mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2103813 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DIP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 30 avril 2021, 12 janvier 2023, et 9 mai 2023, M. A B, représenté par Me Dip, demande au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa demande préalable d'indemnisation du 20 décembre 2020 ;
2°) de condamner l'État à lui verser, dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, la somme de 34 946 euros assortie des intérêts à taux légal, cette somme capitalisée, en réparation du préjudice qu'il a subi du fait de l'agression dont il a été victime le 11 avril 2016 ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le 11 avril 2016, il a été victime d'une agression à l'arme blanche au sein de la maison d'arrêt des Baumettes où il était incarcéré, perpétrée par trois autres personnes détenues armées de couteaux, qui circulaient sans surveillance ni autorisation dans le bâtiment ;
- par ce défaut de surveillance, l'administration pénitentiaire a failli à son obligation de protection de l'intégrité physique des personnes détenues et commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'État ;
- la matérialité des faits est établie ;
- le lien de causalité entre le défaut de surveillance de l'administration pénitentiaire et la réalisation du dommage qu'il a subi est établi ;
- il est fondé à demander les sommes de 2 106 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire, 20 000 euros au titre des souffrances qu'il a endurées, 2 500 euros au titre de son préjudice esthétique temporaire, 7 840 euros au titre de son déficit fonctionnel permanent, et 2 500 euros au titre de son préjudice esthétique permanent ;
- le mémoire en défense est irrecevable en raison de la clôture d'instruction intervenue le 20 février 2023.
Par deux mémoires, enregistrés les 23 juin 2021 et 23 janvier 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn demande au Tribunal, de condamner l'État à lui verser une somme de 24 783,35 euros au titre des frais engagés pour le compte de M. B suite à l'agression dont il a été victime le 11 avril 2016, cette somme assortie des intérêts au taux légal à compter de la décision à intervenir, eux-mêmes capitalisés, ainsi que la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de l'article L 376-1 alinéa 9 de la sécurité sociale et, en outre, de mettre à la charge de l'État une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- les faits d'agression dont le requérant a été victime sont consécutifs à un défaut de surveillance et de vigilance de l'administration pénitentiaire, mais également à un manquement aux obligations fixées par le règlement intérieur de la prison, les détenus ne pouvant circuler seuls et sans surveillant entre les ailes et étages du bâtiment ;
- la caisse primaire d'assurance maladie du Lot pour le compte de laquelle elle agit a exposé la somme de 24 783,35 euros au titre des débours pour son assuré, et est par suite fondée à en demander le remboursement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à la réduction de la somme allouée au requérant en réparation des préjudices qu'il a subis.
Il fait valoir que :
- aucun défaut de surveillance n'est imputable à l'administration pénitentiaire dès lors qu'elle n'avait pas connaissance d'éléments lui permettant d'anticiper l'agression ;
- l'administration pénitentiaire a pris toutes les mesures nécessaires afin de prendre en charge le requérant suite à son agression ;
- aucun élément ne permet justifier les allégations du requérant concernant le fait que ses agresseurs venaient du sas séparant l'aile nord et l'aile sud et que le dernier d'entre eux est arrivé par l'ascenseur ;
- les préjudices subis par le requérant sont faibles ;
- la faute des auteurs de l'agression est une cause atténuant sa responsabilité ;
- compte tenu de la jurisprudence, les prétentions indemnitaires du requérant sont excessives.
Vu :
- l'ordonnance n° 2103829 en date du 1er décembre 2021 désignant le Dr C en qualité d'expert judiciaire ;
- l'ordonnance de taxation n° 2103829 du 23 février 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charpy,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, né le 23 février 1993, actuellement écroué au centre pénitentiaire de la Farlède, expose avoir été victime, le 11 avril 2016, d'une agression à l'arme blanche perpétrée par trois codétenus au sein de la maison d'arrêt des Baumettes. La demande préalable d'indemnisation qu'il a présentée au garde des sceaux, ministre de la justice, a fait l'objet d'un accusé de réception en date du 29 décembre 2020. Le silence gardé par l'administration sur cette demande préalable a donné naissance à une décision implicite de rejet. M. B demande au Tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner l'État à lui verser la somme de 34 946 euros en réparation du préjudice qu'il a subi.
