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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2108208

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2108208

lundi 19 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2108208
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation8ème chambre
Avocat requérantSCP VINSONNEAU-PALIES NOY GAUER AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 septembre 2021, et un mémoire en réplique enregistré le 2 février 2023, Mme E D, représentée par la SCP Tertian Bagnoli Langlois Martinez, demande au Tribunal :

1°) de condamner l'établissement public Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), son assureur, à lui verser la somme de 48 344 euros en réparation de ses préjudices ;

2°) de mettre à la charge de l'AP-HM la somme de 5 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été victime d'une infection nosocomiale au décours de l'intervention d'abdominoplastie qu'elle a subie le 28 février 2018 à l'hôpital de la Conception à Marseille ;

- elle a également été victime d'une faute médicale compte tenu de l'oubli de deux corps étranger au niveau de son abdomen lors de l'intervention du 9 mars 2018 de nettoyage et drainage sous cutané du site opératoire de l'infection, un cathéter retiré par une infirmière et un drain, en l'espèce une lame de Delbet, retirée au cours de la troisième intervention ambulatoire du 6 décembre 2018 ;

- la responsabilité de l'AP-HM et de la SHAM, son assureur, doit être engagée compte-tenu des conclusions des rapports d'expertise privés des Dr B remis le 29 juillet 2019 pour Covéa protection juridique et Dr A du 5 août 2019 pour la SHAM ;

- elle a subi plusieurs préjudices dont elle sollicite l'indemnisation : un déficit fonctionnel temporaire total puis partiel à hauteur de 1 344 euros, des souffrances endurées à hauteur de 25 000 euros, un préjudice d'agrément à hauteur de 2 000 euros, un préjudice moral à hauteur de 10 000 euros et un préjudice découlant de l'incidence professionnelle à hauteur de 10 000 euros également.

Par un mémoire, enregistré le 6 juillet 2022, la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône, représentée par la SCP Vinsonneau-Paliès Noy Gauer et associés, demande au Tribunal de condamner solidairement l'AP-HM et la SHAM, son assureur, à prendre en charge l'intégralité de ses débours versés pour les dépenses de santé de la requérante à hauteur de 13 021,10 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de son mémoire et à lui verser une indemnité forfaitaire de gestion de 1 114 euros en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et, en outre, à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge solidairement de l'AP-HM et de la SHAM au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, l'établissement public Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) et la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), représentées par la SELARL Carlini et associés, Demandent au Tribunal de ramener les prétentions indemnitaires de la requérante à de plus juste proportions et l'indemnisation ne pouvant excéder la somme de 2 090,40 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 novembre 2022, l'Office national des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par la SELARL De la Grange et Fitoussi, conclut à sa mise hors de cause dans la présente instance et à ce qu'il soit mis à la charge de la partie perdante une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu l'ordonnance n°2003901 du 4 septembre 2020 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'expertise de Mme D.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme C,

-et les conclusions de M. Ricard, rapporteur public,

- les observations de Me Alesanco, substituant la SCP Tertian Bagnoli, représentant Mme D et les observations de Me Vicente, substituant la SELARL Carlini et associés, pour l'AP-HM et la SHAM.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E D, âgée de 48 ans au moment des faits, exerçait initialement la profession d'assistance maternelle et souffrait d'obésité morbide. Du fait de problèmes de dos, son invalidité a été reconnue en 2014, jusqu'à une dégradation importante de son état de santé la rendant inapte à exercer son activité professionnelle avec un placement en invalidité de catégorie 2 à compter du 29 avril 2016. Elle a fait l'objet en 2015 d'une intervention " Bypass " permettant une perte de poids importante. Mme D est par la suite hospitalisée à partir du 27 février 2018 à l'hôpital de la Conception, pour subir le 28 février suivant une abdominoplastie dite " bodylift " afin de retirer un excès de peau. La requérante a présenté une infection du site opératoire à staphylocoque aureus dans les suites directes de cette intervention. Elle a fait l'objet d'une nouvelle intervention le 9 mars suivant pour nettoyage et drainage sous cutanée par quatre lames de Delbet et restera finalement hospitalisée jusqu'au 15 mars 2018 avec prescription d'une antibiothérapie de 21 jours à sa sortie. Une infirmière procédera au retrait d'un cathéter oublié courant avril lors de soins à domicile. Du fait de la persistance de douleurs à l'abdomen, Mme D passe une échographie le 19 octobre 2018 qui fait apparaître la présence sous cutanée d'un corps étranger de vingt centimètres. Le 6 décembre 2018, la requérante fait de nouveau l'objet d'une intervention chirurgicale, au centre hospitalier de Salon-de-Provence, en vue de l'ablation de ce corps étranger, en l'espèce une lame de Delbet, suivi d'un arrêt de travail et d'un traitement antalgique de sept jours.

