mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2008084 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | KOSTOVA |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 10 octobre 2022, le tribunal a avant de statuer sur la requête présentée par Mme F H veuve G et M. C G, ordonné après avoir mis hors de cause le Dr B avant dire droit une expertise médicale.
Le Dr E a déposé son rapport d'expertise le 2 mai 2023.
Par un mémoire, enregistré le 1er février 2024, M. et Mme G, représentés par Me Mouldaïa, demandent au tribunal :
1°) de condamner le Centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis (CHIAP) à leur verser 10 000 euros en qualité d'ayant droits de M. D G, en réparation des préjudices subis par le défunt ;
2°) de condamner le CHIAP à verser à Mme G une somme de 340 790 euros en réparation de ses préjudices subis du fait du décès de son époux ;
3°) de condamner le CHIAP à verser à M. G une somme de 45 000 euros en réparation de ses préjudices subis du fait du décès de son père ;
4°) de mettre à la charge du CHIAP une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la prescription associée de Procoralan, d'Isoptine et de Corgard est constitutive d'une faute à l'origine exclusive du décès de M. D G sans que ne puisse être retenu un état antérieur, du seul fait de la nécessité du patient d'un traitement, ou une perte de chance du fait d'un " possible facteur précipitant " ;
- le préjudice de M. D G, victime principale, doit être réparé à hauteur de 10 000 euros au titre des souffrances endurées ;
- le préjudice de Mme F G, sa veuve, doit être réparé à hauteur de 3 606 euros au titre des frais d'obsèques, 253 184 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 54 000 euros au titre du préjudice d'affection et 30 000 euros au titre du préjudice d'accompagnement ;
- le préjudice de M. C G, son fils, doit être réparé à hauteur de 25 000 euros au titre du préjudice d'affection et 20 000 euros au titre du préjudice d'accompagnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saïdji, conclut à sa mise hors de cause.
Il fait valoir que :
- le décès de M. D G a été causé en partie par une faute du CHIAP et par son état antérieur ;
- les conditions d'indemnisation au titre de la solidarité nationale ne sont pas remplies.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er décembre 2023 et 11 mars 2024, le CHIAP, représenté par Me Carlini, conclut à la réduction des prétentions indemnitaires des requérants.
Il fait valoir que :
- il s'en remet à la sagesse du tribunal quant au principe de sa responsabilité ;
- l'indemnisation mise à sa charge ne saurait excéder 33% des dommages au titre de la perte de chance de l'éviter ;
- les prétentions des requérants doivent être ramenées à de plus justes proportions.
Par une ordonnance du 16 mai 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 4 juin 2024.
Un mémoire présenté pour M. et Mme G a été enregistré le 5 juin 2024 et n'a pas été communiqué en application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative.
Un mémoire présenté pour le CHIAP a été enregistré le 25 juin 2024 et n'a pas été communiqué en application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 12 juin 2023, par laquelle la présidente du tribunal administratif a taxé les frais de l'expertise réalisée par le docteur A E à hauteur de 3 828 euros.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Derollepot, rapporteur,
- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guastalla, substituant Me Mouldaïa, pour les consorts G, et de Me Le Goues, substituant Me Carlini, pour le CHIAP.
Considérant ce qui suit :
1. Le 27 décembre 2018, en traitement de palpitations et dans le cadre d'un suivi cardiologique pour une tachycardie sinusale inappropriée, M. D G s'est vu prescrire par un cardiologue du CHIAP un traitement associant Corgard, Isoptine et Procoralan. Le lendemain, il a été hospitalisé en urgence au CHIAP pour bloc auriculoventriculaire complet en état de choc, où il est décédé. Mme F G, sa veuve, et M. C G, son fils, recherchent la responsabilité pour faute du CHIAP. Par un jugement du 10 octobre 2022, le tribunal a ordonné avant-dire droit une expertise médicale.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité du CHIAP :
S'agissant de la faute :
2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
3. Il résulte de l'instruction que M. D G avait présenté en juillet 2017 un malaise consécutif à une bradycardie extrême favorisée par une triple association bradycardisante inhabituelle, hors recommandations, de Corgard, Isoptine et Procoralan, ce qui a conduit à interrompre ce traitement. Il résulte ainsi du rapport d'expertise que ce malaise était incontestablement lié à un effet secondaire de ce traitement, l'association du Corgard et de l'Isoptine relevant de la contre-indication en cas de bradycardie extrême, d'autant plus lorsqu'associés à du Procoralan. Dès lors que le traitement était contre-indiqué, le cardiologue du CHIAP a fait un choix thérapeutique erroné en prescrivant à nouveau à M. D G un tel traitement le 27 décembre 2018. Cette faute est de nature à engager la responsabilité du CHIAP.
