jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2108142 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP ONELAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 septembre 2021 et le 9 mai 2022, la SARL Popsun Industrie, représentée par Me Malric, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer le remboursement du crédit d'impôt innovation sollicité au titre des années 2015 et 2017 ;
2°) d'ordonner une expertise aux fins de déterminer l'éligibilité au crédit d'impôt recherche de ses projets ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser les intérêts moratoires mentionnés à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le projet d'ombrière lestée est éligible au crédit impôt innovation au titre des années 2015 et 2017 dès lors qu'il présente des performances supérieures sur le plan technique et de ses fonctionnalités ;
- le projet de suiveur lesté est éligible au crédit impôt innovation au titre des années 2015 et 2017 dès lors que son prototype présentait, au cours de ces années, des performances supérieures sur le plan technique et de ses fonctionnalités, par rapport aux produits offerts par la concurrence ;
- le projet d'auvent solaire est éligible au crédit impôt innovation au titre de l'année 2017 dès lors que son prototype présentait, au cours de cette année, des performances supérieures sur le plan technique, de ses fonctionnalités et de l'écoconception, par rapport aux produits offerts par la concurrence ;
- c'est à tort que l'administration a remis en cause le remboursement des dépenses d'amortissement alors que les prototypes constituent des éléments immobilisés, créés pour les besoins de la recherche et du développement, et non pas du stock, la cession ultérieure aux années en litige de certaines immobilisations étant sans incidence sur l'éligibilité au crédit impôt innovation.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2022, la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SARL Popsun Industrie ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la tardiveté de la réclamation du 25 février 2020.
La société Popsun Industrie a produit des observations en réponse à ce moyen d'ordre public, le 14 août 2024, qui ont été communiquées.
L'administration a produit des observations en réponse à ce moyen d'ordre public, le 30 août 2024, qui ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouliquen, rapporteure,
- et les conclusions de M. Secchi, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Popsun Industrie, qui a pour activité l'étude, la fabrication et la vente de structures métalliques et matériels photovoltaïques, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité concernant ses déclarations fiscales relatives au crédit d'impôt recherche au titre des années 2015, 2016 et 2017. L'administration a considéré que les projets d'ombrières lestées, de suiveurs lestés et d'auvents solaires n'étaient pas éligibles au crédit impôt recherche et a rappelé les montants remboursés au titre des années 2015, 2016 et 2017, respectivement de 84 305 euros, 88 000 euros et 55 990 euros. Le 25 février 2020, la SARL Popsun Industrie a déclaré des dépenses d'innovation pour des montants de 271 187 euros et 180 016 euros, engagées respectivement au cours des années 2015 et 2017, et a demandé le remboursement du crédit impôt innovation au titre de ces mêmes années, à hauteur respectivement, de 53 100 euros et 35 647 euros. L'administration a rejeté cette demande le 12 juillet 2021. La société requérante demande au tribunal de prononcer le remboursement du crédit impôt innovation, pour des montants de 53 700 euros et 35 647, au titre des années 2015 et 2017.
Sur la recevabilité de la demande de remboursement présentée au titre de l'année 2015 :
2. D'une part, le crédit impôt innovation, prévu par le k du II de l'article 244 quater B du code général des impôts, et le crédit impôt recherche, prévu par les alinéas a à g du II du même article, diffèrent en ce qu'ils ne sont pas régis par les mêmes dispositions du code général des impôts et ne sont pas attribués selon les mêmes critères. Par suite, la remise en cause de l'éligibilité au crédit impôt recherche, de dépenses engagées par une société à l'issue d'une vérification de comptabilité n'ouvre pas au contribuable un nouveau délai de réclamation, sur le fondement de l'article R. 196-3 du livre des procédures fiscales, pour déposer une déclaration de dépenses d'innovation et demander le remboursement du crédit impôt innovation.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts autres que les impôts directs locaux et les taxes annexes à ces impôts, doivent être présentées à l'administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle, selon le cas : () / c) De la réalisation de l'événement qui motive la réclamation ".
