Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait un logement adapté à son handicap. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni l'exposé des moyens ni l'énoncé des conclusions exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. De plus, les doléances présentées ne relevaient pas des pouvoirs du juge administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2025, M. A... B... sollicite l’aide du tribunal pour qu’il puisse bénéficier d’un logement adapté à son handicap.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4( Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (...) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « (…) La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
3. La requête par laquelle M. B... sollicite l’aide du tribunal pour qu’il puisse bénéficier d’un logement adapté à son handicap, est dépourvue de l’exposé des moyens et de l’énoncé des conclusions exigés par les dispositions précitées de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En outre, les doléances exprimées par l’intéressé ne sont pas au nombre de celles qui peuvent être utilement soumises au juge administratif, compte tenu des pouvoirs dont celui-ci dispose. Etant manifestement irrecevable, la requête est vouée à un rejet par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Mamoudzou, le 21 novembre 2025.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.