vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2104633 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7è Ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | PERROT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoire enregistrés le 26 mai 2021, le 12 octobre 2021 et le 15 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Perrot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision référencée " 48 SI " du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire ainsi que les décisions procédant au retrait de points à la suite des infractions relevées les 26 avril 2019, 30 janvier 2019, 7 janvier 2019, 6 novembre 2018 et 3 octobre 2017 et 19 novembre 2019 ;
2°) d'enjoindre au ministre, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de rétablir les points dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui restituer son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'autorité judiciaire a annulé la contravention consécutive à l'infraction constatée le 19 novembre 2019 et a ordonné la restitution de 4 points ;
- l'infraction constatée le 19 novembre 2019 ne lui est pas imputable ;
- la réalité de l'infraction constatée le 19 novembre 2019 n'est pas établie ;
- les différentes décisions portant retrait de points ayant concouru au solde nul de son permis de conduire ne lui ont pas été notifiées ;
- il n'a pas reçu l'information préalable prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'ensemble des infractions commises ayant donné lieu aux décisions de retrait de points attaquées ;
- la décision référencée " 48 SI " est dépourvue de base légale.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 août 2021, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel concernant les conclusions aux fins d'annulation de la décision référencée " 48 SI " et des décisions de retraits de points relatives aux infractions des 19 novembre 2019, 7 janvier 2019, 6 novembre 2018 et 3 octobre 2017 et au rejet du surplus.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre la décision 48 SI et contre les infractions commises les 19 novembre 2019, 7 janvier 2019, 6 novembre 2018 et 3 octobre 2017 sont sans objet ;
- le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retraits de points est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par courriers des 16 juin 2021 et 2 novembre 2022, M. B a été invité, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à préciser s'il entendait maintenir les conclusions de sa demande.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience au cours de laquelle a été entendu le rapport de Mme Menasseyre, magistrate désignée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B demande au tribunal d'annuler la décision référencée " 48 SI " par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points consécutives aux infractions constatées les 19 novembre 2019, 26 avril 2019, 30 janvier 2019, 7 janvier 2019, 6 novembre 2018 et 3 octobre 2017 ayant concouru à ce solde.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B édité le 31 octobre 2022, que le solde de points du permis de conduire de M. B est de douze points et que ce permis a retrouvé sa validité. Dans ces conditions, eu égard à la finalité de l'intervention du juge administratif saisi d'une contestation portant sur l'invalidation d'un permis de conduire, qui n'a d'autre objet que de se prononcer sur le droit à conduire de l'intéressé, et alors qu'aucune injonction n'est susceptible d'être adressée à l'administration, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête sont devenues sans objet.
Sur les conclusions relatives aux dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La magistrate désignée,
signé
A. CLa greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026