LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2104968

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2104968

mardi 24 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2104968
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation9è ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantDESFARGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 4 juin 2021 et 20 avril 2023, Mme B C, représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 décembre 2020 par laquelle la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a successivement confirmé la mise à sa charge d'une somme de 1 306, 08 euros, correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars au 31 octobre 2020 et rejeté sa demande de remise gracieuse de cet indu ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer cet indu ;

3°) d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône le versement, à son conseil, d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence ;

- elle a été privée d'une garantie dès lors que la décision en litige, prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, ne comporte aucune des informations prévues par l'article R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- en l'absence de consultation de la commission de recours amiable pour avis, la décision mettant à leur charge un indu est irrégulière ;

- en l'absence de procédure contradictoire préalable leur ayant permis de critiquer utilement les motifs retenus par l'administration et les éléments sur lesquels celle-ci s'est fondée, les droits de la défense, protégés par l'article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ont été méconnus ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'appréciation dès lors qu'elle a conservé sa résidence stable et effective en France et que l'absence du territoire de son époux relève d'un cas de force majeur en raison de l'épidémie de covid-10 ;

- l'indu a été recouvré en méconnaissance de l'effet suspensif du recours prévu par les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ;

- se bonne foi justifie qu'une remise de dette lui soit accordée.

Le 27 juin 2022, le département des Bouches-du-Rhône a produit l'entier dossier en application des dispositions de l'article R. 772-8 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Fédi, rapporteur,

- et les observations de M. A représentant le département des Bouches-du-Rhône.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après que les parties ont formulé leurs observations orales à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C a été bénéficiaire du revenu de solidarité active dans le département des Bouches-du-Rhône. Ayant informé la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, le 25 octobre 2020, de l'absence de son mari du territoire français depuis le mois de mars 2020, par courrier du 6 novembre 2020, cet organisme lui a demandé le reversement d'une somme de 1 306,08 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars 2020 au 31 octobre 2020. Par un recours administratif préalable du 15 novembre 2020, adressé à la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Mme C a contesté le bien-fondé de l'indu et sollicité une remise de dette. Par une décision du 21 décembre 2020, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a successivement confirmé l'existence de l'indu et rejeté sa demande de remise de dette. Mme C demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation, de décharge et d'injonction :

2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige. En cas d'annulation par le juge de la décision ordonnant la récupération de l'indu, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.

En ce qui concerne la régularité de l'indu :

3. En premier lieu, si Mme C soutient que la décision est entachée d'incompétence, elle ne produit qu'une copie incomplète de la décision en litige, omettant de produire la seconde page de celle-ci. Ainsi, elle ne met pas le tribunal en mesure d'apprécier le bien-fondé de ce moyen qui doit, dès lors, être rejeté. En tout état de cause, en se bornant à soutenir " que son recours a été rejeté par une personne qui justifie d'aucune délégation de compétence ou de signature régulièrement publiée ", la requérante ne justifie pas que la décision en litige serait entachée d'incompétence.

4. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les éléments de droit et de fait qui la fondent. Ainsi, elle se réfère notamment à l'absence, de l'époux de la requérante du territoire français, qui n'a pas été déclarée par la requérante, en méconnaissance de ses obligations déclaratives. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée au regard des prescriptions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 262-89 du code de l'action sociale et des familles : " Sauf lorsque la convention mentionnée à l'article L. 262-25 en dispose autrement, ce recours est adressé par le président du conseil départemental pour avis à la commission de recours amiable mentionnée à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. Dans les cas prévus dans la convention mentionnée à l'article L. 262-25 dans lesquels la commission de recours amiable n'est pas saisie, le président du conseil départemental statue, dans un délai de deux mois, sur le recours administratif qui lui a été adressé. Cette décision est motivée. ".

6. La consultation préalable de la commission de recours amiable en matière de contestations relatives au revenu de solidarité active est prescrite par les dispositions précitées de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles sauf lorsque la convention de gestion conclue entre la caisse d'allocations familiales et le département en dispose autrement, en application de l'article R. 262-89 précité du même code. Les dispositions précitées de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles ne font pas obstacle à ce qu'une convention de gestion exclue la consultation de la commission de recours amiable. En l'espèce, en vertu de l'article 7 de la convention de gestion du revenu de solidarité active 2019-2021, seules les contestations portant sur les décisions relatives aux ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre état partie à l'accord sur l'espace économique européen ou de la confédération Suisse sont soumises pour avis à la commission de recours amiable. Par suite Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision du 21 décembre 2020 est entachée d'un vice de procédure faute pour la commission de recours amiable d'avoir été régulièrement saisie.

