lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2103894 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | TOUHLALI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mai 2021 et un mémoire enregistré le 2 novembre 2023, Mme C D épouse B, représentée par Me Touhlali, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 juillet 2020 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône lui a notifié sa fin de droits au revenu de solidarité active ;
2°) d'annuler la décision du 25 novembre 2020 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé la fin de ses droits au revenu de solidarité active et la mise à sa charge d'une somme de 7 306,94 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er avril 2019 au 30 juin 2021 ;
3°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône le versement, à son conseil, d'une somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision du 27 juillet 2020 ne précise pas l'identité de son auteur et n'est pas signée et en conséquence est entachée d'incompétence ;
- elle n'est pas motivée ;
- la décision du 25 novembre 2020 est entachée d'incompétence dès lors qu'il n'est pas démontré que son auteur avait régulièrement reçu délégation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son lieu de résidence ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne vit pas avec M. B ;
- les sommes au crédit de son compte sont des virements effectués par le tuteur de son frère, des remboursements d'assurance, des remboursements de frais liés à l'usage du véhicule de son mari ;
- elle n'a pas fait obstacle au contrôle.
Le 27 avril 2022, le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2023 le département des Bouches-du-Rhône conclut au non lieu à statuer.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mars 2021.
Par un courrier du 19 septembre 2023, les parties ont été informées en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité des conclusions de la requête dirigées contre la décision du 27 juillet 2020 dès lors que la décision du 25 novembre 2020, prise sur recours administratif préalable obligatoire, s'y est substituée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fédi, rapporteur,
-les observations de Mme A, de la direction des affaires juridiques, représentant le département des Bouches-du-Rhône.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Bouches-du-Rhône. A la suite d'un contrôle diligenté par un agent assermenté, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui a, par deux courriers du 27 février 2020, informé de la fin de ses droits au revenu de solidarité active et demandé le reversement d'une somme de 7 306,94 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er avril 2019 au 30 juin 2020. Par un recours administratif préalable du 26 septembre 2020, adressé au président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Mme B a contesté ces décisions. Par une décision du 25 novembre 2020, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a confirmé sa fin de droits et la mise à sa charge de l'indu de revenu de solidarité active. Mme B demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Il résulte de l'instruction que, après réexamen de la demande de Mme B, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a émis un nouveau bordereau le 10 août 2023 portant exonération totale de la créance en litige. Il suit de là, que les conclusions de la requête sont devenues sans objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.
Article 2 : Les conclusions de Mme B présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D épouse B et au département des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
signé
G. FédiLa greffière,
signé
S. Ibram
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026