Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a été saisi par M. A..., ressortissant français, d’une demande de suspension d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant s’est désisté de son instance après que le préfet a retiré l’arrêté contesté. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond de l’affaire. La décision est fondée sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. B... A..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de lui désigner un avocat commis d’office et de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire en tant qu’il lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français ;
2°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté n° 2065/2026 du
25 janvier 2026 du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire français sans délai à destination des Comores et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’une année ;
3°) le cas échéant, d’enjoindre au préfet de Mayotte d’organiser et financer son retour sur le territoire de Mayotte dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de trois cents euros par jour de retard.
Par un mémoire complémentaire, enregistré le 26 janvier 2026, M. A... informe le tribunal se désister des conclusions de sa requête.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente par intérim du tribunal a désigné M. Jégard, pour statuer sur les demandes en référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. B... A..., ressortissant français né en 2006 à Mayotte, a saisi le juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, dans le but de voir suspendre l’exécution de l’arrêté du préfet de Mayotte lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour sur le territoire français. Par un arrêté du 26 janvier 2026, le préfet de Mayotte a retiré l’arrêté n° 2065/2026 du
25 janvier 2026.
Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ».
Le désistement de M. A... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera transmise au préfet de Mayotte, à la ministre des outre-mer et au ministre de l’intérieur en application de l’article R. 751-8 du code de justice administrative.
Fait à Mamoudzou, le 27 janvier 2026.
Le juge des référés,
X. JÉGARD
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.