lundi 4 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-1910476 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2019, M. D C, représenté par Me Prel, demande au Tribunal d'annuler la décision du 30 octobre 2019 par laquelle le chef d'établissement du centre de détention de Tarascon lui a infligé une sanction de huit jours de cellule disciplinaire.
Il soutient que :
- la décision initiale lui fait grief ;
- la motivation de la décision est trop sommaire et ne répond pas aux exigences de la loi ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit ou d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les 36 grammes de résine de cannabis découverts le 24 septembre 2019 ont été placés dans la poche d'une veste ne lui appartenant pas dans sa cellule, qu'il démontre sa bonne foi.
La requête a été communiquée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui n'a pas produit de mémoire.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 28 février 2020, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 30 octobre 2019, le chef d'établissement du centre de Tarascon a infligé à M. D C une sanction de huit jours de cellule disciplinaire au motif de l'introduction ou de la tentative d'introduction au sein de l'établissement de produits stupéfiants ou sans autorisation de produits de substitution aux produits stupéfiants ou de substances psychotropes, de les détenir ou d'en faire échange contre tout bien, produit ou service. Sur recours présenté par l'intéressé conformément aux dispositions de l'article R. 57-7-32 du code de procédure pénale, et par une décision du 12 novembre 2019, le directeur interrégional des services pénitentiaires sud-est a confirmé cette décision. Dans le cadre de la présente instance, M. C conteste la décision initiale.
3. La décision du 12 novembre 2019 s'est substituée à celle du 30 octobre 2019. Par suite, le moyen tiré de ce que cette dernière décision serait insuffisamment motivée est inopérant.
4. M. C soutient que les 36 grammes de résine de cannabis découverts le 24 septembre 2019 dans sa cellule ont été placés dans une veste ne lui appartenant pas alors qu'il était en permission de sortie et produit une attestation d'un autre détenu, M. B A, indiquant qu'il a placé ces stupéfiants dans la cellule du requérant à son insu. Toutefois, cette attestation ne présente pas de caractère probant.
5. La requête n'est ainsi assortie que d'un moyen inopérant et de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien et doit être rejetée en application des dispositions de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Marseille, le 4 juillet 2022.
La présidente de la 6ème chambre,
Signé
G. Markarian
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026