LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2102992

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2102992

mercredi 18 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2102992
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2021, Mme A G, représentée par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 janvier 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé, sur recours préalable, la décision de la caisse d'allocations familiales de ce département du 28 mai 2019 lui notifiant un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 661,91 euros, ensemble cette décision en tant qu'elle concerne cet indu ;

2°) d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de la décharger de cet indu ;

3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône une somme de 1 800 euros au bénéfice de son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence de M. E pour signer la décision en litige du 11 janvier 2021 ;

- cette décision et celle du 28 mai 2019 sont affectées d'un vice de forme, ne précisant pas dans quel délai elle doit s'acquitter des sommes dues en méconnaissance de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale ;

- le trop-perçu de revenu de solidarité active qui lui est réclamé n'est pas fondé et résulte d'une erreur d'appréciation de la caisse d'allocations familiales puisque la prestation a été perçue par M. F avec lequel elle ne partage pas une communauté de vie ni une vie maritale.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2022, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Mme G a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par décision du 17 février 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Boidé, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732­1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boidé, magistrat désigné, qui informe les parties, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir est susceptible de se fonder sur le moyen, relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 28 mai 2019 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône a notifié l'indu en litige dès lors que la décision du 11 janvier 2021, par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a rejeté le recours administratif préalable formé par Mme G contre cette décision et a confirmé la récupération de l'indu de revenu de solidarité active, se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge ;

- et les observations de Mme C pour le département des Bouches-du-Rhône.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties et leurs mandataires ont formulé leurs observations orales à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 11 janvier 2021 prise sur recours administratif préalable obligatoire de Mme A G, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 9 661,91 euros mis à la charge de cette dernière, au titre de la période allant de juillet 2017 à février 2019, par une décision de la caisse d'allocations familiales du 28 mai 2019. Par sa requête, Mme G demande au tribunal d'annuler ces décisions et de prononcer la décharge de la somme ainsi mise à sa charge.

Sur les conclusions dirigées contre la décision du 28 mai 2019 :

2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil général () ". L'institution par ces dispositions d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue en principe à la décision initiale, et qu'elle est seule susceptible d'être déférée au juge.

3. Il résulte de ce qui précède que la décision expresse du 11 janvier 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de Mme G dirigé contre la décision de la caisse d'allocations familiales du 28 mai 2019 lui notifiant l'indu en litige de revenu de solidarité active s'est substituée à cette décision et est seule susceptible d'être déférée au juge. En conséquence, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 28 mai 2019 sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions dirigées contre la décision du 11 janvier 2021 :

En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, par un arrêté n° 20/11/SC du 12 mai 2020, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a délégué à Mme D E, cheffe du service de la gestion de l'allocation et du contentieux, la signature notamment des décisions relatives à la gestion de l'allocation du revenu de solidarité active. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit être écarté comme manquant en fait.

6. En deuxième lieu, les dispositions de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, qui sont relatives à l'action en recouvrement de prestations indues, sont inopérantes dans le cadre de la présente instance relative à une décision de récupération d'indu. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un niveau garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre () ". Selon l'article L. 262-3 du même code : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 262-9 du même code : " Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges. Lorsque l'un des membres du couple réside à l'étranger, n'est pas considéré comme isolé celui qui réside en France. ".

8. Il résulte de ces dispositions que, pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie stable et continue, et une vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.

9. L'indu en litige a pour origine la prise en compte par l'administration de l'existence d'une communauté d'intérêts entre Mme G et M. F, père de son enfant né le 16 juin 2017. Il résulte de l'instruction que, pour fonder sa décision, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a relevé qu'à la suite d'un contrôle sur place réalisé le 15 novembre 2018 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales, il est apparu que M. F était connu comme étant domicilié depuis 2016 aux adresses successives de l'intéressée auprès de divers employeurs, de Pôle emploi, du régime des indépendants et des fichiers Info-greffe, ainsi que de l'établissement pénitentiaire au sein duquel il a été incarcéré en 2018, auprès duquel il a déclaré vivre en concubinage avec la requérante depuis trois ans. La présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône relève également que l'étude des relevés de compte bancaire de M. F a permis de constater de nombreux échanges financiers avec Mme G, ainsi que différents revenus d'activités, salariées ou non, qui n'ont pas été déclarés et au sujet desquels ce dernier n'a pas produit les justificatifs demandés, de telle sorte qu'une décision de radiation de ses droits au revenu de solidarité active a été prise à son encontre. La décision attaquée précise encore que la caisse d'allocations familiales a alors regroupé les deux dossiers sous un même matricule pour établir le trop-perçu sur la période considérée.