7. En quatrième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, puisque l'indu mis à sa charge, qui n'est pas la conséquence d'un contrôle de sa situation opéré par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, est consécutif à sa propre déclaration tardive du 25 octobre 2020, elle n'est pas fondée à soutenir que le principe du contradictoire aurait été méconnu du fait de l'absence de communication préalable du rapport d'enquête, alors qu'au demeurant une telle communication n'est prévue par aucun texte. En tout état de cause, il ressort de son recours administratif préalable obligatoire, que l'intéressée a eu connaissance des griefs qui lui étaient reprochés et a pu utilement y répondre. Par suite, son moyen, tiré de la méconnaissance des droits de la défense garantis par les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen, doit être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve de l'application du 2° de l'article L. 311-5, une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique comporte une mention explicite en informant l'intéressé. Les règles définissant ce traitement ainsi que les principales caractéristiques de sa mise en œuvre sont communiquées par l'administration à l'intéressé s'il en fait la demande. / Les conditions d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat. " et aux termes de l'article R. 311-3-1-2 du même code : " L'administration communique à la personne faisant l'objet d'une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, à la demande de celle-ci, sous une forme intelligible et sous réserve de ne pas porter atteinte à des secrets protégés par la loi, les informations suivantes : / 1° Le degré et le mode de contribution du traitement algorithmique à la prise de décision ; / 2° Les données traitées et leurs sources ; / 3° Les paramètres de traitement et, le cas échéant, leur pondération, appliqués à la situation de l'intéressé ; / 4° Les opérations effectuées par le traitement. ".

9. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que la décision du 21 décembre 2020, qui est intervenue à l'issue de l'examen par les services du conseil départemental des Bouches-du-Rhône du recours administratif préalable obligatoire formé le 15 novembre 2020 par l'intéressée, aurait été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme C aurait été privée d'une garantie au motif que les décisions en litige ne comportent aucune des informations prévues par l'article R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme inopérant.

10. En sixième lieu, Mme C soutient que l'effet suspensif attaché tant à l'exercice du recours administratif préalable obligatoire qu'à l'exercice du recours contentieux prévu par les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles n'a pas été respecté par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône. Toutefois, outre que cette circonstance n'est pas établie, un tel moyen est sans influence sur la légalité de la décision en litige. Ce moyen est seulement susceptible de venir au soutien de conclusions à fin d'annulation des retenues opérées en méconnaissance de cet effet suspensif, lesquelles n'ont pas été présentées par le conseil de la requérante.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :

11. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article L. 262-5 de ce code : " Pour être pris en compte au titre des droits du bénéficiaire, le conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité du bénéficiaire doit remplir les conditions mentionnées aux 2° et 4° de l'article L. 262-4. () ". L'article R. 262-5 du même code précise : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. Les séjours hors de France qui résultent des contrats mentionnés aux articles L. 262-34 ou L. 262-35 ou du projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du code du travail ne sont pas pris en compte dans le calcul de cette durée. /En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire. ". Il résulte de ces dispositions que, pour être pris en compte au titre des droits du bénéficiaire, le conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité doit résider en France de manière stable et effective.

12. L'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C a pour origine la prise en compte de l'absence du territoire français de son époux. S'il est soutenu que cette absence est constitutive d'un cas de force majeure consécutif à l'épidémie de Covid-19 qui a empêché son mari de rentrer en France, toutefois, les courriers de l'agence de voyage, l'informant de l'annulation de vols de la compagnie Air Algérie à destination de la France, ne démontrent pas l'impossibilité de rentrer en France, alors que les autorités françaises avaient organisé des rapatriements depuis l'Algérie et que la requérante ne conteste pas l'absence du territoire de son époux. En outre, ce n'est qu'en octobre 2020 que l'intéressée a fait état de cette situation auprès de la caisse d'allocations familiales et des difficultés de son mari pour rejoindre le territoire français. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation que la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a considéré que son époux ne résidait pas de manière stable et effective en France sur la période de mars à octobre 2020.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge de la requête doivent être rejetées. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur la remise de dette :

14. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.

15. Pour solliciter la remise gracieuse de son indu, Mme C se borne à soutenir qu'elle est de bonne foi, sans même préciser qu'elle serait dans une situation de précarité financière l'empêchant de rembourser l'indu mis à sa charge. Par suite, ses conclusions à fin de remise de dette ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761 du code de justice administrative et 37 de la loi du 11 juillet 1991

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du département des Bouches-du-Rhône, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au département des Bouches-du-Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.

Le magistrat désigné,

signé

G. FédiLa greffière,

signé

S. Ibram

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions