vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2106107 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | REYNAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Reynaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur général de l'AP-HM a rejeté sa demande préalable indemnitaire reçue le 9 avril 2021 ;
2°) de condamner l'AP-HM à lui verser une somme globale de 906 025,16 euros en réparation de ses préjudices ;
3°) de mettre les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme globale de 2 500 euros à la charge définitive de l'AP-HM ;
4°) de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 2 000 euros à lui verser en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le 15 décembre 2015 il a fait l'objet une coronarographie à l'hôpital Nord, relevant de l'AP-HM, dont il résulte une impotence importante de sa main droite et des douleurs qu'il n'avait jamais ressenties avant, laquelle est en lien direct et certain avec la faute commise par l'AP-HM de nature à engager sa responsabilité ;
- en conséquence, il est en droit d'obtenir la réparation de ses préjudices, à savoir ses frais d'assistance à expertise à hauteur de 600 euros, des frais de véhicule adapté à hauteur de 5 000 euros et un besoin en assistance par une tierce personne, pour un montant de 252 538 euros, un besoin en assistance par une tierce personne avant consolidation de 4 heures par jour durant deux ans, soit 52 560 euros, et après consolidation à hauteur 2 heures par jour pour un montant capitalisé de 465 077,16 euros, son déficit fonctionnel temporaire de 30% à hauteur de 6 000 euros, ses souffrances endurées à hauteur de 10 000 euros, son préjudice esthétique à hauteur de 3 000 euros, son déficit fonctionnel permanent à hauteur de 61 250 euros et son préjudice d'agrément à hauteur de 30 000 euros ;
- l'AP-HM a également manqué à son obligation d'information préalable sur les complications possibles d'une coronarographie, ce qui a engendré un préjudice d'impréparation à son endroit qui devra être indemnisé par une somme globale de 20 000 euros couvrant sa perte de chance de refuser l'acte chirurgical, l'absence de consultation pré-anesthésique et son préjudice d'impréparation proprement dit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2023, l'AP-HM, représentée par la SELARL Carlini et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens de l'instance soient mis à la charge du requérant.
Elle fait valoir que :
- aucune faute n'a été commise durant la coronarographie réalisée le 15 décembre 2015 et que les complications subies par M. B découlent d'un accident médical non fautif dont la gravité compte-tenu du déficit fonctionnel permanent évalué à 25% implique une indemnisation au titre de la solidarité nationale ;
- dans un contexte où M. B souffrait de douleurs thoraciques, il était urgent de pratiquer une coronarographie radiale afin d'écarter une pathologie cardiaque potentiellement grave et que, dans ce contexte d'urgence, le défaut d'information fautif ne saurait être retenu ;
- en tout état de cause, la perte de chance d'éviter l'intervention qui résulterait d'un défaut d'information fautif ne saurait être indemnisée en tant que telle et indépendamment de l'indemnisation du préjudice d'impréparation, alors qu'elle correspondrait à un taux applicable à chaque poste de préjudice.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 janvier 2024, l'Office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par la SCP Saidji et Moreau, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de statuer sur les dépens.
Il fait valoir que :
- il a déjà indemnisé les préjudices de M. B à hauteur de 248 894,72 euros par la signature d'un protocole transactionnel signé le 17 mai 2023, dont le paiement est intervenu le 16 juin suivant ;
- le protocole transactionnel signé par le requérant a autorité de la chose jugée en vertu de l'article 2052 du code civil rendant la requête de M. B irrecevable.
La requête a été communiquée à la caisse primaire centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 3 février 2021 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Marseille a taxé et liquidé les frais d'expertise à hauteur de 2 500 euros et les a mis à la charge du Trésor public.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ludivine Journoud, magistrate rapporteure,
- les conclusions de Mme Amélie Lourtet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Baverel, de la SELARL Carlini et associés, pour l'AP-HM.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, alors âgé de 43 ans, a présenté des douleurs précordiales (douleurs ressenties en avant du cœur dans la région thoracique gauche). Il a fait l'objet d'un test d'effort négatif, a bénéficié d'un électrocardiogramme qui est revenu normal, d'une échocardiographie montrant une bicuspidie aortique puis d'un Coro scanner évoquant une sténose de l'IVA. A la suite de ces examens et de ce diagnostic, M. B est hospitalisé le 14 décembre 2015 pour un bilan coronarographique au sein de l'hôpital Nord. Ledit bilan est pratiqué le 15 décembre 2015 par voie radiale, et ne fait apparaitre aucune lésion coronaire. M. B retourne à son domicile le jour-même. Le lendemain 16 décembre 2015, il présente des douleurs et un œdème à la main droite et consulte à l'hôpital Nord où la réalisation d'un écho doppler est préconisée. Cet écho doppler est réalisé le 18 décembre 2015. Un électromyogramme réalisé le 4 janvier 2016, montre un syndrome du canal carpien droit très débutant et n'expliquant pas la symptomatologie présentée par M. B. Dans ces conditions, une scintigraphie est réalisée le 15 janvier 2016 qui met en évidence une hypoactivité uniquement visualisée au temps précoce, intéressant la main et le poignet droit. M. B consulte à nouveau à l'hôpital Nord le 24 juin 2016 et une complication de type algo-neuro-dystrophie du poignet sera notée avec une sténose serrée de l'artère radiale droite.