10. D'une part, pour soutenir que la décision qu'elle conteste est entachée d'erreur d'appréciation et que l'indu mis à sa charge n'est pas fondé, Mme G soutient que, pour aider M. F, elle lui a acheté un scooter qu'il lui a remboursé, ce qui explique les mouvements financiers relevés entre leurs comptes bancaires, et qu'elle l'a autorisé à déclarer son adresse dans le cadre de ses démarches de recherche d'emploi mais qu'il ne s'agissait que d'une domiciliation postale, l'intéressé vivant au domicile de sa mère ainsi qu'en attestent ses avis d'imposition et le bail de cette dernière, ses propres factures ne comportant à l'inverse que son unique identité. Au soutien de ces affirmations, la requérante produit divers documents mentionnant sa seule identité et une attestation de M. F datée du 30 mars 2021, par laquelle ce dernier accepte que l'indu en litige soit mis à sa charge et entend confirmer qu'il ne vivait pas de manière maritale avec l'intéressée. Ces documents restent toutefois manifestement insuffisants pour établir le bien-fondé des assertions de Mme G, alors que les constats objectifs sur lesquels s'est fondée la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône ressortent, notamment, des rapports des deux enquêtes menées par la caisse d'allocations familiales, au domicile de la requérante le 4 décembre 2018 et à l'adresse déclarée par M. F le 16 octobre 2018, qui sont versés à la procédure. Ces éléments multiples, notamment tirés des mouvements financiers entre les comptes bancaires des intéressés mais se fondant également sur les déclarations de Mme G et celles du père de son enfant, ne sont ainsi pas sérieusement contestés, et constituent un faisceau d'indices concordants de l'existence d'une situation d'intérêts de vie en communauté entre Mme G et M. F au titre de la période litigieuse. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que l'indu qu'elle conteste ne serait pas fondé, et que la décision en litige serait de ce fait entachée d'erreur d'appréciation.

11. D'autre part, il résulte des dispositions des articles L. 262-2 et L. 262-3 précités du code de l'action sociale et des familles que le revenu de solidarité active a pour objet de porter les ressources de l'ensemble du foyer à un niveau garanti. Par suite, alors même qu'un seul des membres du foyer a été désigné comme allocataire, les sommes qui ont été indûment perçues au titre de l'allocation peuvent en principe être récupérées, en tout ou partie, tant auprès de l'allocataire que de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin, lorsque cette personne a été prise en compte pour le calcul du revenu garanti. En effet, en cas de concubinage, eu égard à l'objet de l'allocation et à son mode de calcul, les concubins sont tenus solidairement au remboursement de l'indu à raison du bénéfice qu'ils en ont l'un et l'autre retiré. Dans ces conditions, Mme G n'est pas fondée à soutenir qu'en mettant à sa charge l'entier indu de revenu de solidarité active, alors qu'il résulte de l'instruction qu'elle n'est allocataire de cette prestation que depuis le mois de février 2018, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône aurait entaché la décision attaquée d'erreur d'appréciation. Au demeurant, s'il résulte également de l'instruction qu'elle a déclaré être séparée de M. F, la requérante ne justifie pas du bien-fondé de cette affirmation. En tout état de cause, il lui appartiendra, si elle s'y croit fondée, de demander à la caisse d'allocations familiales la dissociation des dossiers d'allocataires et la scission des indus.

En ce qui concerne la demande de remise gracieuse :

12. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () / La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ".

13. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Il résulte des dispositions précitées qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.

14. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 10 du présent jugement qu'en s'étant déclarée isolée auprès de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône au titre de la période litigieuse, Mme G a procédé à de fausses déclarations. En vertu des dispositions précitées de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, aucune remise de dette ne peut lui être accordée. Par suite, et à considérer qu'une telle demande de remise ait effectivement été présentée, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation qu'aurait commise à cet égard la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône doit être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la requête de Mme G doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais de l'instance doivent être également rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme G est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G et au département des Bouches-du-Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

M. BLa greffière,

Signé

D. Dan

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions