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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401176

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401176

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401176
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPIERRE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Cette solution est motivée par le fait que l'intéressé a, postérieurement à l'introduction de son recours, obtenu une carte de séjour temporaire, rendant ses conclusions sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2024, M. B... A..., représenté par Me Pierre, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté préfectoral du 26 février 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et interdiction de retour ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » l’autorisant à travailler au titre de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou, à défaut, au titre de l’article L. 435-1 du même code, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de la Guyane de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen et jusqu’à la prise d’une nouvelle décision ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros à verser à Me Pierre au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour cette dernière de renoncer à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.


Par un mémoire en défense enregistré le 22 octobre 2025, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Il fait valoir que M. A... a obtenu une carte de séjour temporaire valable du 25 mars 2025 au 24 mars 2026.


M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 13 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3( Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…). ».

Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de la Guyane a délivré à M. A... une carte de séjour temporaire valable du 25 mars 2025 au 24 mars 2026. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il n’y a pas lieu, en l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et aux fins d’injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Guyane.

Copie sera adressée pour information au ministre de l’intérieur.


Rendue publique par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.


Le président,
Signé
O. GUISERIX


La République mande et ordonne au au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,

Signé



M-Y. METELLUS


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