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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2102581

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2102581

lundi 24 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2102581
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème Chambre
Avocat requérantGALISSARD ALAIN ET CHABROL BENEDICTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 mars 2021 et 14 décembre 2022, la société CCD architecture, représentée par Me Galissard, demande au tribunal :

1°) de condamner la Société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire marseillaise (SOLEAM) à lui verser la somme de 32 050,63 euros assortie des intérêts moratoires à compter du 23 décembre 2020 ainsi que 10 000 euros en réparation de son préjudice ;

2°) de mettre à la charge de la SOLEAM une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la SOLEAM n'a pas procédé au règlement du solde du marché dans le délai de trente jours prévu par les documents contractuels ;

- elle a reçu et traité la totalité des projets de décomptes finaux des entreprises dont celui de la société Demathieu et Bard ainsi que celui de la société SEDEL, de sorte qu'elle a accompli sa mission DET en totalité ;

- sa mission étant achevée, elle a fait parvenir, le 23 novembre 2020, le décompte final du marché pour une somme de 32 050,63 euros TTC, auquel la SOLEAM n'a pas répondu ;

- le défaut de paiement des honoraires de la mission débutée en 2014 génère une procédure contentieuse dont le coût est à sa charge ;

- elle a subi un préjudice financier et moral à hauteur de 10 000 euros en raison de la résistance abusive de la SOLEAM.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, la SOLEAM, représentée par Me Sindres, conclut :

1°) au non-lieu à statuer sur la demande de paiement de la somme de 32 050,63 euros ;

2°) au rejet du surplus ;

3°) à ce que soit mise à la charge de la SOLEAM une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été confrontée à des difficultés d'exécution contractuelle de la part de CCD architecture ;

- elle a procédé au paiement de la somme de 32 050,63 euros le 7 juin 2021 ;

- elle n'a pas payé les acomptes des honoraires de CCD architecture dans les délais sollicités dès lors que le maître d'œuvre n'avait pas achevé la mission DET ;

- le paiement de 15% de la mission DET ne pouvait intervenir qu'après le traitement des réclamations des entreprises lors de la procédure d'établissement du décompte général et définitif ;

- la société CCD architecture a été défaillante dans l'exécution de la mission DET, elle s'est contentée de transmettre le projet de décompte final sans procéder aux vérifications qui lui incombaient et a demandé le paiement de ses honoraires avant la fin de sa mission ;

- un visa de maîtrise d'œuvre était encore attendu sur la facture n°C356 032/2018 de la société Demathieu-Bard en septembre 2021 ;

- la société CCD architecture ne justifie d'aucun préjudice ;

- elle n'est pas fondée à solliciter le paiement de dommages et intérêts dès lors qu'elle a été défaillante durant la quasi-totalité de l'exécution du marché.

Par un mémoire, enregistré le 14 décembre 2022, la société CCD Architecture demande au tribunal :

1°) de condamner la SOLEAM à lui verser la somme de 1 166,12 au titre des intérêts moratoires pour la période du 24 décembre 2020 au 7 juin 2021 ainsi que 5 000 euros en réparation de son préjudice.

2°) de mettre à la charge de la SOLEAM une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la SOLEAM a procédé au règlement de la somme de 32 050,63 euros le 7 juin 2021 de sorte qu'elle n'est plus redevable que de la somme de 1 166,12 au titre des intérêts moratoires pour la période du 24 décembre 2020 au 7 juin 2021 ;

- son préjudice s'élève à 5 000 euros.

Les parties ont été informées, le 24 mai 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'application, pour le taux des intérêts moratoires, des dispositions de l'article 4 du décret du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique au lieu des dispositions de l'article 4.4 du cahier des clauses administratives particulières du marché litigieux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des marchés publics ;

- le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 ;

- l'arrêté du 16 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de prestations intellectuelles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Simeray ;

- les conclusions de Mme Dyèvre, rapporteure publique ;

- les observations de Me Chavalarias, représentant la SOLEAM.