S'agissant du taux de perte de chance :
4. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter que ce dommage soit advenu.
5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise, qu'il est impossible de dire si le choix thérapeutique erroné fut seul à l'origine de ce décès, puisque ce traitement médicamenteux avait été pris auparavant sans entraîner ce type d'effet secondaire, et également d'avoir de certitude sur le rôle éventuel d'un épisode d'insuffisance rénale dans le décès du fait d'une accumulation médicamenteuse. Dès lors, l'expert a retenu que le décès de M. D G est la conséquence non exclusive d'un effet secondaire prévisible des médicaments prescrits et estime la perte de chance d'échapper au décès à hauteur de 33 % du fait, pour un tiers, d'un état antérieur qui nécessitait la prescription d'un traitement bradycardisant et, pour un second tiers, d'un possible facteur précipitant qui n'a pas pu être identifié mais qui expliquerait le fait que ce traitement ait pu être correctement supporté pendant des mois puis brutalement à l'origine d'une bradycardie extrême. Ces conclusions ne sont pas utilement contestées par le CHIAP. Par suite, la perte de chance d'éviter la survenue du décès de M. G en lien avec la faute commise par l'établissement doit être évaluée à 33% et l'indemnisation des préjudices sollicitée par les consorts G interviendra à hauteur de cette fraction du dommage.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont fondés à demander la réparation du dommage par le CHIAP au titre de la faute commise ayant causé une perte de chance d'éviter le décès, les conditions d'une indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étant, en tout état de cause, pas remplies.
Sur l'évaluation des préjudices :
En ce qui concerne les préjudices des requérants en qualité d'ayant-droits :
7. Le droit à la réparation d'un dommage, quelle que soit sa nature, s'ouvre à la date à laquelle se produit le fait qui en est directement la cause. Si la victime du dommage décède avant d'avoir elle-même introduit une action en réparation, son droit, entré dans son patrimoine avant son décès, est transmis à ses héritiers. Chaque héritier a dès lors qualité, le cas échéant sans le concours des autres indivisaires, pour exercer l'action indemnitaire tendant à obtenir, au bénéfice de la succession, la réparation du préjudice subi.
8. Mme F H, veuve G, et M. C G établissent leur qualité d'héritiers et peuvent par suite exercer une action indemnitaire au bénéfice de la succession de leur époux et père.
9. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par M. D G doivent être évaluées à 3,5 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 1 782 euros après application du taux de perte de chance.
En ce qui concerne les préjudices des victimes indirectes :
10. En premier lieu, Mme G justifie avoir exposés une somme de 3 606 euros au titre des frais d'obsèques de son époux dont elle est fondée à obtenir le remboursement, soit 1 189,98 euros après application du taux de perte de chance.
11. En deuxième lieu, le préjudice économique subi par une personne du fait du décès de son conjoint est constitué par la perte des revenus de la victime qui étaient consacrés à son entretien, compte tenu de ses propres revenus.
12. Il résulte de l'instruction, notamment de l'avis d'imposition 2018 sur les revenus de l'année 2017 que les revenus annuels du foyer de M. et Mme G s'élevaient à 14 378 euros. Il convient de déduire de ces revenus, dès lors que le foyer ne comportait alors pas d'enfant à charge, 30 % pour la part de consommation personnelle de M. G, soit une somme de 4 313,40 euros, ce qui aboutit à un revenu annuel disponible pour le conjoint survivant de 10 065 euros, ce qui constitue la perte patrimoniale annuelle de Mme G. Il convient de convertir cette perte de revenus en capital. Il y a lieu pour ce faire d'utiliser la table de capitalisation des rentes viagères fondée sur le barème de la gazette du palais pour 2022 et un taux d'intérêt de 0%. Compte tenu de l'âge de M. G au jour de son décès, 61 ans, et du coefficient de 21,985 afférent, le préjudice économique de Mme G peut être évalué à 221 279 euros. Cette perte de revenus a été en partie compensée par la perception de 7 366 euros en 2019 et 8 816 euros en 2020. Ainsi, Mme G a subi une perte de revenus non compensée de 205 097 euros, qui sera réparé à hauteur de 67 682,01 euros après application du taux de perte de chance.
