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AccueilJurisprudence administrativeN° 509363

Conseil d'État — Décision N° 509363

jeudi 9 avril 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier509363
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:509363.20260409
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL LE PRADO – GILBERT

Résumé IA

Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif d’Orléans, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui fournir sans délai un hébergement d’urgence et de lui verser l’allocation pour demandeur d’asile avec effet rétroactif au 18 janvier 2023. Par une ordonnance n° 2505568 du 22 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 25NT02722 du 28 octobre 2025, enregistrée le 29 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le président de la cour administrative d’appel de Nantes a transmis au Conseil d’Etat, en application de l’article R. 351-2 du code de justice administrative, le pourvoi enregistré le 26 octobre 2025 au greffe de cette cour, présenté par M. B....

Par ce pourvoi et deux nouveaux mémoires, enregistrés le 30 octobre 2025 et le 6 janvier 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. B... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) statuant en référé, de faire droit à sa demande.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Edouard Solier, maître des requêtes,

- les conclusions de M. Clément Malverti, rapporteur public,

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado – Gilbert, avocat de M. B... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux. »

2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance qu’il attaque, M. B... soutient que qu’elle est entachée de dénaturation des pièces du dossier en retenant que sa demande d’hébergement et d’aide financière ne répondait à aucune urgence particulière au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, alors que sa précarité et sa vulnérabilité étaient avérées.

3. Ce moyen n’est pas de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.




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