Sur la recevabilité du mémoire en défense :
2. Le mémoire en défense, produit après la clôture de l'instruction fixée au 20 février 2023, a été communiqué au requérant le 9 mai 2023 et la procédure doit être regardée comme ayant tacitement été rouverte. Il n'y a dès lors pas lieu d'écarter le mémoire en défense.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité de l'État :
3. Aux termes de l'article 44 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 susvisée : " L'administration pénitentiaire doit assurer à chaque personne détenue une protection effective de son intégrité physique en tous lieux collectifs et individuels. () ".
4. En vertu d'un principe rappelé notamment par la première phrase de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux termes de laquelle le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi, et eu égard à la vulnérabilité des détenus et à leur situation d'entière dépendance vis-à-vis de l'administration, il appartient tout particulièrement à celle-ci, et notamment au ministre de la justice et aux directeurs des établissements pénitentiaires, en leur qualité de chefs de service, de prendre les mesures propres à protéger leur vie. La responsabilité pour faute de l'administration pénitentiaire ne peut être engagée que si une telle faute de l'administration dans l'accomplissement des mesures de police prises pour assurer la sécurité des détenus peut être relevée et si l'agissement ou l'abstention fautive alléguée a un lien de causalité direct avec le dommage subi par la victime.
5. En premier lieu, en l'espèce, la matérialité et les circonstances de l'agression dont M. B expose avoir été victime ne sont pas sérieusement contestées et doivent être regardées comme établies au regard des pièces du dossier, et en particulier des démarches répétées du conseil du requérant auprès du procureur de la République et des comptes rendus des audiences de diverses personnes détenues organisées par l'administration pénitentiaire dans le cadre de son enquête interne, versées au dossier.
6. En deuxième lieu, pour soutenir que la responsabilité pour faute de l'État est engagée, M. B fait valoir un défaut de surveillance de la part de l'administration pénitentiaire dès lors que trois individus incarcérés ont pu circuler librement au sein de la maison d'arrêt des Baumettes, armés de couteaux. Il produit à l'appui de ses affirmations des comptes rendus des audiences de diverses personnes détenues organisées par l'administration pénitentiaire dans le cadre de son enquête interne, dont une attestation d'un témoin direct de l'agression. Dans ces conditions, et eu égard à l'absence d'explications apportées par l'administration permettant de comprendre le déroulement des faits et en particulier les raisons pour lesquelles, d'une part, aucun surveillant n'était présent à proximité et n'a été en mesure de protéger le requérant et, d'autre part, ses agresseurs étaient armés, M. B est fondé à demander que soit engagée la responsabilité de l'État pour faute. Les circonstances alléguées en défense selon lesquelles l'administration pénitentiaire n'était pas en mesure d'anticiper cette agression, et qu'il n'est pas établi que les agresseurs de M. B proviendraient effectivement du sas séparant l'aile nord et l'aile sud et que le dernier d'entre eux serait arrivé par l'ascenseur, sont à cet égard sans incidence.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander que soit engagée la responsabilité de l'État pour manquement à son devoir de protection effective des détenus, résultant d'un défaut de surveillance du personnel pénitentiaire ou d'organisation du service public pénitentiaire, et à soutenir que le dommage qu'il a subi présente un lien direct avec la faute commise par l'administration pénitentiaire.