Considérant ce qui suit :

1. La SOLEAM a lancé, en 2013, une opération d'extension de l'école centrale de Marseille par la réalisation d'une construction neuve. À l'issue d'une procédure de concours de maîtrise d'œuvre, elle a retenu l'offre de la SARL CCD architecture, mandataire d'un groupement constitué avec les sociétés Artelia, AM2S et Callard, par un acte d'engagement signé le 8 janvier 2014, le groupement de maîtrise d'œuvre étant chargé des missions ESQ, APS, APD, PRO, ACT, VISA, DET, AOR, DQE, TDS et SYN. Le 23 novembre 2020, la société CCD architecture, en sa qualité de mandataire du groupement, a fait parvenir le décompte général définitif du marché faisant apparaître un solde de 32 050,63 euros TTC. La SOLEAM n'a pas répondu à cette demande. Par un courrier du 23 mars 2021, la société CCD architecture a de nouveau sollicité le paiement du solde ainsi qu'une somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice. Dans sa requête initiale, la société CCD architecture demande au tribunal de condamner la SOLEAM à lui verser la somme de 32 050,63 assortis des intérêts moratoires à compter du 23 décembre 2020 ainsi que 10 000 euros en réparation de son préjudice.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'enregistrement de la présente requête, la SOLEAM a procédé au règlement de la somme de 32 050,63 euros le 7 juin 2021. La SARL CCD architecture reconnaît avoir reçu le paiement de la somme sollicitée au principal et demande, dans le dernier état de ses écritures, de condamner la SOLEAM à lui verser la somme de 1 166,12 euros au titre des intérêts moratoires pour la période du 24 décembre 2020 au 7 juin 2021 ainsi que 5 000 euros en réparation de son préjudice.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la société CCD Architecture tendant au paiement de la somme de 32 050,63 euros sont sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur la demande de paiement des intérêts moratoires :

En ce qui concerne l'achèvement de la mission de la société CCD architecture :

4. Aux termes de l'article 4-2 du cahier des clauses administratives particulières du marché : " Acomptes : Elément DET (direction des travaux) : Les prestations incluses dans cet élément sont réglées comme suit : en fonction de l'avancement des travaux, sous forme d'acomptes, proportionnellement au délai écoulé des travaux depuis leur début : 85% ; à la date de l'accusé de réception, par le maitre de l'ouvrage du projet de décompte final et après traitement des réclamations éventuelles des entreprises : 15% ". Aux termes de l'article 4-3 du même cahier : " solde : après constatation de l'achèvement de sa mission dans les conditions prévues à l'article 24, le maître d'œuvre adresse au maître de l'ouvrage une demande de paiement du solde sous forme d'un projet de décompte final () le maître de l'ouvrage établit le décompte général () le maître de l'ouvrage notifie au maître d'œuvre le décompte général et l'état du solde. Le décompte général devient définitif dès l'acceptation par le maître d'œuvre ". Aux termes de l'article 6 du même cahier : " Phase travaux - 6-2 vérification du projet de décompte final de l'entrepreneur - à l'issue des travaux, le maître d'œuvre vérifie le projet de décompte final du marché de travaux établi par l'entrepreneur conformément à l'article 13.3 du CCAG Travaux et qui lui a été transmis par l'entrepreneur par lettre recommandée avec avis de réception postal ou remis contre récépissé. Après vérification, le projet de décompte final devient le décompte final. A partir de celui-ci, le maître d'œuvre établi dans les conditions définies à l'article 13.4 du CCAG Travaux, le décompte général. Le délai de vérification du projet de décompte final et l'établissement du décompte général est fixé à 15 jours à compter de l'accusé de réception du document ou du récépissé de remise. () Si le maître d'œuvre n'a pas transmis au maître de l'ouvrage les projets de décompte mentionnés ci-dessus dans les délais prescrits, le maître de l'ouvrage le met en demeure de le faire dans un délai qu'il fixe ()". Aux termes de l'article 24 du chapitre V relatif à l'exécution de la mission de maître d'œuvre après passation des marchés de travaux : " Achèvement de la mission : la mission du maître d'œuvre s'achève à la fin du délai de " Garantie de parfait achèvement " (prévue à l'article 44.1 2° alinéa du CCAG Travaux) ou après prolongation de ce délai si les réserves signalées lors de la réception ne sont pas toutes levées à la fin de cette période. Dans cette hypothèse, l'achèvement de la mission intervient lors de la levée de la dernière réserve. L'achèvement de la mission fera l'objet d'une décision établie sur demande du maître d'œuvre, par le maître de l'ouvrage, dans les conditions de l'article 27 du CCAG-PI et constatant que le titulaire a rempli toutes ses obligations ".

5. Aux termes de l'annexe 1 de l'article 6 de l'arrêté du 21 décembre 1993 précisant les modalités techniques d'exécution des éléments de mission de maîtrise d'œuvre confiés par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé : " 6. La direction de l'exécution du ou des contrats de travaux qui a pour objet de : () vérifier le projet de décompte final établi par l'entrepreneur, établir le décompte général; - donner un avis au maître de l'ouvrage sur les réserves éventuellement formulées par l'entrepreneur en cours d'exécution des travaux et sur le décompte général, assister le maître de l'ouvrage en cas de litige sur l'exécution ou le règlement des travaux, ainsi qu'instruire les mémoires de réclamation de ou des entreprises ".

6. Il résulte de l'article 24 du cahier des clauses administratives particulières du marché litigieux que la mission AOR du maître d'œuvre s'achevait à la fin du délai de garantie de parfait achèvement ou, au plus tard, à la date de levée des dernières réserves. Il résulte des procès-verbaux de réception produits par la société CCD architecture que les travaux ont été réceptionnés le 10 mai 2018, de sorte que la garantie de parfait achèvement expirait le 10 mai 2019. Il résulte de l'instruction que la dernière levée de réserves a eu lieu le 15 septembre 2020, de sorte que l'achèvement de la mission du maître d'œuvre a eu lieu, au plus tard, à cette date, justifiant, suivant l'article 4-3 du cahier des clauses administratives particulières du marché précité, que la société requérante adresse au maître d'ouvrage un projet de décompte final le 23 novembre 2020.

7. S'agissant de la mission DET, il résulte de l'article 4-2 du cahier des clauses administratives particulières du marché que le paiement du solde de cette mission intervient à la date de l'accusé de réception, par le maître de l'ouvrage du projet de décompte final et après traitement des réclamations éventuelles des entreprises. La SOLEAM fait valoir que la société CCD architecture n'avait pas exécuté la mission DET à la date à laquelle elle a adressé le décompte final, le 23 novembre 2020, et réclamé le paiement du solde du marché, alléguant que la requérante lui a transmis les projets de décompte final des entreprises sans l'assister dans le traitement des réclamations. Elle se prévaut d'un échange de mails le 14 septembre 2021 avec la société Demathieu-Bard dans lequel elle indique à l'entreprise qu'un visa de la maîtrise d'œuvre est attendu sur une facture. Il résulte toutefois de l'instruction que la SOLEAM a réceptionné, le 2 janvier 2019, le projet de décompte général de l'entreprise Demathieu Bard visé par CCD architecture le 13 décembre 2018. La SOLEAM ne démontre pas que ce projet n'aurait pas été vérifié par le maître d'œuvre. Ainsi que le soutient CCD architecture, l'échange de mails dont se prévaut la SOLEAM est postérieur à l'établissement du décompte final de cet entreprise. Il ne résulte pas de l'instruction que cette entreprise aurait adressé un mémoire en réclamation à la SOLEAM pour contester le décompte final que lui aurait adressé la SOLEAM, et que le maître d'œuvre aurait dû traiter. Par suite, la SOLEAM ne démontre pas que la société requérante n'aurait pas accompli sa mission DET à la date à laquelle elle a fait parvenir sa demande de paiement, le 24 novembre 2020. En particulier, elle n'établit pas, ainsi que le prévoit l'article 6 du cahier des clauses administratives particulières du marché, avoir mis en demeure la société CCD architecture de lui faire parvenir les projets de décompte vérifiés si elle considérait qu'ils ne l'avaient pas été dans les délais. Par suite, la SOLEAM n'est pas fondée à soutenir qu'à la date à laquelle la société CCD architecture a adressé le décompte final et la demande de paiement du solde du marché, elle n'avait pas exécuté la mission DET ni l'ensemble des missions qui lui incombait.

