lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2007773 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | BELLILCHI-BARTOLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2020, M. C A, représenté par Me Bellilchi-Bartoli, agissant tant en son nom propre qu'en qualité de représentant légal de sa fille E A, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à lui verser la somme de
35 000 euros, en réparation du préjudice de sa fille E A résultant du décès de sa mère en raison d'une affection iatrogène, la somme de 47 094,80 euros au titre de son préjudice personnel résultant du décès de son épouse en raison d'une affection iatrogène et la somme de 133 400 euros en leur qualité d'ayant- droit en réparation des préjudices subis par la défunte ;
2°) de mettre à la charge de l'ONIAM le versement à chacun d'une somme de
3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le décès de Mme A, son épouse, est imputable à une affection iatrogène ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale par l'ONIAM ; l'offre d'indemnisation proposée par l'ONIAM en réparation de ses préjudices personnels qu'il a accepté en sa qualité d'ayant droit de sa défunte épouse sans en comprendre les termes exacts est insuffisante ainsi que l'offre d'indemnisation du préjudice d'affection proposée à sa fille et l'offre d'indemnisation proposée à sa fille et à lui-même en réparation des préjudices de la victime directe ;
- son préjudice d'affection doit être indemnisé à hauteur de 30 000 euros et celui de sa fille à hauteur de 35 000 euros, les frais d'obsèques pour 2 094,80 euros, son préjudice d'accompagnement pour 3 000 euros, son préjudice de perte de revenus pour 15 000 euros au titre de la réparation des préjudices de la victime directe, sa fille et lui, en qualité d'héritiers de la défunte, ont droit à être indemnisés à hauteur de 400 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire de Mme A, 30 000 euros au titre de son préjudice esthétique temporaire, 50 000 euros au titre des souffrances endurées, 20 000 euros au titre de son préjudice d'angoisse de mort imminente et 30 000 euros au titre du défaut d'information de la victime directe.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2022, l'ONIAM, représenté par
Me Fitoussi, conclut au rejet ou à la réduction des prétentions indemnitaires du requérant.
Il fait valoir que certains postes de préjudices ont fait l'objet d'une indemnisation transactionnelle et que l'indemnisation des autres préjudices doit être rejetée ou réduite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Ricard, rapporteur public,
- et les observations de Me Guillot-Patrique substituant Me Bellilchi-Bartoli, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, qui souffrait d'une néphropathie diabétique, a fait l'objet d'une transplantation rénale le 29 mai 2017. En raison d'un antécédent de tuberculose, l'intéressée a été mise sous traitement anti-tuberculeux par Isoniazide à raison de 300 mg par jour dans un but prophylactique au moment de la transplantation rénale. Le 21 juin suivant, Mme A a présenté une cytolyse hépatique associée à une insuffisance hépato-cellulaire qui a entraîné son transfert en service de réanimation lequel a confirmé une hépatite fulminante. Le service décide l'arrêt par traitement de l'Isoniazide, Tahor, Bactrim, Rovalcyte et Neurotin. Le
26 juin 2017, l'intéressée a fait l'objet d'une transplantation hépatique. Son état continue cependant de se dégrader jusqu'à son décès intervenu le 3 juillet 2017 à la suite d'une défaillance multiviscérale. Saisie par l'époux et la fille de la victime agissants en leur nom propre et en tant qu'héritiers de celle-ci, la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux a estimé, par un avis du 11 juillet 2019, que la prescription d'un traitement anti-tuberculeux par Isoniazide qui a favorisé l'émergence de l'hépatite fulminante à l'origine de son décès constituait une affection iatrogène dont les préjudices étaient susceptibles d'être indemnisés par la solidarité nationale. M. A a signé un protocole transactionnel avec l'ONIAM le 28 novembre 2019 qui prévoit l'indemnisation à hauteur de 24 094,80 euros de ses frais d'obsèques, des pertes de revenus du fait de décès de son épouse, des frais divers, des frais d'assistance et de son préjudice d'affection. Par une ordonnance du 14 janvier 2020, la vice-présidente du tribunal judiciaire de Marseille, chargée de la protection des mineurs, a rejeté les offres d'indemnisation proposée par l'ONIAM à l'enfant mineure E A en jugeant qu'elles étaient insuffisantes s'agissant du préjudice d'affection de l'enfant et des souffrances endurées par la victime directe. Estimant les offres de l'ONIAM insuffisantes, M. A demande au tribunal de condamner ce dernier à l'indemniser de l'ensemble de ses préjudices personnels ainsi que de ceux de sa fille, et des préjudices subis par Mme A en leur qualité d'héritiers de celle-ci.
Sur la fin de non-recevoir opposée par l'ONIAM
2. Aux termes de l'article L. 1142-17 du code de la santé publique : " Lorsque la commission régionale estime que le dommage est indemnisable au titre du II de l'article
L. 1142-1, ou au titre de l'article L. 1142-1-1 l'office adresse à la victime ou à ses ayants droit, dans un délai de quatre mois suivant la réception de l'avis, une offre d'indemnisation visant à la réparation intégrale des préjudices subis. (). L'acceptation de l'offre de l'office vaut transaction au sens de l'article 2044 du code civil () " ;
3. Il résulte de l'instruction que M. A a signé le 28 novembre 2019, sur la base de l'avis émis par la commission de conciliation et d'indemnisation le 11 juillet 2019, un protocole transactionnel d'indemnisation aux fins de réparer les préjudices relatifs aux frais d'obsèques, à la perte de ses revenus, aux frais divers et d'assistance et à son préjudice d'affection pour un montant total de 24 094,80 euros. Dès lors, il n'est pas recevable à demander la réparation devant le juge de ces mêmes préjudices, dont il n'est pas contesté qu'ils ont déjà été indemnisés le 3 décembre 2019. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par l'office doit être accueillie.
Sur le droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale :
4. Aux termes du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'ONIAM doit assurer, au titre de la solidarité nationale, la réparation des dommages résultant directement d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins à la double condition qu'ils présentent un caractère d'anormalité au regard de l'état de santé du patient comme de l'évolution prévisible de cet état et que leur gravité excède le seuil défini à l'article D. 1142-1. La condition d'anormalité du dommage prévue par ces dispositions doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible. Ainsi, elles ne peuvent être regardées comme anormales au regard de l'état du patient lorsque la gravité de cet état a conduit à pratiquer un acte comportant des risques élevés dont la réalisation est à l'origine du dommage.
6. Il résulte du rapport d'expertise diligentée par la CCI du 9 mai 2019, dont les conclusions ne sont pas contestées par l'ONIAM, que, si la prise en charge thérapeutique de Mme A a été conforme aux règles de l'art, l'administration du médicament Isoniazide, motivée par un antécédent de tuberculose documenté et recommandée en prophylaxie chez les patients immunodéprimés subissant une greffe d'organe, est considérée par l'expert comme étant à l'origine de la défaillance hépatique ayant conduit au décès de l'intéressée, le tableau clinique de la patiente étant compatible avec le diagnostic d'hépatite à l'Isoniazide et les autres causes possibles et les plus courantes d'hépatite fulminante ayant été écartées. L'expert ajoute que le décès, directement causé par une affection iatrogène caractérisée, n'est pas la conséquence de l'évolution prévisible de la pathologie initiale de Mme A mais a eu des conséquences anormales au regard de son état de santé initial. Dans ces conditions, dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que Mme A aurait été exposée à un risque de décès de manière suffisamment probable en l'absence de traitement, la condition d'anormalité du dommage prévue par les dispositions citées au point 2 de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique doit être regardée comme remplie. Eu égard à la gravité des conséquences de l'acte en cause, les requérants sont fondés à soutenir que l'ONIAM est tenu, au titre de la solidarité nationale, de réparer les préjudices qui lui sont imputables.
Sur la responsabilité de l'AP-HM au titre du défaut d'information :
7. Si les requérants soutiennent que Mme A a, en raison d'un défaut d'information sur les risques inhérents à la greffe rénale réalisée le 29 mai 2017, perdu une chance de s'y soustraire, il résulte toutefois de l'instruction que le personnel médical estimait cette greffe nécessaire depuis l'année 2010 en l'absence d'une alternative comportant les mêmes avantages et notamment une espérance de vie de vingt-cinq ans. Dans ces conditions, les requérants n'établissent pas qu'informée de la nature et de l'importance du risque de survenue de l'hépatite fulminante, évalué à seulement 0,01% par les experts, Mme A n'aurait pas consenti à l'intervention de greffe rénale. Par suite, la demande d'indemnisation présentée à ce titre ne peut qu'être rejetée.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices de la victime directe :
8. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article 724 du code civil : " Les héritiers désignés par la loi sont saisis de plein droit des biens, droits et actions du défunt ". Le droit à la réparation d'un dommage, quelle que soit sa nature, s'ouvre à la date à laquelle se produit le fait qui en est directement la cause. Si la victime du dommage décède avant d'avoir elle-même introduit une action en réparation, son droit, entré dans son patrimoine avant son décès, est transmis à ses héritiers. Cependant, le préjudice subi par la victime, ayant cessé au moment du décès, doit être évalué à la date de cet événement, y compris lorsque le décès est lié au fait ouvrant droit à indemnisation, auquel cas d'ailleurs ce décès peut être pris en compte au titre du droit à réparation des proches de la victime.
9. Il résulte de l'instruction que l'offre d'indemnisation transactionnelle signée par M. A le 28 novembre 2019 en sa qualité d'héritier de Mme A, victime directe, et de représentant légal de sa fille E A, également héritière de la défunte, a été rejetée par ordonnance du 14 janvier 2020 des tutelles du tribunal judiciaire de Marseille. Dès lors, et en vertu du caractère indivisible du montant de cette offre commune aux requérants, les préjudices de la victime directe de déficit fonctionnel temporaire, préjudice esthétique temporaire et les souffrances endurées ne peuvent être regardés comme ayant fait l'objet d'une indemnisation par voie transactionnelle, ni à l'égard de l'enfant E ni davantage à l'égard de M. A, lesquels sont, par suite, recevables à en demander réparation devant le tribunal.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire ;
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que le déficit fonctionnel temporaire de Mme A, en lien direct et exclusif avec l'affection iatrogène, a été partiel de 25% du 16 juin au 22 juin 2017 soit 7 jours. Son déficit fonctionnel temporaire a ensuite été total du 23 juin au 3 juillet 2017, date de son décès. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 170 euros.
S'agissant des souffrances endurées ;
11. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que Mme A a enduré des souffrances évaluées à 6 sur 7 comprenant la douleur physique mais également les souffrances psychiques et morales liées à l'affection iatrogène, et ce jusqu'à son décès. En l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 23 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire ;
12. En troisième lieu, s'il résulte du rapport d'expertise que Mme A a subi l'amputation de sa jambe droite le 28 juin 2017, un tel préjudice n'ouvre pas droit à indemnisation lorsque le patient est resté hospitalisé jusqu'à son décès. Par suite, la demande présentée à ce titre devra être rejetée.
S'agissant du préjudice d'angoisse de mort imminente ;
13. En quatrième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la victime, transférée en service de réanimation le 23 juin 2017 quelques jours avant son décès, ait pris conscience de la dégradation anormale de son état de santé et d'une mort probable avant son décès. Par suite, la demande présentée à ce titre ne peut qu'être rejetée.
En ce qui concerne les préjudices des victimes indirectes :
14. En premier lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Melle E A, enfant mineur de la défunte âgée de 7 ans au moment de son décès, en l'évaluant à la somme de 25 000 euros.
15. En second lieu, il ne résulte pas de l'instruction que M. A ait subi des bouleversements dans sa vie quotidienne en raison de la maladie de son épouse jusqu'à son décès. Par suite, la demande présentée à ce titre ne peut qu'être rejetée.
16. Il résulte de ce qui précède que l'ONIAM est condamné, d'une part, à verser une somme de 23 170 euros à verser aux héritiers de Mme A en réparation des préjudices subis par celle-ci, et, d'autre part, une somme de 25 000 euros à M. A en sa qualité de représentant légal de sa fille E, ayant droit de la victime directe, au titre de son préjudice personnel.
Sur la déclaration de jugement commun :
17. Appelée à la cause, la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône n'a pas produit de mémoire dans la présente instance. Il y a donc lieu de lui déclarer commun le présent jugement.
Sur les frais d'instance :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'ONIAM le versement à M. A d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'ONIAM est condamné à verser à M. A et Melle E A, en leur qualité d'héritiers de Mme A, une somme de de 23 170 euros en réparation des préjudices subis par Mme A.
Article 2 : L'ONIAM est condamné à payer à verser à M. A une somme de 25 000 euros en sa qualité de représentant légal de son enfant E A en réparation du préjudice personnel de cette dernière.
Article 3 : L'ONIAM versera aux consorts A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement est déclaré commun à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Josset, présidente,
M. Grimmaud, premier conseiller,
Mme Fabre, première conseillère,
Assistés de Mme Ibram, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
E. B La présidente,
signé
M. D
La greffière,
signé
S. IBRAM
La République mande et ordonne au Ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N°2007773
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026