Sur la responsabilité :
En ce qui concerne la responsabilité de l'AP-HM :
S'agissant de la faute médicale :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ".
3. Il résulte de l'instruction, et principalement des rapports des 2 février et 20 novembre 2021 des expertises diligentées pour la première par le tribunal et pour la seconde par la commission de conciliation et d'indemnisation de Provence-Alpes-Côte d'Azur (CCI PACA) que, lors de la prise en charge de M. B à l'hôpital Nord, relevant de l'AP-HM, pour des douleurs thoraciques, ce dernier a fait l'objet d'une coronarographie à visée diagnostique réalisée par voie radiale le 15 décembre 2015 dans des conditions conformes aux données de la science en vigueur. Il résulte également de l'instruction que l'impotence de la main droite et les douleurs subies par M. B sont survenues dans les suites directes de la coronarographie et que ce type de complication résulte d'un accident médical non fautif. Par suite, aucun manquement médical fautif ne saurait être retenu à l'encontre de l'AP-HM dans la prise en charge de M. B.
S'agissant du défaut d'information fautif :
4. Aux termes de l'article L. 1111-2 du même code : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. () / Cette information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables. Seules l'urgence ou l'impossibilité d'informer peuvent l'en dispenser. / Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel. / () / En cas de litige, il appartient au professionnel ou à l'établissement de santé d'apporter la preuve que l'information a été délivrée à l'intéressé dans les conditions prévues au présent article. Cette preuve peut être apportée par tout moyen () ". Il résulte de ces dispositions que doivent être portés à la connaissance du patient, préalablement au recueil de son consentement à l'accomplissement d'un acte médical, les risques connus de cet acte qui, soit présentent une fréquence statistique significative, quelle que soit leur gravité, soit revêtent le caractère de risques graves, quelle que soit leur fréquence.
5. En cas de manquement à cette obligation d'information, si l'acte de diagnostic ou de soin entraîne pour le patient, y compris s'il a été réalisé conformément aux règles de l'art, un dommage en lien avec la réalisation du risque qui n'a pas été porté à sa connaissance, la faute commise en ne procédant pas à cette information engage la responsabilité de l'établissement de santé à son égard, pour sa perte de chance de se soustraire à ce risque en renonçant à l'opération. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, compte tenu de ce qu'était l'état de santé du patient et son évolution prévisible en l'absence de réalisation de l'acte, des alternatives thérapeutiques qui pouvaient lui être proposées ainsi que de tous autres éléments de nature à révéler le choix qu'il aurait fait, qu'informé de la nature et de l'importance de ce risque, il aurait consenti à l'acte en question. En outre, indépendamment de la perte d'une chance de refuser l'intervention, le manquement des médecins à leur obligation d'informer le patient des risques courus ouvre pour l'intéressé, lorsque ces risques se réalisent, le droit d'obtenir réparation des troubles qu'il a subis du fait qu'il n'a pas pu se préparer à cette éventualité.
6. Il résulte de l'instruction, notamment faute de production par l'AP-HM d'un document formalisant le consentement éclairé du patient pour ce geste chirurgical, que M. B n'a pas reçu une information quant aux risques associés à la réalisation d'une ponction de biopsie radiale par coronarographie, notamment quant aux risques d'atteinte de l'artère et d'apparition d'un syndrome d'algo-neuro-dystrophie avec une impotence fonctionnelle du membre concerné, lui permettant de donner son consentement à l'intervention de manière éclairée. Par suite, M. B est fondé à soutenir que l'AP-HM a manqué à son obligation d'information préalable et à obtenir l'indemnisation de son préjudice d'impréparation sur ce fondement.
En ce qui concerne l'indemnisation au titre de la solidarité nationale :
7. D'une part, aux termes du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret ". L'article D. 1142-1 du même code prévoit que : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 % () ". Il résulte de ces dispositions que l'ONIAM doit assurer, au titre de la solidarité nationale, la réparation des dommages résultant directement d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins à la double condition qu'ils présentent un caractère d'anormalité au regard de l'état de santé du patient comme de l'évolution prévisible de cet état et que leur gravité excède le seuil défini à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 1142-17 du code de la santé publique : " Lorsque la commission régionale estime que le dommage est indemnisable au titre du II de l'article L. 1142-1 () l'office adresse à la victime ou à ses ayants droit, dans le délai de quatre mois suivant la réception de l'avis, une offre d'indemnisation visant à la réparation intégrale des préjudices subis. / Cette offre indique l'évaluation retenue, le cas échéant à titre provisionnel, pour chaque chef de préjudice ainsi que le montant des indemnités qui reviennent à la victime () L'offre a un caractère provisionnel si l'office n'a pas été informé de la consolidation de l'état de la victime. / L'offre définitive doit être faite dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle l'office a été informé de cette consolidation () L'acceptation de l'offre de l'office vaut transaction au sens de l'article 2044 du code civil () ". Selon l'article 2044 du code civil, la transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation née ou préviennent une contestation à naître et, en vertu de l'article 2049 de ce code, les transactions ne règlent que les différends qui s'y trouvent compris. Enfin, aux termes de l'article 2052 du code civil : " Les transactions ont, entre les parties, l'autorité de la chose jugée en dernier ressort ".
9. Il résulte de l'instruction que l'impotence de la main droite et les douleurs subies par M. B qui sont survenues dans les suites directes de la coronarographie constitue une complication résultant d'un accident médical non fautif rare, puisque survenant dans moins de 1% des cas, et dont les séquelles dommageables en l'espèce se sont révélées graves avec l'identification d'un déficit fonctionnel permanent de 25%. Il suit de là que l'intéressé est fondé à être indemnisé au titre de la solidarité nationale.
10. Toutefois, , un protocole d'indemnisation transactionnelle conclu le 17 mai 2023 entre l'ONIAM et M. B, et réglé le 16 juin suivant, a fixé de manière globale et définitive le besoin en assistance par une tierce personne avant la date de consolidation et après cette date à titre viager de l'intéressé, le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées, le déficit fonctionnel permanent, le préjudice d'agrément, les préjudices esthétiques temporaire et permanent et les frais d'assistance à expertise en lien avec les conséquences dommageables de la complication subie par le requérant lors de la coronarographie radiale réalisée le 15 décembre 2015. Ce protocole stipule expressément qu'il a un effet extinctif pour les chefs de préjudice qu'il vise. Dans ces conditions, l'ONIAM est fondé à soutenir que, eu égard à l'autorité attachée à cette transaction, M. B n'est pas fondé à demander une indemnité au titre des chefs de préjudices listés plus haut.
11. En revanche, s'agissant des chefs de préjudice autres que ceux qui ont fait l'objet de la transaction évoquée au point précédent, il ressort des termes de la transaction conclue le 17 mai 2023 que les parties n'ont pas entendu régler définitivement l'indemnisation de M. B. Cette transaction ne peut en conséquence qu'être opposée pour l'indemnisation des seuls préjudices dont l'étendue pouvait être déterminée à la date à laquelle elle a été conclue mais n'exclut pas que l'intéressé puisse solliciter une indemnisation au titre de ses frais de véhicule adapté dont l'indemnisation n'a pas été traitée par le protocole transactionnel.
12. Il résulte de tout ce qui précède que seule la demande de M. B au titre des frais de véhicule adapté peut être examinée dans le cadre de la présente instance.
Sur l'évaluation des préjudices :
13. En premier lieu, la nécessité d'adapter le véhicule de M. B n'a pas été retenue par les experts dans le cadre de l'expertise déligentée par la CCI PACA. Par ailleurs, si M. B se prévaut de ce besoin d'adaptation qu'il évalue à la somme de 5 000 euros, il ne produit aucune pièce justificative à l'appui de sa demande qui devra dans ces conditions être rejetée.
14. En second lieu, il résulte de l'instruction que M. B a subi un préjudice du fait de l'impossibilité dans laquelle il s'est trouvé de se préparer psychologiquement à la réalisation des risques auxquels il était exposé et qui se sont réalisés, consistant, ainsi qu'il résulte notamment du rapport d'expertise, en une atteinte de l'artère et l'apparition d'un syndrome d'algo-neuro-dystrophie avec une impotence fonctionnelle du membre concerné. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'impréparation subi de ce fait à hauteur de 3 000 euros.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à obtenir la condamnation de l'AP-HM à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation de son seul préjudice d'impréparation.
Sur la déclaration de jugement commun :
16. La caisse primaire et centrale d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, mise en cause, n'a pas produit de mémoire. Par suite, il y a lieu de lui déclarer commun le présent jugement.
Sur les frais d'expertise :
17. Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme globale de 2 500 euros par une ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Marseille du 3 février 2021 doivent être mis à la charge définitive de l'AP-HM.
Sur les frais du litige :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'AP-HM une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'AP-HM est condamnée à verser une somme de 3 000 euros à M. B à titre de dommages et intérêts.
Article 2 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à hauteur de 2 500 euros sont mis à la charge définitive de l'AP-HM.
Article 3 : L'AP-HM versera une somme de 2 000 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à l'assistance publique - hôpitaux de Marseille, à l'office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au Dr C, expert médical.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Frédérique Simon, présidente,
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,
Mme Ludivine Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2024.
La rapporteure,
signé
L. JournoudLa présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
R. Berkat
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026