mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2101310 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | QUESNEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 février 2021, Mme C D, représentée par Me Quesneau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 décembre 2020, par laquelle le président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône lui a seulement accordé une remise partielle d'un montant de 1 458,33 euros de dette partielle de revenu de solidarité active de 2 916,66 euros, laissant à sa charge un solde de 1 458,33 euros.
2°) de lui accorder une remise totale de sa dette ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000,00 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en ce qu'étant de nationalité italienne, son droit au séjour n'a jamais été contesté ;
- elle a été traitée de façon discriminatoire ;
- elle est de bonne foi et sa situation financière ne lui permet pas de rembourser cette dette.
Le 17 mai 2022, le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier en application des dispositions de l'article R. 772-8 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2022, le département des Bouches-du-Rhône, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Charbit, première-conseillère, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charbit, première conseillère,
- et les observations de Mme A et de M. B, représentant le département des Bouches-du-Rhône.
Mme D n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Bouches-du-Rhône. Un titre de recettes n° 9651 en date du 4 mai 2020 lui a été notifié aux fins de recouvrement de la somme de 2 916,66 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active pour la période du 1er février au 31 juillet 2019. Le 27 octobre 2020, Mme D a adressé une lettre au conseil départemental des Bouches-du-Rhône, par laquelle elle sollicitait une remise gracieuse de l'ensemble de sa dette. Le 4 décembre 2020, la présidente du conseil départemental lui a accordée une remise partielle à hauteur de 1 458,22 euros, laissant à sa charge la somme de 1 458,33 euros. Mme D doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active ()La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
4. En premier lieu, s'agissant de la contestation d'une décision de remise partielle de dette de revenu de solidarité active, est sans incidence sur le litige, la circonstance que la décision attaquée aurait été prise par une autorité incompétente.
5. En deuxième lieu, Mme D, qui conteste une décision de remise partielle de revenu de solidarité active ne peut utilement soutenir que l'indu mis à sa charge ne serait pas fondé, ni même qu'il résulterait d'une discrimination. A supposer qu'elle sollicite la décharge de l'obligation de payer cet indu, il résulte de l'instruction qu'à l'occasion de sa réclamation préalable présentée le 27 octobre 2020, elle n'a pas contesté le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 916,66 euros mais s'est bornée à en demander la remise de sorte que de telles conclusions seraient irrecevables.
6. En troisième lieu, il ressort de l'instruction et notamment du mémoire en défense que l'origine du trop-perçu provient d'une erreur de la caisse d'allocations familiales. Mme D, dont il est constant qu'elle est de bonne foi, fait valoir que sa précarité financière fait obstacle au remboursement de la somme qui lui est réclamée. Toutefois, malgré une mesure d'instruction en ce sens, elle ne fournit aucun élément de nature à établir cette allégation et ne met ainsi pas le tribunal en mesure d'apprécier si sa situation justifie qu'une remise de dette lui soit accordée.
7. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a refusé de lui accorder une remise de dette totale.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et à la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
C. CharbitLe greffier,
Signé
I. Abed
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026