2. Mme D a adressé une première demande indemnitaire préalable à l'AP-HM le 10 janvier 2019. La SHAM, assureur de l'AP-HM a sollicité la réalisation d'une expertise amiable auprès du Dr A qui a rendu son rapport le 5 août 2019. En parallèle l'assureur de Mme D, Covéa protection juridique, a sollicité la réalisation d'une expertise privée auprès du Dr B qui a rendu son rapport le 29 juillet 2019. Mme D a adressé une nouvelle demande indemnitaire préalable le 12 juillet 2021, reçue le 15 juillet suivant par l'AP-HM. En l'absence de réponse de l'AP-HM, la requérante sollicite l'engagement de la responsabilité de l'établissement et la réparation de ses préjudices.

Sur la responsabilité de l'AP-HM :

3. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ".

4. Doit être regardée comme présentant un caractère nosocomial au sens du second alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.

5. Il résulte de l'instruction et notamment des deux rapports d'expertise privés réalisés par les Dr A et B, que Mme D a tout d'abord été victime d'une infection nosocomiale provoquée par un staphylocoque aureus contractée au décours de l'intervention d'abdominoplastie réalisée le 28 février 2018 à l'hôpital de la Conception. Lors de l'intervention de nettoyage et de drainage sous cutané de la plaie réalisée le 9 mars suivant, elle a ensuite été victime d'une faute médicale constituée par l'oubli d'un cathéter et d'une lame de Delbet de vingt centimètres de long, restés en sous cutané au niveau de son abdomen. Les experts indiquent, ce qui n'est pas contesté par les parties, que l'infection nosocomiale est en relation directe et certaine avec le geste chirurgical réalisé le 28 février 2018. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que l'oubli, d'une part, du cathéter, retiré courant avril 2018 par une infirmière à domicile, et, d'autre part, de la lame de Delbet restée au niveau de l'abdomen de la requérante, sont intervenus lors de l'intervention de nettoyage et de drainage réalisée le 9 mars 2018 après le déclenchement de l'infection nosocomiale.

6. Il résulte de ce qui précède que Mme D est, d'une part, fondée à soutenir que l'AP-HM est responsable sans faute de l'infection nosocomiale qu'elle a contractée au décours de l'intervention du 28 février 2018 et, d'autre part, que l'oubli de deux corps étrangers et d'une lame de Delbet en particulier constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. Les dates de consolidation, non contestées, de Mme D sont fixées au 11 juillet 2018 pour l'infection nosocomiale et au 31 décembre 2018 s'agissant de l'oubli de la lame de Delbet.

Sur l'évaluation des préjudices :

En ce qui concerne le déficit fonctionnel temporaire :

7. Il résulte de l'instruction, en particulier des rapports d'expertise, que Mme D a présenté un déficit fonctionnel temporaire total lié à l'infection dont le point de départ doit être fixé au 2 mars 2018, dès lors que la requérante devait initialement sortir d'hospitalisation dès le 1er mars 2018, jusqu'au 15 mars suivant, soit 14 jours, auxquels s'ajoute un jour supplémentaire de déficit fonctionnel temporaire total pour l'ablation de la lame de Delbet oubliée le 6 décembre 2018. Mme D a ensuite présenté, d'après le rapport du Dr B, un déficit fonctionnel temporaire partiel à 25% lié au traitement de l'infection, du 16 mars au 4 avril 2018, soit pendant 20 jours avec notamment des soins réalisés par une infirmière à domicile et une antibiothérapie de 21 jours. Cette évaluation apparaît justifiée. Et enfin un déficit fonctionnel temporaire partiel de 10% durant deux périodes, d'une part, du 5 avril au 5 décembre 2018 en suite du traitement de l'infection et, d'autre part, du 7 au 31 décembre 2018 en lien avec l'ablation du corps étranger oublié, soit un total de 264 jours. Par suite, il sera fait une juste évaluation du préjudice résultant du déficit fonctionnel temporaire de Mme D, en le fixant, sur une base de 13,33 euros par jour, à la somme totale de 619 euros.

En ce qui concerne les souffrances endurées :

8. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par Mme D ont été évaluées par le Dr A à 1,5 sur une échelle de 7 et par le Dr B à 3,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à 2,5 sur une échelle de 7 et en l'indemnisant à hauteur de 2 500 euros.

En ce qui concerne le préjudice d'agrément :

9. Mme D soutient qu'elle n'est plus en mesure de pratiquer la randonnée et la marche et que l'infection nosocomiale et la faute médicale consistant en l'oubli d'un corps étranger, dont elle a été victime, sont à l'origine d'un préjudice d'agrément. Il ne résulte pas de l'instruction, ni d'aucun des deux rapports d'expertise privés joints à la requête, qu'un préjudice d'agrément puisse être retenu au bénéfice de Mme D qui, au demeurant, ne produit aucun élément permettant d'établir la réalité de ce poste et son lien avec l'infection et la faute retenue. Par suite, la demande d'indemnisation formulée par Mme D à ce titre ne pourra qu'être rejetée.

