et des caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Il ressort des pièces médicales produites par M. F, qui a levé le secret médical, que celui-ci souffre de plusieurs pathologies pour lesquelles il suit un traitement à base d'antidépresseur, d'hypnotique, d'antihypertenseur, d'adrénergique par inhalation et de médicaments anti reflux gastro-œsophagien. Si le requérant fait valoir que ses médicaments, et leurs substituts ne sont pas disponibles dans son pays d'origine, il produit, à l'appui de ses allégations la liste nationale des médicaments essentiels en Haïti établie en 2020, le rapport au parlement réalisé par l'OFII en 2021 au sujet des procédures d'admission au séjour pour soins ainsi que le rapport annuel de l'Organisation panaméricaine de la santé de 2021 intitulé " Riposte à la Covid-19 et préparation pour le futur ". Ainsi les pièces produites ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins puis par le préfet sur l'existence d'un traitement approprié et sa disponibilité effective dans le pays d'origine de M. F. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé doit être écarté.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

8. Il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision prononçant une obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale et le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut qu'être écarté.

9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

10. Compte tenu des circonstances exposées au point 7, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision en litige sur la situation personnelle de M. F doit être écarté.

Sur le pays de destination :

12. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision fixant le pays de destination n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale et le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut qu'être écarté.

13. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

14. Si, à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté, la situation en Haïti, où les affrontements entre gangs armés et la défaillance des force de sécurité caractérisaient un conflit armée générant à l'égard de la population civile une violence aveugle pouvant être regardée comme atteignant, dans le département de l'Ouest, de l'Arbonite et à Port-au-Prince, un niveau si élevé que tout civil courait, du seul fait de sa présence sur ces parties du territoire, un risque réel de subir une menace grave et individuelle contra sa vie ou sa personne, il n'est pas établi qu'un tel niveau de violence aveugle d'une intensité exceptionnelle était atteint dans d'autres régions d'Haïti. En l'espèce, M. D soutient que son renvoi en Haïti engendrerait une réactivation de son stress post-traumatique, se borne, à l'appui de cet argument, à invoquer des considérations générales sur la situation d'insécurité dans son pays d'origine et n'établit pas disposer de réelles attaches dans ces régions, ni qu'il ne pouvait pas rejoindre, à partir de l'aéroport de Cap haïtien, qui n'est pas situé dans une zone caractérisée par une violence aveugle d'une intensité exceptionnelle, une autre partie du territoire de son pays d'origine. En outre, il résulte de ce qui a été dit au point 7 de ce jugement que M. D ne justifie pas qu'à la date à laquelle le préfet a pris son arrêté, il ne pourrait bénéficier d'un suivi médical approprié dans son pays d'origine, ni qu'il était exposé à des traitements prohibés par les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit, dès lors, être écarté.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner la mesure d'instruction sollicitée, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 3 mars 2023 du préfet de la Guyane doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F et au préfet de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 12 juin 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Lacau, présidente,

Mme Marcisieux, conseillère,

Mme Topsi, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2025.

La rapporteure,

Signé

M.-R. MARCISIEUX

La présidente,

Signé

M.-T. LACAU La greffière,

Signé

C. PAUILLAC

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

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