vendredi 17 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007059 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | ABIB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 septembre 2020 et 12 avril 2021, M. C B, représenté par Me Abib, demande au Tribunal, de le décharger des impositions auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015, 2016 et 2017 pour un montant en droits et pénalités de 1 244 453 euros.
Il soutient que :
- la valeur vénale du fonds de commerce, fixée à 1 900 000 euros lors de la vente, n'était pas sous-évaluée ;
- l'imposition au titre de ses revenus est erronée dès lors qu'elle découle d'une erreur d'évaluation du fonds de commerce cédé par l'administration fiscale ;
- la plus-value de la cession de son fonds de commerce a été régulièrement déclarée et il s'est acquitté de la somme imposée et qu'ainsi les pénalités et majorations de retard découlant de cette imposition sont infondés et injustifiés ;
- la facture d'honoraires de la société Pharmacontact du 9 juin 2015, d'un montant de 30 000 euros hors taxe a été réintégrée à tort dans les bénéfices de la société Pharmacie B par l'administration fiscale ;
- les redevances de crédit-bail des véhicules de la société Pharmacie B, réintégrées dans les bénéfices de cette société, ne représente pas un avantage occulte pour lui.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 10 mars 2021 et 7 mai 2021, l'administratrice générale des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal sud-est conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'absence de déclaration par le requérant de la plus-value sur cession du fonds de commerce constitue un manquement délibéré :
- les règlements effectués par séquestre suite à l'opposition sur la vente de son fonds de commerce correspondent à une liquidation provisoire de l'impôt ;
- l'évaluation de la valeur vénale du fonds de commerce doit se faire en référence au chiffre d'affaires réalisé sur l'année 2014 et non sur l'année 2013 ;
- la facture d'honoraires de la société Pharmacontact du 9 juin 2015, qui n'est appuyée d'aucun justificatif, ne correspond pas à une charge effective et le montant correspondant doit être réputé avoir été distribué entre les mains du maître de l'affaire ;
- les dépenses de crédit-bail supportées par la société Pharmacie B pour la location de deux véhicules haut de gamme constituent en réalité une rémunération occulte du requérant.
Par une ordonnance du 2 juin 2021 la clôture d'instruction a été fixée au 2 juillet 2021 à 12 heures.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de commerce ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B qui exerçait une activité individuelle de pharmacien a vendu le 8 juin 2015 le fonds de commerce de son officine à la société d'exercice libéral par action simplifiée unipersonnelle (SELASU) Pharmacie B, dont il est le dirigeant et l'unique associé. M. B a fait l'objet d'un contrôle sur pièces de sa situation fiscale personnelle portant sur ses revenus perçus en 2015, 2016 et 2017. A l'issue de cet examen, lui ont été notifiées deux propositions de rectification portant le n° 2120 en date des 20 novembre 2017 et 19 juillet 2018, selon la procédure contradictoire, en application de l'article L. 55 du livre des procédures fiscales, pour les rappels en matière d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015, 2016 et 2017, à l'exception des impôts sur le revenu de l'année 2016 qui l'ont été selon la procédure de taxation d'office. Les impositions supplémentaires en résultant ont été mises en recouvrement le 31 décembre 2018 par le pôle de recouvrement spécialisé des Bouches-du-Rhône pour la somme totale de 1 244 453 euros. Le requérant a formé trois réclamations contentieuses, les 26 avril 2019, 21 octobre 2019 et 20 avril 2020 qui ont fait l'objet de trois décisions de rejet par l'administration fiscale respectivement les 29 août 2019, 4 mars 2020 et 17 juillet 2020. M. B demande au Tribunal de le décharger des droits et pénalités mis en recouvrement au titre de l'impôt sur le revenu, de la contribution sur les hauts revenus et des prélèvements sociaux pour les années en litige.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la valeur vénale du fonds de commerce :
2. Il résulte de l'instruction que M. B a cédé l'officine de pharmacie qu'il exploitait à titre individuel à Marseille à la SELASU Pharmacie B pour un montant de 1 900 000 euros correspondant à 77 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'avant dernier exercice précédant la cession, soit l'exercice 2013. L'administration fiscale fait valoir qu'en vertu de l'article L. 145-14 du code de commerce, selon lequel la valeur marchande d'un fonds de commerce est déterminée suivant les usages de la profession, les usages en matière de vente d'officine de pharmacie prescrivent de se référer au chiffre d'affaires des douze derniers mois ou du dernier bilan précédant la cession et porte ainsi la valeur vénale du fonds à la somme de 2 355 363 euros correspondant à 75,06 % du chiffre d'affaires hors taxes de l'exercice 2014. M. B conteste cette rectification en soutenant, d'une part, que la méthode par comparaison retenue par le service est viciée car elle ne prend pas en compte les caractéristiques défavorables propres à son officine et, d'autre part, que cette méthode prend en compte le bilan de l'exercice 2014 alors que la décision de cession et la préparation du dossier correspondant ont été réalisés au cours de cet exercice, soit à une date à laquelle seul le bilan de l'exercice 2013 était disponible. Cependant, il résulte de l'instruction qu'en appliquant le taux de 75,06 % au chiffre d'affaires alors que le requérant avait utilisé un taux de 77 %, l'administration a bien pris en compte les caractéristiques défavorables de l'officine. Par ailleurs, à la date de la cession du fonds de commerce le 8 juin 2015, le bilan 2014 était clos et le requérant ne démontre pas qu'il ne pouvait être pris en considération en lieu et place du bilan de l'exercice 2013. La circonstance que la décision de cession ait été prise durant le premier semestre 2014 est insuffisante à cet égard et M. B n'apporte aucun autre argument qui aurait rendu impossible la prise en compte du bilan 2014. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'administration fiscale a estimé de façon erronée la valeur vénale de son fonds de commerce.
En ce qui concerne la prétendue double imposition :
3. Aux termes de l'article L.141-14 du code de commerce dans sa version applicable au moment de la vente : " Dans les dix jours suivant la dernière en date des publications visées à l'article L. 141-12, tout créancier du précédent propriétaire, que sa créance soit ou non exigible, peut former au domicile élu, par simple acte extrajudiciaire, opposition au paiement du prix. L'opposition, à peine de nullité, énonce le chiffre et les causes de la créance et contient une élection de domicile dans le ressort de la situation du fonds () ".
4. Il résulte de l'instruction que, lors de la cession de son fonds de commerce, le comptable du service des impôts des particuliers de la Ciotat a pratiqué, le 31 juillet 2015, à titre conservatoire et sur le fondement des dispositions des articles L. 141-12 et suivants du code de commerce, une opposition au paiement du prix de cession du fonds de commerce en opposant une créance de 917 700 euros. Cette opposition constitue un acte extrajudiciaire qui a le caractère d'une simple mesure conservatoire ayant pour objet de permettre au créancier de faire valoir ses droits postérieurement dans le cadre d'une distribution du prix et ne constitue, ni un acte de recouvrement, ni même un acte de poursuites. En vertu de cette opposition, le notaire en charge de la cession a, par un courrier du 8 février 2016, adressé au service des impôts des particuliers de la Ciotat deux chèques libellés à l'ordre du trésor public d'un montant total de 507 308 euros. Ce règlement par séquestre, dès lors qu'il constitue seulement un paiement anticipé de l'impôt dû par M. B, ne permet pas de regarder la rectification relative à la plus-value litigieuse comme constitutive d'une double imposition.
En ce qui concerne la déductibilité de la facture d'honoraires de la société Pharmacontact du 9 juin 2015 :
5. L'article 39 du code général des impôts dispose : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : 1° les frais généraux de toute nature () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
6. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : "1. Sont considérés comme revenus distribués :/ 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués :/ () c. Les rémunérations et avantages occultes ".
7. En cas de refus des propositions de rectification par le contribuable qu'elle entend imposer comme bénéficiaire de sommes regardées comme distribuées, il incombe à l'administration d'apporter la preuve que celui-ci en a effectivement disposé. Toutefois, le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle.
