LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2501656

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2501656

samedi 16 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2501656
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantKALED

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B, ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'est pas manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue à Mayotte depuis 2010 ou de liens familiaux suffisamment stables. Le moyen tiré du défaut de motivation de l'interdiction de retour est jugé inopérant dans le cadre de ce référé liberté. La requête est donc rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 août 2025, M. A B, ressortissant malgache né le 8 juillet 2003, représenté par Me Kaled, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre les effets l'arrêté n° 2025/16782 du 15 août 2025 par lequel le préfet de Mayotte lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction d'y revenir pendant une durée d'une année ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il peut être éloigné à tout moment vers les Comores en exécution de la mesure d'éloignement litigieuse, à la suite de son assignation à résidence ;

- il réside à Mayotte depuis le début des années 2010 où résident l'ensemble des membres de sa famille, en situation régulière ou titulaire de la nationalité française, comme sa mère.

- l'interdiction de retour prononcée à son encontre est dépourvue de motivation ;

Vu :

- les pièces du dossier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision, prise en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Sauvageot, premier conseiller, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. " ; qu' aux termes de l'article L. 522-3 du même code " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. En premier lieu, le requérant soutient qu'il réside à Mayotte depuis 2010, entouré de sa mère française, Mme E, et des autres membres de sa famille en situation régulière. Toutefois, par les pièces qu'il produit, à les supposer probantes, le requérant justifie tout au plus d'une présence à Mayotte depuis 2021. En outre, il résulte de son acte de naissance que sa mère est Mme D C. Enfin, il ne soutient ni même n'allègue vivre maritalement avec une française ou une personne étrangère en situation régulière, ou être parent d'un enfant. Dans ces conditions, il n'est manifestement pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement litigieux porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, alors même que son père réside à Mayotte sous couvert d'une carte de résident.

3. En second lieu, dans le cadre de la présente instance, le moyen tiré du défaut de motivation de la mesure d'interdiction de retour litigieuse est inopérant.

4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête sur le fondement des dispositions de l'article R. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Mayotte.

Copie en sera, en outre, transmise au ministre de l'intérieur.

Fait à Mamoudzou, le 16 août 2025.

Le juge des référés,

F. SAUVAGEOT

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions