mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2105507 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | FOUDIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juin 2021, la SAS Groupe B, représentée par Me Foudil, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2015, et des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- contrairement à ce qui est affirmé par le service dans la proposition de rectification et dans le rejet de la réclamation préalable du 12 mai 2021, la déclaration n°2072, établie et déposée par un expert-comptable, était parfaitement remplie ;
- elle a bien déclaré dans ses résultats la plus-value provenant de la vente du terrain à bâtir par la société Les Résidences Hôtel Côte Sud ;
- le service aurait dû lui notifier une seconde proposition de rectification afin de lui permettre de présenter des observations dans un délai de trente jours dès lors que :
- l'administration a tenu compte de ses observations ;
- l'administration a mis en œuvre son droit de communication auprès du service de l'urbanisme de Sausset-Les-Pins et de la SARL Beauchamps, ce qui lui a permis de développer une argumentation nouvelle en fait et en droit par rapport à celle exprimée dans la proposition de rectification ;
- compte tenu de l'ampleur des investigations conduites et du questionnement dont elle a fait l'objet, le service a implicitement et irrégulièrement débuté une vérification de comptabilité ou un examen de comptabilité, sans lui faire bénéficier des garanties inhérentes à ces procédures ;
- la société CEBTP a bien réalisé les travaux de terrassement correspondant à la facture du 28 février 2015 de 552 000 euros toutes taxes comprises ;
- dans la mesure où l'administration admet sans équivoque la réalité des travaux de terrassement réalisés sur le terrain cédé par la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud ainsi que leur paiement, le service ne peut limiter le montant déductible des travaux à 50% du montant hors taxe facturé dès lors qu'il n'existe aucun texte qui autorise l'administration à fixer de manière unilatérale et discrétionnaire le montant des travaux déductibles ;
- à titre subsidiaire, dans la mesure où l'administration refuse la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée sur la facture émise par la société CEBTP, le montant de cette facture doit être déduit pour son montant toutes taxes comprises.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 décembre 2021, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SAS Groupe B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 10 novembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 30 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouliquen, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Caselles, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, détenue à 80 % par la SAS Groupe B et à 20 % par M. A B, a fait l'objet d'un contrôle sur pièces. L'administration a constaté qu'aucun impôt sur la plus-value immobilière réalisée à l'occasion de la vente, par la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, le 30 juin 2015, d'une parcelle de terrain, n'avait été acquitté. Les associés de cette société étant les seuls redevables légaux, à proportion de leurs droits dans la société, de l'impôt sur la plus-value de cession prévu par l'article 150 U du code général des impôts, l'administration a rectifié en conséquence, le revenu de M. B et le résultat imposable de la SAS Groupe B au titre de l'année 2015. Cette dernière demande la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2015, et des pénalités correspondantes.
Sur la régularité de la procédure :
2. En premier lieu, d'une part, la proposition de rectification du 17 décembre 2018 adressée à la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud mentionne que la déclaration n° 2072 de l'année 2015, " qui établit le résultat de la SCI n'était que partiellement remplie " et la SAS Groupe B produit, à l'appui de sa contestation de cette mention, une déclaration n° 2072 dûment remplie. Toutefois, l'administration n'a pas fondé les rectifications en litige sur l'incomplétude de cette déclaration mais sur le fait qu'aucun impôt sur la plus-value immobilière réalisée à l'occasion de la vente, le 30 juin 2015, par la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, d'une parcelle de terrain, n'avait été acquitté. De plus, la société requérante a pu discuter de la véracité de cette mention figurant sur la proposition de rectification, dans le cadre des échanges avec le service qui ont suivi la notification de celle-ci. Par suite, la circonstance que la proposition de rectification du 17 décembre 2018 indique que la déclaration n° 2072 était incomplète, à supposer au demeurant que cela n'ait effectivement pas été le cas, est sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition dès lors que la proposition de rectification indiquait sans ambiguïté les motifs des redressements, permettant ainsi au contribuable de présenter utilement ses observations.
3. D'autre part, si la SAS Groupe B soutient qu'elle a bien déclaré dans ses résultats la plus-value provenant de la vente du terrain à bâtir, elle ne l'établit pas, ne produisant aucune déclaration n° 2048 remplie par le notaire, ni aucun document retraçant le calcul de la plus-value. Par suite, le moyen tiré de ce que la proposition de rectification notifiée le 17 décembre 2018 était erronée sur ce point, manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". De plus, aux termes de l'article L. 76 B du même livre : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". La demande du contribuable peut porter sur tout document utilisé par l'administration pour établir les impositions et notamment sur les documents dont elle s'est prévalue au cours de la procédure de redressement, y compris dans la réponse aux observations du contribuable, alors même qu'elle n'en aurait fait état que pour confirmer une prise de position reposant sur d'autres éléments.
5. Lorsque, comme en l'espèce, à la suite d'un contrôle sur pièces, le contribuable a reçu une proposition de rectification lui notifiant des rehaussements, qu'il a présenté des observations et de nouveaux justificatifs, que l'administration en a tenu compte pour réduire le montant des rectifications envisagées et lui a notifié de nouvelles conséquences financières dans sa réponse aux observations, aucun texte n'impose à l'administration fiscale de notifier une nouvelle proposition de rectification à l'intéressé. De plus, la circonstance que l'administration ait exercé son droit de communication auprès de tiers postérieurement à la notification de la proposition de rectification du 17 décembre 2018 pour vérifier les éléments apportés par la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud dans ses observations, imposait seulement à l'administration, dont les documents communiqués par les tiers n'ont fait que conforter sa position, de respecter les garanties prévues à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Par suite, la société requérante ne peut utilement soutenir que l'administration, qui n'a pas modifié l'objet ou les motifs de redressement au cours de la procédure d'imposition, aurait dû lui notifier une seconde proposition de rectification après avoir tenu compte de ses observations et après avoir exercé son droit de communication auprès de tiers postérieurement à la notification de la proposition de rectification du 17 décembre 2018.
6. En troisième lieu, aux termes du I de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ". Il résulte de ces dispositions que la vérification de comptabilité consiste, en vue d'assurer l'établissement d'impôts dus par le contribuable, à contrôler sur place la sincérité des déclarations fiscales qu'il a souscrites en les comparant avec les écritures comptables ou les pièces justificatives dont l'administration prend alors connaissance. Aux termes de l'article L. 13 G du même livre : " Dans les conditions prévues au présent livre, les agents de l'administration peuvent, lorsque des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables tiennent leur comptabilité au moyen de systèmes informatisés, examiner cette comptabilité sans se rendre sur place ". Aux termes du 1 de l'article L. 47 AA de ce livre : " Dans un délai de quinze jours à compter de la réception d'un avis d'examen de comptabilité, le contribuable adresse à l'administration, sous forme dématérialisée répondant aux normes fixées par arrêté du ministre chargé du budget, une copie des fichiers des écritures comptables ".
7. D'une part, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration aurait vérifié dans les locaux de la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, sa comptabilité. D'autre part, si la SAS Groupe B affirme que le service a examiné des extraits de la comptabilité et des pièces comptables de la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, elle ne l'établit pas. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'administration ayant " débuté " une vérification ou un examen de la comptabilité de la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, l'a privée des garanties inhérentes à ces procédures.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
8. En vertu des articles 8, 218 bis et 238 bis K du code général des impôts, les personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés sont imposables à raison des bénéfices, déterminés selon les règles prévues pour l'impôt sur les sociétés, réalisés par les sociétés de personnes dont elles sont associées, à proportion de leurs droits dans la société. Aux termes du II de l'article 150 VF du code général des impôts : " En cas de cession d'un bien ou d'un droit mentionné aux articles 150 U et 150 UB par une société ou un groupement qui relève des articles 8 à 8 ter, l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value est dû au prorata des droits sociaux détenus par les associés soumis à cet impôt présents à la date de la cession de l'immeuble. L'impôt acquitté par la société ou le groupement est libératoire de l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value dû par ces associés ". Le I de l'article 150 U du même code dispose que : " les plus-values réalisées par les personnes physiques ou les sociétés ou groupements qui relèvent des articles 8 à 8 ter, lors de la cession à titre onéreux de biens immobiliers bâtis ou non bâtis ou de droits relatifs à ces biens, sont passibles de l'impôt sur le revenu dans les conditions prévues aux articles 150 V à 150 VH ". Aux termes du II de l'article 150 VB du même code, pour le calcul de la plus-value : " Le prix d'acquisition est, sur justificatifs, majoré : () / 4° Des dépenses de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration, supportées par le vendeur et réalisées par une entreprise depuis l'achèvement de l'immeuble ou son acquisition si elle est postérieure, lorsqu'elles n'ont pas été déjà prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu et qu'elles ne présentent pas le caractère de dépenses locatives. Lorsque le contribuable, qui cède un immeuble bâti plus de cinq ans après son acquisition, n'est pas en état d'apporter la justification de ces dépenses, une majoration égale à 15 % du prix d'acquisition est pratiquée ".