En ce qui concerne le préjudice :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise qu'en conséquence de l'agression dont il a été victime, M. B a connu des périodes de déficit fonctionnel temporaire total du 11 avril 2016 au 25 avril 2016 et les 24 juin 2020 et 2 juillet 2020, puis un déficit temporaire partiel de 50 % du 26 avril 2016 au 25 mai 2016, de 20 % du 26 juin 2016 au 25 décembre 2016, de 5 % du 26 décembre 2016 au 26 avril 2017, date de consolidation de son état de santé. Par conséquent, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice, sur la base d'un forfait journalier de 13 euros, en lui allouant la somme de 1 000 euros.
9. En deuxième lieu, selon le rapport d'expertise, les souffrances endurées par M. B ont été évaluées à 4 sur une échelle de 1 à 7. Par suite, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant 7 000 euros.
10. En troisième lieu, il résulte du rapport d'expertise que M. B a subi un préjudice esthétique temporaire évalué à 2 sur une échelle de 1 à 7 et subit un préjudice permanent qui doit être évalué à 1 sur une échelle de 1 à 7. Par suite il sera fait une juste appréciation de ces chefs de préjudice en lui allouant la somme globale de 2 500 euros.
11. En quatrième lieu, il résulte du rapport d'expertise que le déficit fonctionnel permanent de M. B a été évalué à 4 %. Compte tenu de ce taux et de l'âge de l'intéressé à la date de consolidation, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à la somme de 4 700 euros.
12. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à obtenir la somme de 15 200 euros en réparation des préjudices qu'il a subis suite à l'agression dont il a été victime en détention le 11 avril 2016.
Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie :
En ce qui concerne les débours :
13. La caisse primaire d'assurance maladie du Tarn justifie, par le relevé des débours qu'elle produit, avoir engagé en faveur de son assuré, M. B, du seul fait de l'agression dont il a été victime en détention le 11 avril 2016, des frais hospitaliers et médicaux, pour un montant total de 24 783 euros, qui devra être intégralement indemnisé par l'État.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
14. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale permet aux caisses d'assurance maladie exerçant leur recours subrogatoire de recouvrer une indemnité forfaitaire de gestion égale au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans des limites fixées par arrêté. L'article 1er de l'arrêté susvisé du 15 décembre 2022 fixe les montants minimum et maximum de cette indemnité forfaitaire de gestion à respectivement 115 euros et 1 162 euros.
15. Eu égard au montant des sommes accordées à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn tel que mentionnées dans le présent jugement, cette caisse a droit à l'indemnité forfaitaire régie par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, pour le montant de 1 162 euros, soit le montant maximum fixé, à la date du présent jugement, par l'arrêté interministériel du 15 décembre 2022. Par suite, l'État versera à la caisse primaire d'assurance maladie du Tarn la somme de 1 162 euros.
Sur les dépens :
16. Il y a lieu de mettre à la charge définitive de l'État les frais et honoraires de l'expertise du Dr C, liquidés et taxé à la somme de 1 500 euros toutes taxes comprises, selon l'ordonnance de la première vice-présidente du Tribunal visées ci-dessus.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'une somme de 500 euros au titre des frais exposés par la caisse primaire centrale d'assurance maladie du Tarn sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : L'État est condamné à verser à M. B la somme de 15 200 euros en réparation des préjudices qu'il a subis suite à l'agression dont il a été victime en détention le 11 avril 2016.
Article 2 : L'État est condamné à verser à la caisse primaire centrale d'assurance maladie du Tarn la somme de 24 783 euros en remboursement des sommes qu'elle a exposées pour son assuré, M. B, des suites de son agression du 11 avril 2016 ainsi que la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : Les frais d'expertise liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros sont mis à la charge définitive de l'État.
Article 4 : L'État versera à M. B une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : L'État versera à la caisse primaire centrale d'assurance maladie du Tarn une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au garde des sceaux, ministre de la justice et à la caisse primaire centrale d'assurance maladie du Tarn.
Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Markarian, présidente,
M. Secchi, premier conseiller,
Mme Charpy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
C. Charpy La présidente,
Signé
G. MarkarianLa greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ La greffière en chef,
La greffière,
N°2103813
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026