jeudi 24 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301552 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | QUADERI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er août 2023, la Sarl Hôpital privé Saint-Adrien, représentée par Me Quadéri, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision n° 20 du 31 mai 2023 par laquelle la directrice générale de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de la Guyane a refusé de l'autoriser à exercer l'activité de médecine en modalité hospitalisation à temps partiel à Cayenne ;
2°) de mettre la somme de 3.000 euros à la charge de l'État au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
La société Hôpital privé Saint Adrien soutient que l'arrêté est pris à l'issue d'une procédure irrégulière, fondé sur des faits matériellement inexacts et entaché d'erreurs de droit.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 novembre 2023, l'ARS de la Guyane conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 13 novembre 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lacau,
- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,
- et les observations de M. A pour l'ARS de la Guyane, la société requérante n'étant pas représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L.6122-1 du code de la santé publique : " Sont soumis à l'autorisation de l'agence régionale de santé les projets relatifs à la création () des activités de soins () ". En vertu du 1° de l'article R.6122-25 du même code, les activités de médecine sont soumises à l'autorisation prévue à l'article L.6122-1.
2. Le 26 février 2023, la Sarl Hôpital privé Saint-Adrien a déposé une demande d'autorisation d'exercice de l'activité de médecine en modalité hospitalisation à temps partiel à Cayenne. Saisie de trois demandes concurrentes, l'agence régionale de santé (ARS) de la Guyane a consulté la commission spécialisée de l'organisation des soins (CSOS) en application du 2° de l'article D.1432-38 du code de la santé publique, laquelle a émis un avis défavorable le 30 mai 2023. La société Hôpital privé Saint-Adrien demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision n° 20 du 31 mai 2023 par laquelle la directrice générale de l'ARS de la Guyane a rejeté sa demande.
Sur la légalité externe :
3. Il résulte des dispositions des articles L.6122-9 et D.1432-38 2° du code de la santé publique que la CSOS est consultée par l'ARS sur les demandes d'autorisation relatives aux projets mentionnés à l'article L.6122-1.
4. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie
5. La société requérante fait valoir que l'ARS a pris sa décision sans avoir été éclairée par l'avis de la CSOS, dont le décompte des votes n'était pas arrêté, en se fondant sur la circonstance que par un courriel du 1er juin 2023, l'ARS a communiqué aux membres de la CSOS un tableau récapitulatif des candidatures, des avis techniques de l'ARS et des avis de la CSOS et précisé que " Les votes pour sont en cours de validation par le service Démocratie sanitaire. Ils sont calculés en fonction des présents, présents qui ont beaucoup fluctué au cours de la journée, ce qui nécessite un pointage précis. Cependant, comme la position de la CSOS (pour ou contre) était très nette et claire, nous avons pu inscrire la position de la CSOS sans " ambiguïté ". Il ressort toutefois des mentions dépourvues de toute ambiguïté du procès-verbal du 30 mai 2023 que s'agissant de la candidature de la société Hôpital privé Saint-Adrien, la CSOS a rendu un avis défavorable à la majorité des voix des membres présents avec neuf voix en faveur de l'avis défavorable émis par le rapporteur de l'ARS, deux voix contre et trois abstentions. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les erreurs dans le décompte des avis défavorables au projet, à les supposer établies, auraient été susceptibles d'exercer une influence sur le sens de la décision de l'ARS. Le moyen tiré du vice de procédure ne peut, dès lors, qu'être écarté.
Sur la légalité interne :
6. L'article L.6122-2 du code de la santé publique dispose que : " L'autorisation est accordée, en tenant compte des éléments des rapports de certification émis par la Haute Autorité de santé qui concernent le projet pour lequel elle est sollicitée et qui sont pertinents à la date de la décision, lorsque le projet : 1° Répond aux besoins de santé de la population identifiés par le schéma mentionné à l'article L.1434-2 ou au 2° de l'article L.1434-6 ; 2° Est compatible avec les objectifs fixés par ce schéma ; 3° Satisfait à des conditions d'implantation et à des conditions techniques de fonctionnement. () ".
7. L'article R.6122-34 du même code dresse la liste limitative des motifs pour lesquels une décision de refus d'autorisation peut être prise, parmi lesquels : " 2° Lorsque les besoins de santé définis par le schéma d'organisation des soins sont satisfaits ; 3° Lorsque le projet n'est pas compatible avec les objectifs du schéma d'organisation des soins ; 4° Lorsque le projet n'est pas conforme aux conditions d'implantation des activités de soins et des équipements matériels lourds prises en application de l'article L.6123-1 et aux conditions techniques de fonctionnement fixées en application de l'article L.6124-1 ; () ; 10° Lorsque le projet présente un défaut de qualité ou de sécurité. () ".