4. Aux termes du I de l'article 49 septies M de l'annexe III au même code : " Pour l'application des dispositions des articles 199 ter B, 220 B et 244 quater B du code général des impôts, les entreprises souscrivent une déclaration spéciale conforme à un modèle établi par l'administration. / Les personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés déposent cette déclaration spéciale auprès du service des impôts avec le relevé de solde mentionné à l'article 360. () Les autres entreprises déposent la déclaration spéciale dans les mêmes délais que la déclaration annuelle de résultat qu'elles sont tenues de souscrire en application de l'article 53 A du code général des impôts ". Aux termes du dernier alinéa de l'article 360 bis de cette même annexe : " Le dépôt du relevé de solde est effectué au plus tard le 15 du quatrième mois qui suit la clôture de l'exercice ou, si aucun exercice n'est clos en cours d'année, le 15 mai de l'année suivante ".
5. En application de ces dispositions, la SARL Popsun Industrie avait jusqu'au 15 mai 2016 pour déposer son relevé de solde au titre de l'année 2015 et jusqu'au 31 décembre de l'année 2018 pour souscrire sa déclaration spéciale rectificative de crédit impôt innovation au titre de l'année 2015 et demander le remboursement de l'excédent qu'elle n'a pu utiliser pour le paiement de l'impôt sur les sociétés. Par suite, la réclamation du 25 février 2020 est tardive pour ce qui concerne l'année 2015 et la demande de remboursement du crédit impôt innovation pour un montant de 53 700 euros au titre de l'année 2015 est donc irrecevable.
Sur le bien-fondé de la demande de remboursement présentée au titre de l'année 2017 :
6. Aux termes de l'article 244 quater B du code général des impôts : " I. - Les entreprises industrielles et commerciales () imposées d'après leur bénéfice réel ou exonérées en application des articles 44 sexies, 44 sexies A, 44 octies A, 44 duodecies, 44 terdecies à 44 septdecies peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de recherche qu'elles exposent au cours de l'année. () / II. - Les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt sont : () / k) Les dépenses exposées par les entreprises qui satisfont à la définition des micro, petites et moyennes entreprises donnée à l'annexe I au règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d'aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité et définies comme suit : / 1° Les dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l'état neuf et affectées directement à la réalisation d'opérations de conception de prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits autres que les prototypes et installations pilotes mentionnés au a ; / 2° Les dépenses de personnel directement et exclusivement affecté à la réalisation des opérations mentionnées au 1° ; / 3° Les autres dépenses de fonctionnement exposées à raison des opérations mentionnées au 1° ; ces dépenses sont fixées forfaitairement à la somme de 75 % des dotations aux amortissements mentionnées au 1° et de 50 % des dépenses de personnel mentionnées au 2° ; / 4° Les dotations aux amortissements, les frais de prise et de maintenance de brevets et de certificats d'obtention végétale ainsi que les frais de dépôt de dessins et modèles relatifs aux opérations mentionnées au 1° ; / 5° Les frais de défense de brevets, de certificats d'obtention végétale, de dessins et modèles relatifs aux opérations mentionnées au 1° ; (). / Pour l'application du présent k, est considéré comme nouveau produit un bien corporel ou incorporel qui satisfait aux deux conditions cumulatives suivantes : / - il n'est pas encore mis à disposition sur le marché ; / - il se distingue des produits existants ou précédents par des performances supérieures sur le plan technique, de l'écoconception, de l'ergonomie ou de ses fonctionnalités ".
En ce qui concerne le caractère innovant des projets, pour la seule année 2017 :
7. En premier lieu, s'agissant du projet d'ombrières lestées, la société requérante indique que le produit développé présente des performances supérieures sur le plan technique, par rapport aux produits de la concurrence dès lors que, contrairement à toutes les solutions du marché, le lest est placé au sein même de la structure et non pas au niveau du sol, évitant ainsi de réaliser des fondations ou d'occuper une forte emprise au sol. Toutefois, la société requérante indique elle-même que " la société Mecosun a lancé 3 ombrières de parking () ces ombrières sont composées de pieds bétons ne nécessitant pas de fondations et d'une charpente métallique Mecosun. () Cet autre type d'ombrières nécessite une faible emprise de fondations dans le sol ". Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que le projet d'ombrières lestées se distingue de ce produit existant par des performances supérieures sur le plan technique, de l'écoconception, de l'ergonomie ou de ses fonctionnalités. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a refusé la prise en charge, par le crédit d'impôt innovation, des dépenses inhérentes à ce projet.
8. En deuxième lieu, s'agissant du projet de suiveur solaire lesté, il résulte de l'instruction que la SARL Popsun Industrie a développé un produit présentant à la fois un axe rotatif pour capter un maximum de rayons du soleil, et un lestage évitant la réalisation de fondations au sol. Le seul produit de la concurrence présentant de telles caractéristiques, commercialisé par la société Optimum Tracker, n'était pas mis en vente sur le marché des particuliers en 2017. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a rejeté sa demande de remboursement des dépenses inhérentes au projet de suiveur lesté, au motif qu'il ne présentait pas des performances supérieures sur le plan technique et de ses fonctionnalités, par rapport aux produits offerts par la concurrence sur son marché.
9. En troisième lieu, s'agissant du projet d'auvent solaire inclinable, il résulte de l'instruction que la société a mis au point, en 2017, un prototype d'auvent solaire inclinable électriquement ou manuellement, qui produit de l'électricité sur les deux faces. La société a ainsi développé un produit permettant de maximiser la production d'électricité, plus performant que les auvents solaires, tous fixes, alors commercialisés par la concurrence. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a rejeté sa demande de remboursement des dépenses inhérentes au projet d'auvent solaire qu'elle a développé en 2017, au motif qu'il ne présentait pas des performances supérieures sur le plan technique et de ses fonctionnalités, par rapport aux produits offerts par la concurrence.
En ce qui concerne les dépenses dont le remboursement est demandé au titre du crédit impôt innovation :
10. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point 6 que constituent des dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt innovation les dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l'état neuf et affectées directement à la réalisation d'opérations de conception de prototypes ou installations pilotes de nouveaux produits qui ne sont pas destinés à être mis sur le marché. Il résulte de l'instruction que les prototypes de produits développés par la société ont été sortis de l'actif immobilisé à la suite de leur vente à des clients au cours de l'année de leur conception ou de l'année suivante. Il s'ensuit que la société requérante n'est pas fondée à demander le bénéfice des dispositions du k du II de l'article 244 quater B du code général des impôts à raison des dépenses déclarées d'amortissement d'immobilisations.
11. En deuxième lieu, concernant les dépenses de personnel affecté aux opérations de conception de prototypes ou d'installations pilotes de nouveaux produits, l'administration indique sans être contredite que la SARL Popsun Industrie n'est pas en mesure d'établir que le personnel retenu est directement et exclusivement affecté à des activités d'innovation au sens du dispositif du crédit impôt innovation. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à demander le bénéfice des dispositions du k du II de l'article 244 quater B du code général des impôts à raison des dépenses déclarées de personnel.
13. En troisième lieu, s'agissant des dépenses de fonctionnement prises en charge au titre du crédit impôt innovation, il résulte des dispositions citées au point 6 qu'elles sont fixées forfaitairement à partir du montant des dotations aux amortissements et des dépenses de personnel. Dès lors qu'ainsi qu'il a été dit aux points 10 et 11, la société requérante n'est pas fondée à demander le remboursement de ses dotations aux amortissements d'immobilisation et ses dépenses de personnel, elle n'est pas non plus fondée à demander le remboursement de ses dépenses de fonctionnement.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, que la SARL Popsun Industrie est seulement fondée à demander le remboursement, au titre du crédit impôt innovation, de 20 % de ses dépenses liées à la normalisation (défense des brevets) engagées en 2017 dans le cadre des deux projets de construction de prototypes de suiveur solaire lesté et d'auvent solaire inclinable, sous réserve que la société ait engagé de telles dépenses dans le cadre de ces projets.
Sur les intérêts moratoires :
15. Il n'existe aucun litige né et actuel entre le comptable public et la requérante concernant les intérêts mentionnés à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales. Dès lors, les conclusions afférentes à ces intérêts ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Popsun Industrie et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est accordé à la SARL Popsun Industrie le remboursement de 20 % de ses dépenses liées à la normalisation (défense des brevets) engagées en 2017 dans le cadre des deux projets de construction de prototypes de suiveur solaire lesté et d'auvent solaire inclinable, sous réserve que la société ait acquitté de telles dépenses.
Article 2 : L'Etat versera à la SARL Popsun Industrie, une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Popsun Industrie et à la directrice régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Charpy, première conseillère,
Mme Pouliquen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
G. Pouliquen
Le président,
Signé
J.B. BrossierLa greffière,
Signé
D. Dan
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026