9. Il résulte de l'instruction que l'administration a mis à la charge de la SAS Groupe B à proportion de ses droits dans la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, afférentes à la plus-value réalisée à l'occasion de la vente par la SCI d'une parcelle de terrain, le 30 juin 2015. La SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud a présenté au service, en réponse à la proposition de rectification qui lui a été notifiée le 17 décembre 2018, une facture d'un montant de 552 000 euros toutes taxes comprises, correspondant à des travaux de terrassement qui auraient été réalisés par la société CEBTP sur le terrain cédé. L'administration a refusé de majorer le prix d'acquisition du bien à hauteur du montant de cette facture, sur le fondement de l'article 150 VB du code général des impôts, aux motifs que ces travaux ne pouvaient pas avoir été réalisés par la société CEBTP à la date indiquée par la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud.
10. En premier lieu, le service s'est fondé sur le fait que l'acquéreur du terrain a indiqué qu'aucun travaux de terrassement n'a été effectué entre la promesse de vente, le 21 mai 2013, et l'acte définitif d'achat, le 30 juin 2015, qu'aucune indication sur d'éventuels travaux de terrassements qui auraient été envisagés ou réalisés entre la promesse de vente et la vente ne figurait dans ces actes, que le service de l'urbanisme de la commune de Sausset-Les-Pins, en date du 29 avril 2019 avait indiqué que les derniers travaux réalisés sur ledit terrain avaient cessé en 2010 alors que la société CEBTP ayant facturé les travaux, a été créée le 1er mars 2014. Le service s'est également appuyé sur les photos cartographiques IGN et les photos Google Maps montrant des travaux réalisés avant 2011, confirmant ainsi la réponse du service de l'urbanisme et les photos aériennes Google Earth prises en août 2013 et en février 2016 montrant qu'aucun terrassement n'a été réalisé entre ces deux dates sur la parcelle AL 52. Enfin, l'administration a demandé à la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, le 27 mars 2019, de produire les constats d'huissiers et autorisations d'occupation du domaine public pour la réalisation des travaux dans la commune de Sausset-Les-Pins. Seuls l'arrêté relatif à un permis de construire de 2007 et un constat d'huissier d'apposition de l'affichage public du permis de construire du 11 juillet 2007 ont été adressés par la société requérante à l'administration.
11. En se bornant à soutenir, en réponse à ces éléments, que les propos de l'acquéreur du terrain ne s'appuient que sur des allégations incertaines de son architecte, que le permis de construire de 2009 mentionné par la commune de Sausset-Les-Pins concerne l'édification d'un hôtel et d'une résidence de tourisme et non pas des travaux de terrassement, que des travaux de terrassement nécessitent peu d'ouvriers, que le chantier a bien eu lieu, que la facture a été régulièrement intégrée dans la comptabilité de la société CEBTP qui aurait régulièrement déclaré et reversé la taxe sur la valeur ajoutée figurant sur cette facture, ce qui au demeurant n'est pas établi, la société requérante, qui n'a produit aucune pièce relative à des travaux réalisés en 2015, ne justifie pas de la réalité de ces derniers. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir c'est à tort que l'administration a refusé de majorer le prix d'acquisition du terrain cédé le 30 juin 2015 pour le calcul de la plus-value réalisée.
12. En second lieu, si l'administration a accepté, dans le cadre du litige l'opposant à M. A B en tant qu'associé de la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud, de déduire du prix d'acquisition du terrain, 50 % du montant hors taxes de la facture émise par la société CEBTP, le service a refusé de procéder à une telle déduction dans le cadre du présent litige l'opposant à la SAS Groupe B au motif que " les impositions concernées en IS, TVA et plus-value des particuliers relèvent notamment de principes qui diffèrent telles que le règlement et le principe des créances acquises et dettes certaines ". Par suite, la SAS Groupe B ne peut utilement soutenir que l'administration ne pouvait limiter le montant déductible des travaux à 50 % du montant hors taxe facturé et que, dans la mesure où l'administration a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée figurant sur la facture de la société CEBTP, il aurait fallu prendre en compte son montant toutes taxes comprises.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SCI Les Résidences Hôtel Côte Sud doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Groupe B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Groupe B et à la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rousselle, présidente,
M. Claudé-Mougel, premier conseiller,
Mme Pouliquen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
La rapporteure,
signé
G. Pouliquen
La présidente,
signé
P. RousselleLa greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N°2105507
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026