En ce qui concerne le préjudice moral :

10. Mme D soutient que la contraction de l'infection nosocomiale au décours d'une intervention chirurgicale le 28 février 2018 suivie de l'oubli d'un corps étranger dans sa paroi abdominale durant une nouvelle intervention de traitement de l'infection le 9 mars suivant, ont été générateurs d'anxiété et de crise de panique à l'idée d'hospitalisations à venir, mais également d'un sentiment d'humiliation et d'une méfiance à l'égard du personnel médical qui a fait preuve de mépris et n'a pas pris au sérieux ses douleurs. S'il résulte de l'instruction que les experts diligentés à titre privé n'ont pas retenu de préjudice moral au bénéfice de la requérante, celle-ci apporte suffisamment d'arguments et d'éléments permettant de retenir ce poste, dont il sera fait une juste appréciation à hauteur de 1 500 euros.

En ce qui concerne l'incidence professionnelle :

11. Mme D soutient enfin que l'infection nosocomiale contractée au décours de l'intervention du 28 février 2018 l'empêche de reprendre son activité professionnelle. Or, il résulte de l'instruction que Mme D a été reconnue invalide de catégorie 2 à compter du 29 avril 2016 par un jugement du tribunal du contentieux de l'incapacité prononcé en audience publique le 29 avril 2017, soit près d'un an avant l'intervention en litige et la contraction de l'infection. Mme D n'exerçait plus son activité professionnelle d'assistante maternelle au moment de la contraction de l'infection et il résulte de l'instruction qu'aucun des deux experts privés ayant examiné la requérante ne retient de déficit fonctionnel permanent, même résiduel, en lien avec l'infection et la faute médicale d'oubli d'une lame de Delbet. Mme D n'établit pas que l'infection lui aurait causé une incidence professionnelle indépendamment de sa pathologie lombaire ayant entraîné son placement en invalidité de catégorie 2 depuis le 29 avril 2016. Par suite, la demande d'indemnisation formulée par Mme D à ce titre ne peut qu'être rejetée.

12. Il résulte de tout ce qui précède, que Mme D est seulement fondée à demander que l'assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), son assureur, soient condamnées à lui verser une somme globale de 4 619 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'infection nosocomiale qu'elle a contractée au décours de l'intervention du 28 février 2018 et de la faute médicale découlant de l'oubli d'un cathéter et d'une lame de Delbet dans sa paroi abdominale durant l'intervention de drainage du 9 mars suivant.

Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie :

En ce qui concerne les débours :

13. La caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône justifie de la prise en charge de débours au titre des frais hospitaliers de Mme D du 9 mars au 15 mars 2018 à hauteur de 10 548 euros. Ces frais hospitaliers correspondent à l'intervention du 9 mars 2018 de nettoyage et de drainage de la plaie dans le cadre du traitement de l'infection nosocomiale contractée au décours de l'intervention du 28 février 2018. La caisse justifie également de débours au titre des frais médicaux et pharmaceutiques engagés durant la période du 9 mars au 17 décembre 2018, couvrant à la fois le traitement de l'infection nosocomiales et les frais relatifs à l'ablation de la lame de Delbet au CH de Salon-de-Provence le 6 décembre 2018, à hauteur d'une somme globale de euros de 2 146,32 euros. Enfin, la caisse justifie de débours au titre des frais de transport du 15 mars au 27 mars 2018 à hauteur de 377,28 euros. Les débours comportent également la mention d'une franchise de 50,50 euros. La CPAM des Bouches-du-Rhône est fondée à solliciter le remboursement de la somme totale de 13 021,10 euros au titre de ses débours et l'AP-HM et la SHAM doivent être condamnées à lui verser cette somme.

En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :

14. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 susvisé et eu égard à la somme dont elle obtient le remboursement dans le présent jugement, la CPAM des Bouches-du-Rhône est en droit d'obtenir le versement d'une indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 1 162 euros.

Sur les frais du litige :

15. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'AP-HM et de la SHAM solidairement, une somme de 1 500 euros à verser à Mme D, une somme de 800 euros à verser à la CPAM des Bouches-du-Rhône et une somme de 800 euros à verser à l'ONIAM.

D E C I D E :

Article 1er : L'établissement public Assistance publique - hôpitaux de Marseille (AP-HM) et la société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), son assureur, sont condamnés à verser une somme de 4 619 euros à Mme D en réparation de ses préjudices.

Article 2 : L'établissement public AP-HM et la SHAM sont solidairement condamnés à verser une somme de 13 021,10 euros à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Bouches-du-Rhône, assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 juillet 2021 ainsi qu'une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L.376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 3 : L'AP-HM et la SHAM verseront solidairement une somme de 1 500 euros à Mme D, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : L'AP-HM et la SHAM verseront solidairement une somme une somme de 800 euros à la CPAM des Bouches-du-Rhône au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : L'AP-HM et la SHAM verseront solidairement une somme une somme de 800 euros à l'ONIAM au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D, à l'établissement public AP-HM, à la SHAM, à l'ONIAM et à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes agissant pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Ghislaine Markarian, présidente,

Mme Elisa Fabre, première conseillère,

Mme Ludivine Journoud, conseillère.

Assistées de Mme Ibram, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juin 2023.

La rapporteure,

signé

L. C La présidente,

signé

G. MARKARIAN

La greffière,

signé

S. IBRAM

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2108208

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