8. Il résulte de l'instruction que l'administration a, notamment, rejeté la déduction de la somme de 30 000 euros hors taxes au titre de l'année 2015 correspondant à une facture d'honoraires de la mission d'accompagnement à la vente de l'officine réalisée par la société Pharmacontact, faute pour la société d'établir qu'elle correspond à une charge effective. S'il est soutenu que cette facture correspond à des conseils concernant le choix de la structure juridique appropriée, à l'établissement des comptes prévisionnels de la nouvelle structure et à la recherche de meilleurs financements avec mise en compétition des établissements bancaires, il résulte de l'instruction, qu'en dépit des demandes adressées par l'administration, aucun élément de travail effectivement réalisé n'a été apporté par le dirigeant de la société émettrice de la facture qui s'est bornée à reprendre des éléments généraux d'ordre juridiques et financiers. C'est par suite à bon droit que l'administration a, sur le fondement de l'article 39-1 du code général des impôts, rejeté la déduction des charges en cause faute pour la société de justifier de leur déductibilité. Dès lors, M. B, qui est l'unique associé de la SELASU Pharmacie B, et le seul maître de l'affaire, doit être regardé comme ayant appréhendé les revenus déduits à tort par la SELASU en vertu des dispositions précitées du code général des impôts. Il n'est dans ces conditions pas fondé à contester le rehaussement effectué par l'administration sur ce point.
En ce qui concerne les revenus distribués au titre des redevances de crédit-bail des véhicules :
9. M. B soutient que les dépenses de crédit-bail supportées par la société Pharmacie B pour la location de deux véhicules haut de gamme de marque Audi RS6 et Mercedes classe G doivent être prises en compte dans leur totalité au titre de son activité professionnelle alors que l'administration fiscale fait valoir qu'elles constituent en réalité une rémunération occulte du requérant. Il résulte de l'instruction que la SELASU Pharmacie B dispose d'un véhicule utilitaire et d'un véhicule de tourisme en plus des deux véhicules haut de gamme en litige. Il n'est pas sérieusement démontré que ces deux derniers véhicules soient d'une quelconque utilité à l'activité de la pharmacie et il n'est pas non plus sérieusement contesté que M. B n'utilise pas ces véhicules à des fins personnelles. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le crédit-bail des deux véhicules ne constituent pas une rémunération occulte doit être écarté et c'est à bon droit que l'administration fiscale a imposé les sommes correspondantes à l'impôt sur le revenu en tant que revenu distribué.
Sur les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
11. Pour justifier l'application de la majoration pour manquement délibéré, l'administration fait valoir le manquement aux obligations déclaratives de M. B consistant à ne pas avoir déclaré la plus-value professionnelle sur la déclaration de l'ensemble de ses revenus. Si le requérant conteste l'absence de déclaration de la plus-value sur cession du fonds de commerce au motif que la plus-value a été reportée sur la ligne WP de l'annexe 2058 A de la déclaration de résultats de l'exercice clos en 2015, il ne conteste pas pour autant avoir omis de reporter cette plus-value sur sa déclaration d'impôt sur le revenu de l'année 2015. M. B, qui a vendu son fonds de commerce à la société dont il est le dirigeant, ne pouvait en effet ignorer avoir réalisé cette plus-value, d'ailleurs déclarée au titre de ses revenus professionnels et ne pouvait davantage ignorer que cette plus-value était également imposable aux prélèvements sociaux, alors que deux ans après le dépôt de sa déclaration et en dépit du constat évident de l'absence de taxation, il n'avait jamais pris l'attache des services fiscaux. Au surplus, dans les conditions de la cession, l'omission de déclaration de la plus-value ne peut valablement être réputée de bonne foi et caractérise un manquement délibéré justifiant du bien-fondé de la majoration de 40 % appliquée à l'imposition sur la plus-value au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux de M. B pour l'année 2015.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à solliciter la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des 2015, 2016 et 2017.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à l'administratrice générale des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal sud-est.
Délibéré après l'audience du 24 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Markarian, présidente,
M. Secchi, premier conseiller,
Mme Charpy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2023.
Le rapporteur,
Signé
L. ALa présidente,
Signé
G. Markarian
La greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
7
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026