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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2502592

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2502592

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2502592
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantKALED

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que l'arrêté contesté n'avait pas été pris à l'encontre du requérant et que celui-ci n'était pas présent au centre de rétention, rendant la requête sans objet. En conséquence, toutes les conclusions de M. C... ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'intérêt supérieur de l'enfant.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 novembre 2025, M. B... C..., ayant pour avocat Me Khaled, demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521- 2 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 11 novembre 2025, portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour pendant un an ;
2°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie ;
- il réside à Mayotte depuis 2015 ; il y a été scolarisé et est titulaire d’un Baccalauréat professionnel maintenance voitures délivré en 2023 ; il a déposé une demande de titre de séjour en 2024 ; il est père d’un enfant français, Kevin Hamdiya, né le 13 juillet 2024 ; l’arrêté litigieux porte ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale protégé par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; l’arrêté porte atteinte à l’intérêt supérieur de son enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 novembre 2025, le préfet de Mayotte conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la décision en cause n’a pas été prise par ses services.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Martin, magistrat honoraire, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience publique qui a eu lieu le 13 novembre 2025 à 14 heures (heure de Mayotte),

Après avoir entendu, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Martin, juge des référés ;
- les observations de Mme A... pour le préfet de Mayotte qui confirme l’absence de toute personne dénommée B... C... au sein du centre de rétention ni qu’un arrêté aurait été pris à l’encontre de cette personne.

Le requérant n’étant ni présent ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :


1. M. C..., ressortissant comorien né en 2003, demande, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du préfet de Mayotte en date du 11 novembre 2025, portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour pendant une durée d’un an.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public (…) aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. » ;

3. Il résulte de l’instruction et des observations faites à l’audience par la représentante du préfet que le requérant dénommé B... C... n’a pas été visé par un arrêté portant OQTF et n’est pas présent au centre de rétention. Dès lors la requête dépourvue d’objet doit être rejetée en toutes ses conclusions.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... et au préfet de Mayotte.

Copie en sera adressée aux ministres de l’intérieur et des outre-mer.

Fait à Mamoudzou, le 13 novembre 2025.


Le juge des référés,




L. MARTIN



La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.







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