En ce qui concerne le moyen tiré de ce que le projet satisfaisait à la condition prévue au 1° de l'article L.6122-2 du code de la santé publique :
8. La société requérante fait valoir que son projet satisfait de manière optimale les besoins de santé de la population sans se limiter à la prise en charge des personnes âgées dépendantes et précise que son dossier fait clairement état de la polyvalence des prises en charge envisagées en indiquant que la prise en charge du patient en hospitalisation de jour permettra d'associer et de coordonner les différentes activités, ce qui est nécessaire en particulier pour les pathologies chroniques qui ne se réduisent pas à celles dont peut être affecté le sujet âgé dépendant, puis que le parcours gériatrique décrit est seulement un point fort de l'établissement sans être exclusif des autres parcours de santé. Toutefois, l'ARS fait valoir sans être sérieusement contredite que le dossier fait état d'une activité de médecine à orientation gériatrique avec deux spécialistes et ne présente qu'un seul type de parcours, le parcours gériatrique. Elle ajoute que si le développement des modalités de prise en charge gériatrique est au nombre des priorités du schéma régional de santé, d'autres besoins ont été identifiés en Guyane concernant notamment l'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle, l'insuffisance rénale chronique, les problèmes cardiovasculaires et le virus de l'immunodéficience humaine. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en estimant que le projet de la Sarl Hôpital privé Saint-Adrien ne répondait pas aux besoins de santé de la population identifiés par le schéma régional de santé au sens du 1° de l'article L.6122-2 du code de la santé publique, l'ARS se serait fondée sur des faits matériellement inexacts.
En ce qui concerne le moyen tiré de ce que le projet satisfaisait à la condition prévue au 3° de l'article L.6122-2 du code de la santé publique :
9. Aux termes de l'article R.6121-4 du code de la santé publique : " Les alternatives à l'hospitalisation mentionnées à l'article L.6121-2 ont pour objet d'éviter une hospitalisation à temps complet ou d'en diminuer la durée. Les prestations ainsi dispensées se distinguent de celles qui sont délivrées lors de consultations ou de visites à domicile. Ces alternatives comprennent les activités de soins dispensées par : 1° Les structures d'hospitalisation à temps partiel de jour ou de nuit, y compris en psychiatrie ; () ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article D.6124-301-1 du même code : " Les structures d'hospitalisation à temps partiel de jour ou de nuit () dispensent les prises en charge prévues à l'article R.6121-4, d'une durée inférieure ou égale à douze heures, ne comprenant pas d'hébergement, au bénéfice de patients dont l'état de santé correspond à ces modes de prise en charge. Les prestations délivrées équivalent par leur nature, leur complexité et la surveillance médicale qu'elles requièrent à des prestations habituellement effectuées dans le cadre d'une hospitalisation à temps complet. ".
10. L'article D.6124-301-1 du code de la santé publique prévoit que les alternatives à l'hospitalisation mentionnées à l'article L.6121-2 : " disposent également d'une équipe médicale et paramédicale dont les fonctions et les tâches sont définies par la charte de fonctionnement prévue à l'article D.6124-305 () Cette équipe peut comprendre, dans le respect de l'organisation spécifique de la prise en charge à temps partiel et des dispositions prévues à l'article D. 6124-303, des personnels exerçant également en hospitalisation complète sur le même site. (). Les unités mentionnées au troisième alinéa garantissent l'accessibilité et la circulation d'un patient couché, appareillé et accompagné. Les conditions d'accès de ces unités aux divers éléments du plateau technique sont organisées de manière à limiter le plus possible les déplacements des patients ". Aux termes de l'article D.6124-302 du même code : " Les structures et unités de soins mentionnées à l'article D.6124-301-1 sont agencées et équipées de manière à assurer sur un même site, en fonction du type, du volume et de la programmation des prestations fournies : () 4° Le stockage des produits de santé et l'entretien du matériel nécessaire aux soins et au transport des patients, la pré-désinfection de ces matériels et l'élimination des déchets d'activité de soins à risque infectieux. La configuration architecturale et fonctionnelle de chaque structure et unité de soins garantit à chaque patient les conditions d'hygiène et d'asepsie nécessaires ainsi que le respect de son intimité et de sa dignité, en comportant notamment des chambres ou des espaces spécifiques adaptés (). ". Aux termes de deuxième alinéa de l'article D.6124-303 : " Pendant les heures d'ouverture, est requise, dans la structure pendant la durée des prises en charge, la présence minimale permanente : 1° D'un médecin qualifié ; 2° D'un infirmier diplômé d'Etat ou, pour l'activité de soins de suite et de réadaptation, d'un infirmier diplômé d'Etat ou d'un masseur-kinésithérapeute diplômé d'Etat ; () ". Aux termes de l'article D.6124-304 : " Les structures de soins mentionnées à l'article D 6124-301 sont tenues d'organiser la continuité des soins en dehors de leurs heures d'ouverture, y compris les dimanches et jours fériés. Elles se dotent à cet effet d'un dispositif médicalisé d'orientation immédiate des patients. Dans le cas où la structure ne serait pas en mesure d'assurer elle-même la continuité des soins, elle est tenue de conclure une convention avec un autre établissement de santé accueillant en hospitalisation à temps complet des patients relevant de la ou des disciplines pratiquées par la structure. Cette convention définit notamment les conditions dans lesquelles les patients relevant de la structure, en cas de besoin, sont soit transférés dans l'autre établissement, soit orientés vers celui-ci, après leur sortie de la structure, afin que la continuité des soins y soit assurée. () ". Aux termes de l'article D.6124-305 : " Une charte de fonctionnement propre à chaque structure de soins mentionnée à l'article D.6124-301-1 est établie et précise notamment : 1° L'organisation de la structure, en ce qui concerne notamment le personnel, les horaires d'ouverture, l'organisation des soins et le fonctionnement médical ; des indicateurs de suivi de l'activité et de la qualité des soins sont obligatoirement prévus ; 2° Les conditions de désignation et la qualification du médecin coordonnateur de la structure ; 3° L'organisation générale des présences et de la continuité des soins assurée par les personnels mentionnés à l'article D. 6124-303 ".