En ce qui concerne les délais de paiement du solde du marché :

8. Aux termes de l'article 4-4 du cahier des clauses administratives particulières du marché litigieux : " Délai global de paiement : les sommes dues au(x) titulaire(s) et au(x) sous-traitant(s) de premier rang éventuel(s) du marché, seront payées dans un délai global de 30 jours à compter de la date de réception des factures ou des demandes de paiement équivalentes. Le taux des intérêts moratoires sera celui du taux d'intérêt de la principale facilité de refinancement appliquée par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement principal la plus récente effectuée avant le premier jour de calendrier du semestre de l'année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de sept points ".

9. Aux termes de l'article 98 du code des marchés publics, dans sa version applicable au marché litigieux : " Le délai global de paiement d'un marché public ne peut excéder : () 1° 30 jours pour les services de l'Etat et ses établissements publics autres que ceux ayant un caractère industriel et commercial, à l'exception de ceux mentionnés au 2°, pour les collectivités territoriales et les établissements publics locaux ; () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique, applicable au marché dès lors qu'il a été conclu le 8 janvier 2014 : " Lorsque les sommes dues en principal ne sont pas mises en paiement à l'échéance prévue au contrat ou à l'expiration du délai de paiement, le créancier a droit, sans qu'il ait à les demander, au versement des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement prévus aux articles 39 et 40 de la loi du 28 janvier 2013 susvisée ". Aux termes de l'article 8 du même décret : " I. - Le taux des intérêts moratoires est égal au taux d'intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement les plus récentes, en vigueur au premier jour du semestre de l'année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de huit points de pourcentage. / Les intérêts moratoires courent à compter du jour suivant l'échéance prévue au contrat ou à l'expiration du délai de paiement jusqu'à la date de mise en paiement du principal incluse ".

10. Il résulte de ces dispositions que le défaut de paiement du solde d'un marché dans les délais qu'il prévoit fait courir de plein droit et sans autre formalité, au bénéfice du titulaire ou du sous-traitant, des intérêts moratoires.

11. Ainsi qu'il a été dit, la société CCD architecture a notifié à la SOLEAM un projet de décompte final réceptionné le 24 novembre 2020. En application de l'article 4-4 du CCAP du marché et de l'article 98 du code des marchés publics précité, et dès lors que la mission du maître d'œuvre était achevée, la SOLEAM devait, dans un délai de trente jours, soit au plus tard le 24 décembre 2020, procéder au paiement du solde du marché à hauteur de 32 050,63 euros. Il résulte de l'instruction que la SOLEAM n'a procédé au paiement de la somme demandée qu'en cours d'instance, le 7 juin 2021. Dans ces conditions, la société requérante a droit aux intérêts moratoires suivant les dispositions de l'article 4 du décret du 29 mars 2013 précité, c'est-à-dire au taux appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente majoré de huit points, à compter du 24 décembre 2020 jusqu'au 7 juin 2021, sur la somme de 32 050,63 euros.

Sur le préjudice de la société CCD Architecture :

12. La société requérante ne justifie d'aucun préjudice distinct de celui lié au retard de paiement, déjà indemnisé par les intérêts moratoires, et de celui lié aux coûts de la procédure contentieuse qu'elle a été contrainte d'engager. Dès lors que la société CCD architecture peut bénéficier des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les frais exposés pour sa défense font l'objet d'une appréciation dans ce cadre qui exclut toute demande indemnitaire de ce chef sur un autre fondement juridique. Par suite, elle n'est pas fondée à demander la condamnation de la SOLEAM à lui verser la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice résultant d'une résistance abusive.

Sur les frais liés au litige :

13. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de la SOLEAM une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la société CCD architecture et non compris dans les dépens. En revanche, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la SOLEAM présentées sur ce fondement.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la société CCD architecture tendant au paiement de la somme de 32 050,63 euros.

Article 2 : La SOLEAM est condamnée à verser les intérêts moratoires sur la somme de 32 050,63 euros au taux appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente, majoré de huit points, pour la période du 24 décembre 2020 jusqu'au 7 juin 2021, à la société CCD architecture.

Article 3 : La SOLEAM versera une somme de 2 000 euros à la société CCD architecture au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société CCD architecture et à la Société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire métropolitaine.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Simeray, première conseillère,

Mme Delzangles, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 juin 2024.

La rapporteure,

signé

C. SimerayLe président,

signé

P-Y. Gonneau

La greffière,

signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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