13. En troisième lieu, Mme G, veuve de M. D G, a subi un préjudice d'affection en raison du décès de celui-ci, dont il sera fait une juste appréciation par l'allocation d'une somme de 8 250 euros, après application du taux de perte de chance. De même, M. C G, son fils, a subi du fait de ce décès un préjudice d'affection qui sera justement apprécié à la somme de 6 600 euros après application du taux de perte de chance.
14. En dernier lieu, le préjudice d'accompagnement est destiné à réparer le préjudice moral, dont sont victimes les proches de la victime directe pendant l'hospitalisation de celle-ci jusqu'à son décès. Il a pour objet d'indemniser les bouleversements que le décès de la victime directe entraîne sur le mode de vie de ses proches au quotidien. En l'espèce, compte tenu du bref délai qui a séparé le fait dommageable et le décès de la victime, aucun préjudice d'accompagnement ne peut être retenu et les demandes formulées à ce titre par les requérants doivent être écartées.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les préjudices de Mme G doivent être réparés à hauteur de 77 121,99 euros par le CHIAP et ceux de M. G doivent être réparés à hauteur de 6 600 euros.
Sur les conclusions de la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Hautes-Alpes :
En ce qui concerne les débours assortis des intérêts au taux légal :
16. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " Lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l'assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l'assuré ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre ou du livre Ier. / Les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le présent livre et le livre Ier, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident (). " L'indemnisation par l'ONIAM, au titre de la solidarité nationale, des conséquences d'un accident médical ne lui conférant pas la qualité d'auteur responsable des dommages, le recours subrogatoire des tiers payeurs ne peut dans ce cas être exercé contre lui.
17. La caisse primaire centrale d'assurance maladie des Hautes-Alpes sollicite la prise en charge de débours à hauteur de 5 769 euros. Ces débours correspondent aux frais hospitaliers durant la journée du 28 décembre 2018 et au capital décès versé. L'état des débours produit est suffisamment détaillé et est accompagné d'une attestation d'imputabilité du médecin conseil. L'ensemble des frais apparait en lien direct et certain avec la faute du CHIAP ayant entraîné une perte de chance d'éviter le décès de M. G. La caisse primaire centrale d'assurance maladie des Hautes-Alpes est fondée à solliciter, après application du taux de perte de chance, le remboursement de ses débours à hauteur de 1 903,77 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de son mémoire, soit au 20 novembre 2020.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
18. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 susvisé et eu égard à la somme dont elle obtient le remboursement dans le présent jugement, la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Hautes-Alpes est en droit d'obtenir le versement d'une indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 634,59 euros par le CHIAP.
Sur les dépens :
19. En application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge définitive du CHIAP, partie perdante, les frais de l'expertise ordonnée le 10 octobre 2022, taxés et liquidés à la somme de 3 828 euros par ordonnance du 12 juin 2023.
Sur les frais d'instance :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CHIAP une somme globale de 2 000 euros à verser aux requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens et de 800 euros à verser à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Hautes-Alpes à ce même titre.
D É C I D E :
Article 1er : Le CHIAP est condamné à verser les sommes de 1 782,00 euros à la succession de M. D G, de 77 121,99 euros à Mme F G et de 6 600 euros à M. C G.
Article 2 : Le CHIAP est condamné à verser à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes les sommes de 1 903,77 euros avec intérêts au taux légal à compter du 20 novembre 2020 et de 634,59 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : Les frais d'expertise sont mis à la charge définitive du CHIAP.
Article 4 : Le CHIAP versera une somme globale de 2 000 euros à M. et Mme G et la somme de 800 euros à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme F G, à M. C G, à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes, au docteur I B, au centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis et à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Copie en sera adressée au docteur E, expert.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Frédérique Simon, présidente,
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,
Mme Ludivine Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
A. Derollepot
La présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026