11. Aux termes de l'article L.6123-1 du code de la santé publique : " Les conditions d'implantation des activités de soins et des équipements matériels lourds mentionnés au L.6122-1 sont fixées par décret en Conseil d'Etat ". La société Hôpital privé Saint-Adrien fait valoir qu'aucun décret alors applicable n'ayant défini de telles conditions pour l'activité de soins de médecine exercée sous la modalité de l'hospitalisation à temps partiel, L'ARS lui a opposé des conditions inapplicables. Toutefois, si la décision en cause vise l'article 3 du décret du 25 juillet 2022 relatif aux conditions d'implantation de l'activité de médecine qui n'est à l'exception des 3°, 4° et 5° de l'article 2 entré en vigueur que le 1er juin 2023, il ressort des pièces du dossier que l'ARS s'est fondée, non sur ces dispositions, mais sur celles citées au point précédent des articles D.6124-301-1 à D.6124-305 du code de la santé publique. L'article D.6124-301 du même code prévoit que les dispositions de la section 3 " Structures de soins alternatives à l'hospitalisation (Articles D.6124-301 à D.6124-305) " s'appliquent aux structures autorisées sous la forme d'alternatives à l'hospitalisation complète prévues à l'article L.6122-1, notamment aux activités de soins dispensées par les structures d'hospitalisation à temps partiel. Il en résulte que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
12. L'ARS fait valoir sans être sérieusement contredite que l'insuffisance majeure des éléments produits ne lui a pas permis de s'assurer de la conformité du projet aux conditions techniques de fonctionnement prévues par les dispositions réglementaires applicables (organisation en unités disposant de moyens dédiés en locaux et matériel, accessibilité de ces unités et circulation possible pour les patients couchés, appareillés et accompagnés, conditions d'accès au plateau technique limitant les transports des patients, conditions de stockage des produits et matériels de santé, puis configuration garantissant asepsie et respect de l'intimité du patient). Elle ajoute que les effectifs d'un équivalent temps plein de médecin et d'un équivalent temps plein d'infirmier ne permettent pas de garantir la présence continue requise au long de l'année, puis que les sommes de 85.000 euros et de 127.000 euros inscrites aux comptes de résultats prévisionnels des deux premières années ne permettent même pas de financer les deux postes. Il ne ressort en définitive d'aucune pièce du dossier qu'en estimant que le projet de la Sarl Hôpital privé Saint-Adrien ne satisfaisait pas à l'ensemble des conditions réglementaires d'implantation et des conditions techniques de fonctionnement et, partant, que la condition prévue au 3°de l'article L.6122-2 du code de la santé publique n'était pas remplie, l'ARS se serait fondée sur des faits matériellement inexacts.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence d'obligation d'adossement de l'unité envisagée à des capacités d'hospitalisation à temps complet en médecine :
13. La société requérante fait enfin valoir que, conformément à l'article D.6124-304 du code de la santé publique, elle a conclu une convention avec l'Hôpital privé Saint Paul, autorisé à exercer l'activité de soins de médecine en hospitalisation à temps complet et qu'en lui opposant une obligation d'adossement de l'unité envisagée à des capacités d'hospitalisation à temps complet en médecine, l'ARS a commis une erreur de droit. Toutefois, l'ARS fait valoir qu'elle s'est bornée à relever que compte tenu du segment de parcours développé par l'établissement, celui-ci n'est pas au nombre de ceux dont la patientèle est susceptible d'avoir un besoin d'hospitalisation de jour en médecine. En tout état de cause, elle pouvait légalement se fonder sur les seuls motifs tirés de ce que les conditions prévues au 1° et au 3° de l'article L.6122-2 du code de la santé publique n'étaient pas remplies.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la société Hôpital privé Saint-Adrien n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision n° 20 du 31 mai 2023. Sa requête doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Hôpital privé Saint-Adrien est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la Sarl Hôpital privé Saint-Adrien et à l'agence régionale de santé de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 3 avril 2025, à laquelle siégeaient :
M. Guiserix, président,
Mme Rolin, présidente-assesseure,
Mme Lacau, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2025
La rapporteure,
Signé
M.T. LACAULe président,
Signé
O. GUISERIXLa greffière,
Signé
R. DELMESTRE-GALPE
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026